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LAI DE CELLACH (Poésie Irlandaise)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2016



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LAI DE CELLACH

Salut au matin blanc
qui est venu sur le sol comme une flamme,
salut à celui qui l’envoie,
le matin neuf toujours vainqueur.

Orgueilleux matin blanc,
frère du brillant soleil,
je te salue, matin blanc.
qui m’illumine mon livre.

Mon livre tacheté me dit
que ma vie n’est pas sûre
et que je craigne Malcroïn
car c’est lui qui va me frapper.

O corneille, ô corneille,
petit oiseau au manteau gris, au bec pointu,
je sais bien ce que tu veux,
tu n’est pas l’ami de Cellach.

O corbeau, toi qui croasses,
si tu es affamé, ô oiseau,
ne t’en va pas de ce château
que tu n’aies mangé ton content de ma chair.

Le milan de l’if de Cluain Eo,
avide, viendra lui aussi prendre part au combat,
il me prendra dans ses serres bleues
et de moi ne pourra se séparer.

Le renard qui est dans le bois ténébreux
aura tôt fait de les rejoindre,
il mangera de mon sang et de ma chair
dans les confins froids et sans issue.

Le loup qui est dans le château,
à l’est de Druim meic Dair,
viendra à moi dans une heure
pour être le chef de la troupe.

J’ai eu un songe
en la nuit de mercredi,
les chiens sauvages me traînaient,
à l’est, à l’ouest, parmi les bruyères rouges.

J’ai eu un songe,
on me portait dans une vallée,
ils étaient quatre pour me prendre,
il me semble qu’ils ne me ramenèrent point.

J’ai eu un songe,
mes disciples me portaient à leur maison,
ils me versèrent une boisson,
ils burent une boisson à ma santé.

O petit roitelet à la queue maigre,
c’est pitié que tu aies promis ta chanson,
si tu es venu pour me trahir
et m’enlever la vie…

La vie de Cellach de Cillala.
Traductions de JEAN MARKALE.

(Poésie Irlandaise)

 

 

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Contre mon pauvre souvenir je voudrais quatre rubans roses (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2016



Contre mon pauvre souvenir
Je voudrais quatre rubans roses
Pour conduire l’aurore aux fées
Et dès minuit quarante roses
Pour loger toute la rosée.
Et je voudrais cent mille images,
Des mots pour aubes sans espoir
Et ces légendes pour dieux sages
Que les grands mêlent le soir
Aux lais des landes sans village.

(Armand Robin)

Illustration

 

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