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Poésie

Posts Tagged ‘légère’

A Rosari (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2022




A Rosari

Sur terre la chair est pesante
au ciel elle est lumière.
Pauvre garçon, ne baisse pas les yeux,
si dans ton coeur l’ombre pèse.

Ris, jeune homme léger,
en sentant dans ton corps
la terre chaude et sombre
et le ciel frais et lumineux.

Dans la pauvre église
ton ombre est pleine de péchés,
mais dans ta lumière légère
rit le destin d’un pur.

(Pier Paolo Pasolini)

 

 

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Une mouette solitaire voltige (Chô Hôn)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2022



mouette
La pluie frappe l’étang de lotus
Une légère brume enveloppe les saules
Le batelier a disparu on ne sait où
Laissant sa barque vide amarrée
Une mouette solitaire voltige
Eclairée par le soleil couchant

(Chô Hôn)

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ÉPITAPHE (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2022



 

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ÉPITAPHE

Que la terre lui soit légère
Qui garde ses racines mais lui a pris
La tige où se haussaient la fleur et la semence.
Il n’est de lourd
Sur lui que le plafond du ciel immense
Dont chaque étoile était, comme les yeux du sphinx,
Une insondable énigme.

(Franz Hellens)

 

 

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9 décembre 1913 (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2022




9 décembre 1913

Les plus sombres jours de l’année
Ont pour devoir de devenir lumière.
Je ne trouve pas de comparaison
Pour dire la douceur de tes lèvres.

Tes yeux, je te défends de les lever vers moi.
Épargne ma vie.
Ils sont plus clairs que les violettes nouvelles,
Mais mortels pour moi.

Je l’ai compris: les mots sont inutiles;
Légères, les branches sous la neige…
L’oiseleur a déjà tendu
Ses pièges près de la rivière.

(Anna Akhmatova)

Illustration: Sylvain Houcke

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La faute du temps (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2021



La faute du temps

Elle était venue dans l’été
Et sa robe était si légère
Le gravier crissait sous ses pas
Il y a longtemps il y a longtemps déjà
Je ne sais plus si la vie me connaît

Par la faute du temps
J’erre dans ma mémoire
Je ne sais plus où sont les choses
Que je croyais rangées
A tout jamais entre l’espoir
Et le passé encore vivant

Elle était belle comme le jour
Où je l’ai rencontrée
Les pierres de la nuit étaient chaudes
De soleil et de baisers
Et déjà elle est morte
Je crois que la vie n’en sait rien

(Robert Momeux)

Illustration: Francine Van Hove

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Mes chers amis, quand je mourrai, plantez un saule au cimetière (Alfred de Musset)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2021



Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J’aime son feuillage éploré ;
La pâleur m’en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai.

(Alfred de Musset)


Illustration

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Légère libellule (Marianne Moore)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2021



Légère libellule
trop rapide pour que l’oeil
t’encage –
gemme contagieuse de virtuosité –
rends visible, la mentalité.
Tes joyaux de mobilité

révèlent
et voilent
une queue de paon.

(Marianne Moore)

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Le drapeau de la liberté (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



Le drapeau de la liberté :
Ma chemise
Sur la corde à linge
Légère et libérée
De la prison du corps

(Abbas Kiarostami)


Illustration

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Chaque soir (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Chaque soir la main est plus légère
Le vol de l’hirondelle est plus haut.
Ici demeurent les bruits confus, ton rire
Comme une aile fugitive,
Et l’odeur de foudre plus riche
Que le parfum des roses sur le rebord des fenêtres.
Quelque chose là-bas, un feu, te vole
Ton nid de feu à l’horizon,
Ton cri …

(Leonardo Sinisgalli)

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Depuis combien d’années (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2020



Depuis combien d’années, depuis toujours
Vers la fin du jour
Ton pas revient le long du mur,
Ta main me touche,
Déçue: Leonardo, dis-tu, la bouche
Fermée. Le vent te délivre, légère.
Et moi, je te sens qui t’éloignes
De moi, dans la brise des feuilles.
Ta voix est une caresse
Qui brûle à mesure qu’il se fait tard:
J’ignore où elle me conduit.

(Leonardo Sinisgalli)

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