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Poésie

Posts Tagged ‘légère’

Légère rit la brise (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018



Légère rit la brise
Dans son Palais là-haut –
Babille l’Abeille à la placide Oreille,
Sifflent les doux Oiseaux en cadence innocente –
Ah la sagacité ici abolie!

(Emily Dickinson)

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Odeurs légères (Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018



Nous aurons des lits
pleins d’odeurs légères

(Baudelaire)


Illustration: Toulouse Lautrec

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OMBRES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2018



Ana Cruz afc

 

OMBRES

Ô mon aimé la mort couronne la vie
Et je ne sais nous voir
Ni tout à fait sans l’une
Ni tout à fait en l’autre

Sur l’eau du fleuve
Nos ombres ont pâli
Ah qu’elles étaient légères
Et comme on y croyait

Nous passons nous glissons
Images englouties
Bien avant la pierre sourde
Et tout ce qui n’est pas.

(Andrée Chedid)

Illustration: Ana Cruz

 

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Trop tard (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



 

Kathryn Jacobi    04

Trop tard

Il a parlé. Prévoyante ou légère,
Sa voix cruelle et qui m’était si chère
A dit ces mots qui m’atteignaient tout bas :
« Vous qui savez aimer, ne m’aimez pas !

« Ne m’aimez pas si vous êtes sensible,
« Jamais sur moi n’a plané le bonheur.
« Je suis bizarre et peut-être inflexible ;
« L’amour veut trop : l’amour veut tout un coeur
« Je hais ses pleurs, sa grâce ou sa colère ;
« Ses fers jamais n’entraveront mes pas.  »

Il parle ainsi, celui qui m’a su plaire…
Qu’un peu plus tôt cette voix qui m’éclaire
N’a-t-elle dit, moins flatteuse et moins bas :
« Vous qui savez aimer, ne m’aimez pas !

« Ne m’aimez pas ! l’âme demande l’âme.
« L’insecte ardent brille aussi près des fleurs :
« Il éblouit, mais il n’a point de flamme ;
« La rose a froid sous ses froides lueurs.
« Vaine étincelle échappée à la cendre,
« Mon sort qui brille égarerait vos pas. »

Il parle ainsi, lui que j’ai cru si tendre.
Ah ! pour forcer ma raison à l’entendre,
Il dit trop tard, ou bien il dit trop bas :
« Vous qui savez aimer, ne m’aimez pas.  »

(Marceline Desbordes-Valmore)

Illustration: Kathryn Jacobi

 

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La demoiselle aux mains légères (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



La demoiselle aux mains légères
a des cascades plein les doigts
Elle leur fait prendre un peu l’air
en les emmenant dans les bois

Un seul regard de la pensive
fait fleurir un oiseau rieur
Il est malin comme l’eau vive
volant ici il est ailleurs

D’où venez-vous oiseau moqueur ?
Je suis né de deux mains légères
Où allez-vous oiseau rôdeur ?
Je vais au caprice de l’air

L’oiseau est vraiment délicieux
La demoiselle aux mains légères
a des étoiles plein les yeux
L’oiseau lui chante son grand air

et leur gaîté réjouit les cieux

(Claude Roy)


Illustration: Pierre-Yves Vigneron

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LES VAINES DANSEUSES (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



 

Brad Kunkle _1280

LES VAINES DANSEUSES

Celles qui sont des fleurs légères sont venues,
Figurines d’or et beautés toutes menues
Où s’irise une faible lune… Les voici
Mélodieuses fuir dans le bois éclairci.

