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Posts Tagged ‘laisse’

Dilemme (Lous and the Yakuza)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2020



Lous and the Yakuza   
    
Dilemme

Ô plus j’ai la haine
Ô plus ils me font de la peine
Ce n’est pas un drame
Si je ne fais plus la fête (fais plus la fête)
Lous, es-tu sereine
Ou fais-tu juste la guerre?
La vie est une chienne qu’il faut tenir en laisse

Vivre me hante
Tout ce qui m’entoure m’a rendu méchante
Si je rate, je recommence
Quand je suis triste, je chante
Ne jamais tout donner de moi
Dans ce monde c’est le diable qui est roi
Elles me disent que j’ai la poisse
« Blague à part » devient « Lous à part »

Seule, seule, seule

Si je pouvais je vivrais seule
Loin des problèmes et des dilemmes
Na na na na na
Si je pouvais je vivrais seule
Loin de mes chaines et des gens que j’aime
Na na na na

Si je pouvais je vivrais seule
Loin des problèmes et des dilemmes
Na na na na na
Si je pouvais je vivrais seule…

(Lous and the Yakuza)
  

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J’adore ces grands oiseaux stupides (Inger Christensen)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2020



    
J’adore ces grands oiseaux stupides
qui traînent en laisse le firmament
qui trahit cela même que les oiseaux brident :
le ciel est une caverne bleue, limpide

(Inger Christensen)

 

Recueil: La chambre peinte
Traduction:
Editions: LE BRUIT DU TEMPS

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L’ARBRE FRAPPE (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



L’ARBRE FRAPPE

I
La foudre spacieuse et le feu du baiser
Charmeront mon tombeau par l’orage dressé.

II
Enlevé par l’oiseau à l’épaisse douleur,
Et laissé aux forêts pour un travail d’amour.

(René Char)

 

 

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Le monde est en feu, je l’aime… (Ronny Someck)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2018




    
Le monde est en feu, je l’aime…

Le monde est en feu, je l’aime.
En feu la laisse du chien qui m’a conduit aveugle
dans un amour ancien,
en feu le chacal qui hurle dans une chambre de soldat face
à une porte fermée à clé,
la queue-de-cheval derrière une nuque hollandaise,
les lèvres où s’étale un lipstick canadien,
en feu le glaïŽeul qui a griffé la tête
d’une poétesse de Kiryat Ono,
en feu les vers de celle qui a toujours écrit
sur les roues du camion qui a fini par l’écraser,
en feu le sol qui garde les traces
de ma première danse,
en feu la lune
et ses dunes de sable,
la tempête,
la mer dont les vagues se mettent à genoux
devant l’allumette
qui met le feu aux poudres.

(Ronny Someck)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Le chant du départ (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018




    
Le chant du départ

Le vent court sur les talus
de peur de salir les rues
avec ses prémonitions.

Le vent connaît tout d’avance,
la tristesse et les douleurs,
la guerre et les pénuries.

Et ces lettres déchirantes
laissées contre un mur de ferme
le jour du dernier assaut.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Les vasistas
Traduction:
Editions: Gallimard

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Image (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




Illustration: Zinaïda Serebriakova
    

Image

Le père distribue la soupe à la tribu rongée d’amour
La mère signe le pain d’une croix salvatrice
où les enfants broiront l’ardeur de leurs baisers
le foin de leurs pensées s’incendie d’avenir.

Dans la tiédeur des mets languissent de belles lèvres
et le vin sent le sang, le sang frère et caché
le sang si doux dans la chair de verre :
« Que les enfants ont soif ! que les enfants ont faim ! »

Tous les désirs vivants semblent dormir ici
chiens muselés gardés la laisse au poing
et tous les tièdes yeux regardent dans la nuit
l’essaim des mouches blanches farder la terre.

C’est le silence et l’harmonie des coeurs
le père songe à la vache qui vèle
la mère songe au froid de cette neige
sur le froid du tombeau de l’enfant mort.

Jean-Paul songe à des chairs sans ombre
aux seins de la servante entrevus dans la grange
et Jeanne songe au berger de la sente :
ah ! neige née sur le feu de mon sang.

Les parents rient, des liserons de neige regardent la famille,
un Christ de poussière se meurt sur le mur
un Dieu laid comme un homme montre son coeur à nu,
l’horloge bat, ô mon coeur ! ô mon coeur ! si lente…

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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2e retouche á la promenade (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2017



Illustration
    
2e retouche à la promenade

le silence risque un oeil
à l’angle des rues vides

je tiens en laisse l’habitude

caresser chaque arbre
et retrouver le bois de l’escalier, la porte
la table de sapin en arrêt

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Retouches
Editions: Gallimard

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Un peu de brume hivernale (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



rue

Un peu de brume hivernale
Laissée dans les rigoles
Par le balayeur.

***

Wisps of winter fog
Left by the streetsweeper’s broom
Along the gutters.

(Richard Wright)

Illustration

 

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L’empreinte laissée (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2016



oreiller [1280x768]

L’empreinte laissée
Par sa tête sur l’oreiller —
Lourde chute de neige.

***

The indentation
Made by her head on the pillow:
A heavy snowfall.

(Richard Wright)

Illustration

 

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LES REGRETS (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2016



LES REGRETS

Bien sûr c’était agaçant
D’avoir chaque matin à réchauffer l’envie
De varapper un jour de plus
A scruter la paroi
A trier les grappins

Bien sûr c’était déprimant
D’avoir à regarder les autres
Grimper les yeux fermés
Comme arbres palissés

Bien sûr c’était humiliant
D’avoir à partager comme un mal nécessaire
Le peu de cas que l’on faisait de nous

Bien sûr c’était terrifiant
D’avoir à être
Sans besoin de paraître

Tout de même c’était excitant
La reverdie
L’odeur des frites

L’invraisemblable manque de clé
A la voûte de l’esprit
Et à la fourche des filles

Qui mourra verra
Qu’il regrettera
Jusqu’à la laisse et la jachère
En lesquelles il fut tenu.

(Jean Rousselot)

Illustration: Latoya Smile

 

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