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Poésie

Posts Tagged ‘lenteur’

L’aube de nous-mêmes (Elie-Charles Flamand)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2021



L’aube de nous-mêmes dévoila ses offrandes
Une nuée tutélaire fit s’épanouir la lenteur
Libérant le phénix en son été

(Elie-Charles Flamand)

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Visage (Mathieu Bénézet)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2021



souvent
la lenteur
du mot
visage

(Mathieu Bénézet)


Illustration: Johannes Vermeer

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Retouche à la sérénité (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2020



 

petale_nuit_arbre

retouche à la sérénité

le soir a l’odeur de la cire

nuages
biscuits fin de siècle
sur la mer en marbre

l’espace n’est pas plus grand que ma chambre
un oiseau tombe avec la lenteur d’un pétale

(Daniel Boulanger)

 

 

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Sur l’étang du château (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2020



Sur l’étang du château
reste une île
où se tiennent les vieux cygnes
elle n’est utile qu’à leur repos
nulle femme ne s’y cache plus
ni par amour ni par calcul
la pâquerette y sort de terre
et la lenteur s’y résume.

(Jean Follain)

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SE LA COULER DOUCE, C’EST LUNDISPENSABLE (Achbé)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2020



Illustration: Achbé    
    
SE LA COULER DOUCE, C’EST LUNDISPENSABLE

Se la couler douce, c’est lundispensable.
Reprends en douceur.
Si tu as le choix entre les escaliers et l’ascenseur,
Prends l’ascenseur.
Si tu es au travail, fais mine d’être débordée,
Attention! cela demande beaucoup de talent.
Si tu n’es pas encore au travail, ralentis le pas.
Si tu es à la maison, laisse la vaisselle sale dans l’évier.
S’il y a des moutons sur le parquet,
Laisse-les et ce soir, compte-les pour t’endormir.
La lenteur est un art de vivre.
La slow life, c’est le faste de l’Homme moderne.
Car attention, à vivre trop vite, tu meurs plus longtemps.

(Achbé)

 

Recueil: Ma rue par Achbé
Traduction:
Editions: Gallimard

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CÉRÉMONIE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2020



CÉRÉMONIE

La cérémonie
commença avec une lenteur composée
mais le vin provoqua des colères inhumaines
un bouquet tomba d’un corsage
l’entame d’une brioche
le soir vira au sombre
des corps s’étreignirent sous les lampes
un souffle pur monta de la terre
des portraits impassibles
aux murs souriaient.
Prisonniers de leur matière exploitée
des objets d’autrefois
se brisèrent au grand jour
du lendemain sur la terre fertile.

(Jean Follain)

Illustration

 

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De main en main (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2020



de main en main vont se perdre ces herbes
ces caresses que furent les moments
d’enfance ou les haltes visibles de la beauté
fleuves vous passez par la lenteur des yeux
pour aller plus loin avec
de plus en plus de clarté emportée

(Jean-François Mathé)

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[EN PLEIN MILIEU DU MOIS DE JUIN…] (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2019



[EN PLEIN MILIEU DU MOIS DE JUIN…]

En plein milieu du mois de Juin
une femme a surgi chez moi,
une femme ou mieux, une orange.
La vision est plutôt confuse :
on a frappé :
c’était une rafale,
un fouet de lumière,
une tortue ultraviolette,
je l’ai vue
avec une lenteur de télescope,
comme si ce manteau d’étoiles
était au loin ou vivait loin
et que, par erreur, l’astronome
l’eût fait entrer dans ma maison.

(Pablo Neruda)


Illustration: Ivan Calatayud

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Tu te rappelleras ce ravin capricieux (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2019



 

Tu te rappelleras ce ravin capricieux,
c’est là que palpitaient les arômes grimpants,
de temps en temps passait un oiseau revêtu
de lenteur et de pluie : son costume d’hiver.

Tu te rappelleras les présents de la terre :
l’irascible parfum, avec la fange d’or,
les herbes du buisson et les folles racines,
sortilège d’épine et pareil à l’épée.

Tu te rappelleras le bouquet apporté
par toi, bouquet fait d’ombre et d’eau et de silence,
bouquet pareil à la pierre entourée d’écume.

Ce fut alors comme jamais, comme toujours :
nous partons tous les deux vers le lieu sans attente
pour y trouver tout ce qui est en train d’attendre.

***

Recordarás aquella quebrada caprichosa
a donde los aromas palpitantes treparon,
de cuando en cuando un pájaro vestido
con agua y lentitud : traje de invierno.

Recordarás los dones de la tierra :
irascible fragancia, barro de oro,
hierbas del matorral, locas raíces,
sortílegas espinas como espadas.

Recordarás el ramo que trajiste,
ramo de sombra y aguas con silencio,
ramo corno una piedra con espuma.

Y aquella vez fue como nunca y siempre :
vamos allí donde no espera nada
y hallamos todo lo que está esperando.

(Pablo Neruda)

Illustration: Marc Chagall

 

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Et nous étions ainsi dans une nuit massive (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2019


 


 

Paige Bradley (5)

Et nous étions ainsi dans une nuit massive
l’un à l’autre mêlés, nos chevelures
confondues, nos branches, nos racines,
et nous tombions comme un seul arbre ainsi
avec lenteur dans un silence lisse.

(Jean Joubert)

Illustration: Paige Bradley

 

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