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Poésie

Posts Tagged ‘léger’

Dedans une neige légère (Ryôkan)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2021




    
Dedans une neige
légère est établi
l’ensemble des mondes.
Et, là-dedans, cette autre
neige éphémère qui tombe.

(Ryôkan)

***

 

Recueil: Ô pruniers en fleur
Traduction: Alain-Louis Colas
Editions: Folio

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Sur l aile du vent (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2021



Illustration  
    
Sur l aile du vent
Légère et lointaine
L’hirondelle

(Sôseki)

 

Recueil: Haïkus
Traduction: Elisabeth Suetsugu
Editions: Philippe Picquier

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SOUS LE CRÉPUSCULE (Herri Gwilherm Kèrourédan)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2021



Femme-Africaine

SOUS LE CRÉPUSCULE

sous le crépuscule horizontal s’avance
une jeune fille d’un certain pays

on la voit sur la pente verte s’élever
légère ses cheveux flottant dans les arbres

et sa marche et ses bras et sa robe glissent
furtifs entre les nuages et les herbes

qu’en est-il des vals des sommets ou des plaines
qu’elle repousse doucement vers la nuit

vers le regard d’une patience inféconde
l’inoubliable jeune fille du soir

(Herri Gwilherm Kèrourédan)

Illustration

 

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La mouette (Linda Bastide)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2021



La mouette

Son aile effleure l’écume blanche d’un vent léger…
Entre lune et soleil,
juste entre sable et ciel,
abreuvée par l’air bleu, elle dessine l’été.

(Linda Bastide)


Illustration: ArbreaPhotos

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L’ami trahi m’appelle (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2021



 

L’ami trahi m’appelle
Du fond de mon coeur, et s’approche.
Je l’entends monter, dans mon sommeil.
Je crie au dernier pas qu’il fait :
Pourquoi me piétines-tu ?
Puis il s’endort, léger, sur ma poitrine.

***

L’amico tradito mi chiama
Dal fondo del cuore e s’avvicina.
Sento nel sonno che sale.
Io grido all’ultimo passo
Perché mi calpesti.
Poi mi dorme leggero sul petto.

(Leonardo Sinisgalli)

Illustration: John Henry Fuseli

 

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Les mots ont un visage (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021




    
Les mots ont un visage : ou de silence ou de sang.
Le cheval qui nous domine est tout juste une ombre.
Sans syllabes d’eau, il avance jusqu’à l’automne. Un
arbre étend ses branches. Les nuages demeurent.

Le cheval est une hypothèse, une
passion constante.
Dans le réseau de ses veines court un
sang temporel,
un arbre se déplace avec l’allégresse des feuilles.
Arbre et cheval deviennent un seul être réel.

Caressant l’arbre je sens la force tenace
de la tête du cheval, l’éternité du métal,
l’explosion de l’être. Et moi, feuille légère

dans l’ombre de cet être animal végétal, je
cherche la raison parfaite, l’humilité statique, la
force verticale d’être qui je suis, et l’air.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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LE VENT S’EST APAISÉ (Li Qingzhao)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2021




    

LE VENT S’EST APAISÉ
(Sur l’air « Printemps à Wouling »)
Le vent s’ est apaisé

et la terre exhale
le parfum des fleurs tombées.
Le soir descend,
mais je suis trop lasse
pour arranger mes cheveux.
A quoi bon, pour qui ?
Ses vêtements sont là,
mais lui n’est plus
et rien n’a plus de sens.
Je voudrais en parler,
mais je fonds en larmes.
Les gens disent
que sur le lac
le printemps est encore beau.
Moi aussi, je voudrais y aller
faire un tour dans une barque,
mais je crains
que la barque légère sur le lac
ne puisse pas porter
un chagrin aussi lourd.

(Li Qingzhao)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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LA JOUEUSE DE LUTH (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021



 Illustration
    
LA JOUEUSE DE LUTH

La lune se lève
au-dessus de la brume légère
de l’automne.
Sa robe est humide,
mais toute la nuit,
sans se changer,
elle pince les cordes argentées
de son luth,
de peur de retrouver
sa chambre vide.

(Wang Wei)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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AU SOLEIL COUCHANT (Chansons populaires)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021




    
AU SOLEIL COUCHANT

Au soleil couchant
je sors devant ma porte
et la vois passer,
visage plein de douceur,
le long de la joue
une mèche charmante…
Un parfum léger
flotte dans la rue…

(Chansons populaires)

Six dynasties 221-558

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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SUR LA POINTE DES PIEDS (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2021



 

    

SUR LA POINTE DES PIEDS

Mon âme, vent léger et lumière, murmure
sur tes paupières closes. Ma poésie se libère
à présent des mesures, réduit les mots,
cherche à les effacer ; jusqu’au soir
elle sera une brise.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: Mon soleil
Traduction: Traduit du grec par Ioannis Dimitriadis
Editions: ainigma.net

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