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Poésie

Posts Tagged ‘lentille’

AUBE DE L’ESPOIR (Anna Keiko)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2019



Illustration: Lucie Llong   
    
AUBE DE L’ESPOIR

La lumière de l’aube
efface les traces de la nuit
implacable le temps s’écoule
j’aimerais pourtant qu’il s’arrête
telle une photo fixée sur la lentille de la caméra
car aussi précieux que le fruit de l’arbre est l’amour
semblable à la lune qui s’élève la nuit
c’est ainsi que tu es, mon amour, quoi qu’il arrive
où que tu sois, je te garde en mon cœur
depuis que je t’aime mon monde a changé
parce que deux cœurs ont trouvé une maison de tendresse
des rayons de soleil jouent les cordes sensibles de l’amour
soulèvent l’aube de l’espoir.

***

日出之光

黎明
覆盖夜的痕迹
时间流逝
我的希望无法停止
像相机镜头固定的照片
像树上的果实,珍贵
像月亮晚空升起
所以,我的爱,无论发生什么
无论你在哪里,你都在我心中
你的出现,改变了我的世界
两颗流浪的心终于找到温柔之家
阳光照射在爱情的心弦上
点燃希望的曙光。

***

SUNRISE OF HOPE

The light of dawn
erases the traces of the night
relentlessly, time goes on flowing
although I wish it would stop
like a picture fixed by the camera’s lens
because as valuable like fruit in a tree is love
Like the moon ascending at night
so you are, my love, whatever happens
wherever you are, I keep you in my heart
since I am in love with you my world has changed
because two hearts found a home of tenderness
sunrays play on the heartstrings of love
lighting up the dawn of hope.

(Anna Keiko)

***

ZORII SPERANȚEI

Lumina zorilor
șterge urmele nopții
se scurge timpul nepăsător
deși eu aș vrea să-l opresc
fixat pe lentilă ca un clișeu de dor,
căci prețioasă ca rodul bogat e iubirea.
Asemenea lunii ce se-nalță în noapte
ești tu, dragostea mea, orice s-ar întâmpla
te port în inimă oriunde fiind,
de când te iubesc, alta e lumea mea,
în locașul tandreței două inimi încap
razele soarelui dau glas corzilor iubirii
spre zorii speranței cântec suind.

 

Recueil: ITHACA 576
Traduction: Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Chinois original / Anglais / Roumain Passionaria Ivanov /
Editions: POINT

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Vous me rencontrerez (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2019




    
Vous me rencontrerez — dit-il —
quand il sera trop tard.
Et ce n’est votre faute ni la mienne.
Il est toujours trop tard.
Demande-le à la femme
qui nettoie les lentilles
dans le plat de terre.
Demande-le à la statue.
La question aussi vient trop tard.

(Yannis Ritsos)

 

Recueil: La nuit dans le miroir et autres poèmes
Traduction: Dominique Grandmont
Editions: Gallimard

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Tous mes sens sont dardés (Norge)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2018



Illustration: Renaud Baltzinger
    
Tous mes sens
sont dardés
et sonores comme
une lentille de microphone.

Je ressens la pesanteur
graduelle
du crépuscule en dépression.

Je capte les piqûres sucrées
de ces parfums
à la pointe de mes doigts,
au tranchant ouvert de mes nerfs.

Il est vrai aussi que je t’aime.

(Norge)

 

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LES PIEDS NUS (Pierre Louÿs)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
LES PIEDS NUS

J’ai les cheveux noirs, le long de mon dos, et une petite calotte ronde.
Ma chemise est de laine blanche.
Mes jambes fermes brunissent au soleil.

Si j’habitais la ville, j’aurais des bijoux d’or,
et des chemises dorées et des souliers d’argent…
Je regarde mes pieds nus, dans leurs souliers de poussière.

Psophis Ah! viens ici, petite pauvre !
Porte-moi jusqu’aux sources, lave mes pieds dans tes mains
et presse des olives avec des violettes pour les parfumer sur les fleurs.

Tu seras aujourd’hui mon esclave ; tu me suivras et tu me serviras,
et à la fin de la journée je te donnerai, pour ta mère,
des lentilles du jardin de la mienne.

(Pierre Louÿs)

 

Recueil: Les chansons de Bilitis
Traduction:
Editions: Gallimard

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CHEZ MOI (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2018



CHEZ MOI

Chez moi, dit la petite fille
On élève un éléphant.
Le dimanche son oeil brille
Quand Papa le peint en blanc.

Chez moi, dit le petit garçon
On élève une tortue.
Elle chante des chansons
En latin et en laitue.

