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Poésie

Posts Tagged ‘(Leonardo Sinisgalli)’

Si un lézard s’arrête (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2020



Les douces eaux fument
Dans la grande chaleur ce soir. Je suis
Sans poids et sans peine.
Mon coeur gît sur la paille
Tiède. Ma mère sur cette aire
A battu la récolte.

(Leonardo Sinisgalli)


Illustration: Jules Bastien-Lepage

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Un tendre abîme (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Un tendre abîme s’ouvrait à mes côtés.
Presque sous mes pieds, une étoile
Fondit en larmes et tomba.

(Leonardo Sinisgalli)

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L’aube regarde avec des yeux d’agnelle (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



L’aube regarde avec des yeux d’agnelle.
La lumière est blanche et fixe,
Pour qu’elle bouge il suffit que cette
Colombe tourne la tête.
Clarté prise dans le brou,
Voici que le chant du coq
Et le sang de sa crête
Mettent le feu et la bagarre.

(Leonardo Sinisgalli)

Illustration

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Chaque soir (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Chaque soir la main est plus légère
Le vol de l’hirondelle est plus haut.
Ici demeurent les bruits confus, ton rire
Comme une aile fugitive,
Et l’odeur de foudre plus riche
Que le parfum des roses sur le rebord des fenêtres.
Quelque chose là-bas, un feu, te vole
Ton nid de feu à l’horizon,
Ton cri …

(Leonardo Sinisgalli)

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Depuis combien d’années (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2020



Depuis combien d’années, depuis toujours
Vers la fin du jour
Ton pas revient le long du mur,
Ta main me touche,
Déçue: Leonardo, dis-tu, la bouche
Fermée. Le vent te délivre, légère.
Et moi, je te sens qui t’éloignes
De moi, dans la brise des feuilles.
Ta voix est une caresse
Qui brûle à mesure qu’il se fait tard:
J’ignore où elle me conduit.

(Leonardo Sinisgalli)

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Chaud (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2020



 

Chaud comme j’étais dans ton ventre
Je m’accroche à tes reins,
Ma mère. Je suis
Ton fruit et à toi je reviens
Chaque nuit et à l’heure de ma mort.
Nous dormirons comme autrefois,
La plante de mes pieds pressée
Contre ton coeur.

***

Caldo com’ero nel tuo alvo
Mi attacco alle tue reni
Madre mia. Io sono
Il tuo frutto e a te ritorno
Ogni notte e nell’ora della morte.
Dormiremo come una volta,
Le mie piante premute
Contro il tuo cuore.

(Leonardo Sinisgalli)

Illustration

 

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Voici que chancelle le ciel (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



 

Voici que chancelle le ciel avec ses étoiles
Vives comme des chèvres parmi les buissons.
Le printemps secoue la mauvaise odeur
Tenace des fondrières. Toutes les choses
Sont tellement sûres d’exister
Cette nuit, dans ce chant
De vieille grenouille à Abbasanta.

***

Ecco vacilla il cielo

Ecco vacilla il cielo, le stelle
Vive come capte tra i cespugli.
La primavera scuote il lezzo
Pungente dei pantani. Ogni cosa
E talmente sicura di esistere
Questa notte, in questo canto
Di vecchia rana ad Abbasanta.

(Leonardo Sinisgalli)

 

 

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Le même vain halo (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2020



Le même vain halo de la robe
Rouge dans la fumée des brumes de jadis,
Le même désarroi, si parmi les arbres mouillés de pluie
Décembre me ramène à ce tournant.
Tu ne viens pas. La peine, elle, ne tarde pas
Le long des murs, une voix
M’appelle, ou ta couleur qui brille
Sous la pluie fine.
(La marchande de fleurs
Crie ses églantines.)
Tu ne viens pas.
La peine, elle, ne tarde pas
Et rend plus doux le bonheur qui t’attend.
(Dans le crépitement de l’eau dans la gouttière,
Une voix bien-aimée…)

(Leonardo Sinisgalli)

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Ici dans l’obscurité (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2020



Ici dans l’obscurité ton ciel se déssèche,
Ta pupille languit
Comme une étoile, tu flaires
Au-dedans des fleurs ton propre sang.
Près des fleurs tu restes immobile:
La rose ne te ressemble pas.
Tu regardes avec étonnement
Contre le mur, qui t’éblouissent,
Les rayons d’une roue,
Et au fil des années l’envie qui descend
Du pubis jusque sur la cuisse.
Tu en suis le chemin
Comme derrière un nuage.

(Leonardo Sinisgalli)


Illustration: Gilbert Garcin

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Obscur amour (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019



Tu m’appartiens, obscur amour.
Il n’est pas d’aiguillon plus fort
Que cette satiété. Et la lumière
Promise par l’arbre céleste
Ne peut nous forger d’autre sérénité
Si autour de nous c’est déjà le soir.
Tu couves une nouvelle floraison
Et le ciel est suspect
De cette angoisse qui croit en ton sein.

(Leonardo Sinisgalli)

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