De mauves et d’iris et de nocturnes roses
Sont les grâces de nuit sous leurs danses écloses.
Que de parfums voilés dispensent leurs doigts d’or!
Mais l’azur doux s’effeuille en ce bocage mort
Et de l’eau mince luit à peine, reposée
Comme un pâle trésor d’une antique rosée
D’où le silence en fleur monte… Encor les voici
Mélodieuses fuir dans le bois éclairci.
Aux calices aimés leurs mains sont gracieuses;
Un peu de lune dort sur leurs lèvres pieuses
Et leurs bras merveilleux aux gestes endormis
Aiment à dénouer sous les myrtes amis
Leurs liens fauves et leurs caresses… Mais certaines,
Moins captives du rythme et des harpes lointaines,
S’en vont d’un pas subtil au lac enseveli
Boire des lys l’eau frêle où dort le pur oubli.

(Paul Valéry)

Illustration: Brad Kunkle

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Belle au bois dormant (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018


Belle au bois dormant

Au bois, où murmurent les cimes,
Allons écouter :
I1 y dort une gracieuse enfant de roi,
Bercée par une tiède brise de printemps,
Sa chevelure d’or est parsemée de fleurs.
Sommeille, ô sommeille douce et tendre enfant
Merveille captive au château du bois
Ô belle, belle au bois dormant!

Au bois, où murmurent les chênes,
Allons écouter :
Voici qu’approche maint délicat fils de roi,
La pourpre éclatante, et la couronne brille
Charmeur résonne l’accent d’un luth d’or :
Sommeille, Ô sommeille douce et tendre
Fille de roi, de beauté merveilleuse,
Ô belle, belle au bois dormant!

Au bois, où murmurent les cimes,
Allons écouter :
oiseaux y font entendre maint doux chant,
les cimes retentissent comme carillons
A voix légère chante la brise de printemps.
Sommeille doucement, tendrement,
fille de roi, de merveilleuse beauté,
Ô belle, belle au bois dormant !

(Friedrich Nietsche)

Illustration: Gustave Doré

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PORTRAIT DE MA PETITE FILLE (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2018



 

Vladimir Volegov   petite fille ballon

PORTRAIT DE MA PETITE FILLE

Ma petite fille avec sa balle à la main,
avec ses grands yeux couleur du ciel
et de la petite robe d’été : « Papa
— me dit-elle — je veux sortir avec toi aujourd’hui. »
Et je pensais : de tant d’apparences
qu’on admire en ce monde, je sais bien auxquelles
je peux comparer ma petite fille.
Oui, c’est à l’écume, à l’écume marine
qui blanchit sur la vague, à ce sillage
qui monte bleu des toits et le vent le disperse ;
aux nuages aussi, nuages impalpables
qui se font et se défont dans un ciel clair ;
à d’autres choses légères et vagabondes.

(Umberto Saba)

Illustration: Vladimir Volegov 

 

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Légère (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Légère, le vent qui passait a soulevé la robe de la source.

(Edmond Jabès)

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LA SEMAISON (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2018



nature  a (6)

 

LA SEMAISON

Notes pour des poèmes

I
Nous voudrions garder la pureté,
le mal eût-il plus de réalité.

Nous voudrions ne pas porter de haine
bien que l’orage étourdisse les graines.

Qui sait combien les graines sont légères
redouterait d’adorer le tonnerre.

II
Je suis la ligne indécise des arbres
où les pigeons de l’air battent des ailes;
toi qu’on caresse où naissent les cheveux
Mais sous les doigts déçus par la distance
le soleil doux se casse comme paille.

III
La terre ici montre la corde. Mais qu’il pleuve
un seul jour, on devine à son humidité
un trouble dont on sait qu’elle reviendra neuve.
La mort, pour un instant, a cet air de fraîcheur
de la fleur perce-neige…

IV
Le jour se carre en moi comme un taureau :
on serait près de croire qu’il est fort…

Si l’on pouvait lasser le torero
et retarder un peu la mise à mort!

V
L’hiver, l’arbre se recueille.

Puis le rire un jour bourdonne
et le murmure des feuilles,
ornement de nos jardins.

Pour qui n’aime plus personne,
la vie
est toujours plus loin.

(Philippe Jaccottet)

 

 

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