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Poésie

Posts Tagged ‘léopard’

La paix de la colombe est-elle paix ? (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2019



La paix de la colombe est-elle paix ?
Le léopard fait-il la guerre ?

Pourquoi le maitre enseigne-t-il
la géographie de la mort ?

Qu’arrive-t-il aux hirondelles
qui sont en retard au collège ?

Est-il vrai qu’elles distribuent,
à travers ciel, des lettres transparentes ?

(Pablo Neruda)


Illustration: Pablo Picasso

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Avez-vous vu (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



hippopotamme

Avez-vous vu le dromadaire
Dont les pieds ne touchent pas terre?

Avez-vous vu le léopard
Qui aime loger dans les gares?

Avez-vous vu le vieux lion
Qui joue si bien du violon?

Avez-vous vu le kangourou
Qui chante et n’a jamais le sou?

Avez-vous vu l’hippopotame
Qui minaude comme une femme?

Avez-vous vu le perroquet
Lançant très haut son bilboquet?

Avez-vous vu la poule au pot
Voler en rassemblant ses os?

Mais moi, m’avez-vous bien vu, moi,
Que personne jamais ne croit?

(Maurice Carême)

 

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Envolé sur la lune (Jacqueline Held)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018



Le L s’est envolé
Sur la lune
Avec
Le léopard limpide,
La libre libellule
Et les lutins ludiques
Pour lire et laisser lire.

(Jacqueline Held)

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Le simulacre (Julio Cortázar)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2018



Illustration
    
Le simulacre

Chaque fois que je te vois dans le souvenir,
j’entends chanter le coq en pleine nuit
et une soif de combats et de clochers
me rend au sacrifice où je te perds.

Qui sait où tu te trouves, je ne sais plus
si tes yeux sont en or ou en argent,
mais mon sang est une lumière jaillissante
et à nouveau je mords la douce pomme.

Ô balbutiement des ténèbres, duel
de mousse et de léopard et gémissement,
désespéré qui contrefait le ciel !

L’aube sordide plane comme la cendre,
sur le rêve vaincu et l’oreiller
défiguré par le creux d’une seule tête.

(Julio Cortázar)

 

Recueil: Crépuscule d’automne
Traduction: Silvia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Plus près (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2018



Illustration
    
plus près:souffle de mon souffle:n’enlève qui fourmillent
tes membres:fais leur repas fou de ma souffrance
que tes tigres de lisse douceur lentement pillent
en des floraisons muettes aux nouveaux mélanges:
plus profond:sang de mon sang:avec de vifs replis
ascendants plonge ces léopards de rêve blanc
dans la chair ravie de ma peur:creuse plus nette
cette moelle d’obscurité:sculpte une fleur de folie
frangée de mal sur des lèvres grinçantes
et sur des yeux rampants crispés de lumière démente
cisèle l’assassine flamme qui saisit de vertige.

Des gris perplexes frisent avides entre de béantes

maisons. Les étoiles mortes puent. l’aube. Inepte,

la carcasse poétique d’une fille

***

nearer:breath of my breath:take not thy tingling
limbs from me:make my pain their crazy meal
letting thy tigers of smooth sweetness steal
slowly in dumb blossoms of new mingling:
deeper:blood of my blood:with upwardcringing
swiftness plunge these leopards of white dream
in the glad flesh of my fear:more neatly ream
this pith of darkness:carve an evilfringing
flower of madness on gritted lips
and on sprawled eyes squirming with light ins ane
chisel the killing flame that dizzily grips.

Querying greys between mouthed houses curl

thirstily. Dead stars stink. dawn. Inane,

the poetic carcass of a girl

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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L’épaule nue (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2017



L’épaule nue

D’une épaule nue
le désir bondit
comme un léopard

s’agite sous les feuilles
mord une branche
crache une plume

et le ciel
aux palmes
s’ensanglante

La nuit très vite tombe
Est-ce l’hiver?
l’annonce des tempêtes?

Un châle masque le soleil

(Tourne les yeux
ouvre le livre!)

(Jean Joubert)

Illustration: Pascal Renoux

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Les mains qui m’ont tenu (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2016



 

Lisa G.    -

Les mains qui m’ont tenu
ne m’ont pas retenu
il fallait du soleil sur les mains
et seule ma cravate en avait

hasard qui fait marcher les écrevisses à reculons
et fait lécher les pieds du radjah par le léopard

vois toutes ces mains que tu ordonnas
ne sont n’ont été que des mains
des mains qui ne m’ont pas retenu

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Lisa G.

 

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Le léopard (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2016



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Le léopard

Si tu vas dans les bois,
Prends garde au léopard.
Il miaule à mi-voix
Et vient de nulle part.

Au soir, quand il ronronne,
Un gai rossignol chante
Et la forêt béante
Les écoute et s’étonne,

S’étonne qu’en ses bois
Vienne le léopard
Qui ronronne à mi-voix
Et vient de nulle part.

(Robert Desnos)

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Fantaisie (Xhevahir Spahiu)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2016



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Fantaisie

Une étoile est tombée.

Dans quel abîme ?
En quelle forêt ?

Mon esprit me dit :
elle s’est abîmée dans la gueule d’un léopard.

Le jour où le chasseur tuera le fauve
et lui ouvrira le ventre,
que trouvera-t-il donc :
une perle mirifique
ou une pierre maléfique ?

(Xhevahir Spahiu)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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J’ai cherché le chemin de mon corps (Ingrid Jonker)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2016



J’ai cherché le chemin de mon corps
et n’ai trouvé dans la poussière qu’étranges cicatrices
Traces de gnous d’éléphants de léopards
écrasées par le secret de la piste blanche
Oh je voulais juste peser ton ombre, petite gazelle
ta silhouette fugitive

(Ingrid Jonker)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

Illustration: Ludovic Florent

 

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