Chez moi, dit la petite fille
Notre vaisselle est en or,
Quand on mange des lentilles
On croit manger un trésor.

Chez moi, dit le petit garçon
Nous avons une soupière
Qui vient tout droit de Soissons
Quand Clovis était notaire.

Chez moi, dit la petite fille
Ma grand-mère a cent mille ans.
Elle joue encore aux billes
Tout en se curant les dents.

Chez moi, dit le petit garçon
Mon grand-père a une barbe
Pleine pleine de pinsons
Qui empeste la rhubarbe.

Chez moi, dit la petite fille
il y a trois cheminées
Et lorsque le feu pétille
On a chaud de trois côtés.

Chez moi, dit le petit garçon
Passe un train tous les minuits.
Au réveil, mon caleçon
Est tout barbouillé de suie.

Chez moi, dit la petite fille
Le Pape vient se confesser.
il boit de la camomille
Une fois qu’on l’a fessé.

Chez moi, dit le petit garçon
Vit un Empereur chinois.
il dort sur le paillasson
Aussi bien qu’un Iroquois.

Iroquois ! dit la petite fille,
Tu veux te moquer de moi!
Si je trouve mon aiguille
Je vais te piquer le doigt!

Ce que c’est d’être une fille
Répond le petit garçon.
Tu es bête comme une anguille
Bête comme un saucisson.

C’est moi qu’ai pris la Bastille
Quand t’étais dans les oignons.
Mais à une telle quille
Je n’en dirai pas plus long!

(René de Obaldia)

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LENTILLES VERT ÉMERAUDE (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017




    
LENTILLES VERT ÉMERAUDE

Au marché je lis
Lentilles vert émeraude

je reviens sur mes pas
et je lis
Lentilles vertes Eure-et-Loir

une troisième fois
qu’aurais-je lu
je ne sais pas

(Raymond Queneau)

 

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L’oeil (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



    

L’oeil

Émail de l’iris
le liquide lacrymal
verse du brillant
dans la courbe
où repose le noyau
caressé par l’eau

prédestiné
à l’aveuglement

Le spectre
tourne
autour de son axe
par le pont de lumière
toute apparition
pénètre la lentille

Monde jamais las
d’entrer

(Rose Ausländer)

 

Recueil: Sans visa
Traduction: Eva Antonnikov
Editions: Héros-Limite

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MIDI (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016



 

MIDI

Quand midi t’allonge à terre,
Suant,
Les oreilles bruissantes
Au milieu des abeilles trépignant les lavandes
Et les agaves turgescents,
Au milieu des fourmis, des aiguilles de pins,
Des résines, des gommes, des sèves condensées, des fleurs écarquillées,
Et qu’à tes pieds la mer
Dort abrutie entre les rochers rouges…

Quand midi te colle à terre,
Au milieu des oiseaux engoncés, muets,
Ton linge brûlant ta peau comme le foyer d’une lentille,
La gorge sèche, la bouche sans salive,
La nuque étreinte, les yeux aveugles,
L’esprit vide,
Connais, connais ton Dieu!

(André Spire)

Illustration

 

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Poème pour le silence (Stéphane Bouquet)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2016



Poème pour le silence

J’allais oublier écrire ce poème

Les gares ni les trains
ne sont exempts de beauté
passant de là à là
Emouvant aussi
dans un wagon roulant entre les prés
est la communication soudain de silence

***

regarde les gens vont vers le métro
il est matin, à quelqu’un
personne ne veut donner d’argent

– quoi – rien, je dis simplement que la pluie
commence à tomber, les 2 petits frères
font des plocs-fusillades avec la bouche

est-ce qu’on peut capter le paysage
parsemé sous les crânes et déduire
le ciel de 258 vies

regarde les jeunes hommes parlent arabe
dans le train, on amasse en vain
leurs voix indéchiffrables

heureusement dans le livre Pasternak réussit à écumer
les lentilles de l’étang des jours, on tourne les pages
comme

comme courir sur une aurore de mousse mouillée
– quoi – rien, rien je dis seulement
que le ciel ne va pas se lever

(Stéphane Bouquet)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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La parole plonge ses rames (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016




La parole plonge ses rames
Et souque

Dans l’eau pesante
Du silence
Et les lentilles d’eau du mot

Là naissent aussitôt effacés
Les noirs remous

Et les troublants tourbillons
De nos souffles

Puis le poème de son étrave
Etroite et brève

Brave
Un instant
Le front taciturne des cieux

(Werner Lambersy)

Illustration: Jibou

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