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Poésie

Posts Tagged ‘lapin’

Jamais tranquille (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2018



 

Jamais tranquille

Je n’ai plus rien à faire…
Quand un petit derrière
– Tiens, mais c’est un lapin! –
Sort de mon calepin
Et vient me chatouiller
Et me riant au nez.

Enfin, voici le soir.
Je crois me laisser vivre.
Mais déjà, du miroir,
Un loup noir a bondi
Qu’il me faudra poursuivre
Tout au long de la nuit.

(Maurice Carême)

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RÊVES D’ENFANT (Jane Deny)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2018



 

Paul Signac_Le Magicien

RÊVES D’ENFANT

Paul

Moi, quand je serai grand, je serai chevalier.
J’aurai un château fort et plein de cavaliers.
J’inventerai des fêtes, ne ferai pas la guerre,
Mais de très beaux tournois comme il s’en fit naguère.
Vous viendrez à cheval ! A pied ! Ou en bateau !
Je vous inviterai un jour dans mon château.

Alex

Moi, quand je serai grand, je serai boulanger,
Car tout homme a besoin de boire et de manger.
Je mélangerai l’eau, le sel et la farine
Et un peu de levain pour les trous des tartines.
Comme il ne suffit pas de faire du bon pain,
Je le partagerai avec tous mes copains.

Pierre

Moi, quand je serai grand, je serai magicien.
Je sèmerai la joie avec des petits riens.
Je ferai tournoyer, en l’air, un livre ouvert
Et il en sortira un petit lapin vert.
J’inviterai, à cent, à mille lieues à la ronde,
Pour les émerveiller, tous les enfants du monde.

(Jane Deny)

Illustration: Paul Signac

 

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ANTOINETTE ET MOI (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017



ANTOINETTE ET MOI

Antoinette et moi
On va dans les bois.
On connaît un coin
Où n’y a qu’des lapins.

Antoinette et moi
On va dans les bois.
C’est à qui des deux
Grandira le mieux.

Quand on sera grand
On s’ra des amants
On s’embrassera
Comme Elise et Nicolas.

Mais il faut pousser
Pour bien s’emboîter
Et pas avoir peur
De perdre sa pudeur.

On s’ra des amants
Des bouches, des bras
Des regards flambants
Des et cætera.

Mais il faut grandir
On est trop petits
C’est comme un navire
Qui s’rait pas bâti.

Antoinette et moi
On va dans les bois
Pour grandir ensemble
Un peu chaque fois.

Elle me tire les jambes
Je lui tire les bras
Elle me tire la langue
Je lui tire les doigts

A force de tirer
De nous faire craquer
On doit bien gagner
Un peu d’chaque côté.

Parfois on s’met nus
Quand y’a du soleil,
Ça frappe la vue
Qu’on n’est pas pareils.

Mais on est bien fait
Pour se délecter:
Sa peau c’est du lait
Et moi j’suis du thé.

Et quand on s’endort
Tous les deux comme ça
Je sens très très fort
Que je n’mourrai pas.

(René de Obaldia)

Illustration: Joane Michaud

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La Mère Michel (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




La Mère Michel

C’est la mère Michel qui a perdu son chat,
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra. (bis)
C’est le père Lustucru qui lui a répondu :
Mais non la mère Michel vot’ chat n’est pas perdu.

Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

C’est la mère Michel qui lui a demandé :
Mon chat n’est pas perdu, vous l’avez donc trouvé ? (bis)
C’est le père Lustucru qui lui a répondu :
Donnez une récompense, il vous sera rendu.

Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

Et la mère Michel lui dit : C’est décidé
Si vous m’rendez mon chat, vous aurez un baiser. (bis)
Et le père Lustucru qui n’en a pas voulu,
Lui dit : Pour un lapin votre chat est vendu.

Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

C’est la mère Michel qui a perdu son chat,
Pauvre mère Michel
C’est la mère Michel qui a perdu son chat,
Pauvre mère Michel
Pauvre mère Michel

(Anonyme)

Illustration

 

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Le Jardin de Julie (Brigitte Level)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2017




    
Le Jardin de Julie

La petite grenouille
mange bien ses nouilles

La petite souris
grignote bien son riz

Le petit hamster
aime les pommes de terre

Le petit lapin
mange tout son pain

Le petit canard
veut des épinards

La grosse tortue
veut de la laitue

La petite marmotte
croque une carotte

et la belle poule
mange sa semoule

(Brigitte Level)

 

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L’AMOUR MALSAIN (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2017



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L’AMOUR MALSAIN

Non, nous ne savons plus aimer comme nos pères.
Ils aimaient en lapins. Nous aimons en vipères.
Ils avaient l’amour calme et faisaient des enfants.
Nous, nos plaisirs fiévreux ont des nœuds étouffants.

Notre bonheur n’est point le fade cataplasme ;
C’est le vésicatoire aigu qui donne un spasme.
Vous voulons ce qui tord, nous voulons ce qui mord.
Et nous fouillons la vie en désirant la mort.

La femme de nos vœux est courtisane et sainte,
Un mélange infernal d’eau bénite et d’absinthe.
Nous cherchons le poison subtil et l’art nouveau
Qui nous crispent les sens, les nerfs et le cerveau.

Nous sommes dégoûtés de l’épouse placide
Dont le baiser n’est pas rongeant comme un acide.
Vos amours, ô bourgeois, sont des fromages mous :
Le nôtre, un océan d’alcool plein de remous.

Dans ce malstrom vorace et noir voguons sans trêve
Vers le ciel fantastique où fleurit notre rêve !
Tout le vieux monde, ainsi qu’une vieille liqueur
Rance au fond d’un flacon, nous fait lever le cœur.

Notre espoir, dédaigneux des paradis antiques,
Est en route pour des pays transatlantiques.
Là-bas, c’est le sol neuf, étrange, absurde, fou !
Nous voulons le trouver, nous ne savons pas où.

Mais nous fuyons l’amour ancien comme une geôle,
Et notre âpre débauche a l’inconnu pour pôle.

(Jean Richepin)

 Illustration

 

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J’ai beau courir comme un lapin (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



J’ai beau courir
comme un lapin
la lune me suit sans effort.

(Jean-Hugues Malineau)

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Petit lapin (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017



Comert Dogru 2

 

Petit lapin

A tous tes jeux de devinettes
quelquefois je perds mon latin
hier tu étais alouette
et aujourd’hui petit lapin

Tu es dragon ou tu es reine
au pays des vieux continents
et je ne te suis qu’à grand-peine
si tu te fais prêtre anglican

Mais moi aussi je te devine
quand tu mets tes bras à mon cou
que tu deviens fauve et câline
de la houle dans tes yeux fous

Et nous nous enfouissons dans des comas de laine

(Louis Calaferte)

Illustration: Comert Dogru

 

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Le Beau Temps (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



Le Beau Temps

La cerise commence à rougir,
mon cœur à n’avoir plus de peine,
et les lavandières à rire
le long de l’Oise et de la Seine.

Assis à l’ombre du village,
je ne me lasse point d’admirer,
d’ici au fond du paysage,
l’herbe à lapin aux fleurs dorées.

Sur un mur frissonnant de lierres,
avec leurs couronnes aux bras,
les croix de fer du cimetière
font une ronde tout là-bas.

Est-il bien utile d’agir ?
Entre mes doigts fleure une rose.
La cerise commence à rougir.
Ah ! Phébus, laissons faire aux choses

et se coiffer d’autres villages,
comme de gais bonnets pointus,
ces villages près des nuages
dans les bleus lointains confondus.

(Paul Fort)

 

 

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En revenant de Saint-Martin (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2017



Bebe rabbit

En revenant de Saint-Martin

En revenant de Saint-Martin, j’ai rencontré un p’tit lapin
dessus la neige et tout tremblant dans son joli sac de poils blancs.

Il avait l’air, sous les ételles, d’un pèlerin de Compostelle
et qui tremblait, tremblait, tremblait, comme à ton bras la boîte au lait.

J’l’ai mis tout froid dans mon paletot. Il m’a dit qu’il avait trop chaud.

J’l’ai mis tout chaud dans mon gilet. Il m’a dit : De l’air, s’il te plaît !

Alors j’l’ai mis dans ma culotte. Il a mangé ma p’tite carotte.

(Paul Fort)

 

 

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