Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘li’

Sur la Grande Muraille (Li Ho)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2018




Sur la Grande Muraille,
un millier de li de clair de lune.

(Li Ho)

Illustration

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , | Leave a Comment »

LE DÉPART D’UN AMI (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




    
LE DÉPART D’UN AMI
Li-Taï-Pé

Par la verte montagne, aux rudes chemins,
je vous reconduis jusqu’à l’enceinte du Nord.

L’eau écumante roule autour des murs, et se perd vers l’orient.
C’est à cet endroit que nous nous séparons…

Je m’en retourne, solitaire, et je marche péniblement.
Il me semble, maintenant, que j’ai plus de dix mille lis à parcourir.

Les nuages légers flânent, paresseusement, comme mes pensées.
Bientôt le soleil se couche,
et je sens plus vivement encore, la tristesse de la séparation.

Par-dessus les broussailles une dernière fois,
j’agite la main, au moment où vous allez disparaître.

D’un long hennissement, mon cheval cherche à rappeler le vôtre…
Mais c’est un chant d’oiseau qui lui répond !…

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A un ami qui part (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



Illustration: Shen Zhou
    
A un ami qui part

Mont bleu côtoyant les remparts du nord
Eau claire entourant la muraille à l’est
En ce lieu nous allons nous séparer
Tu seras herbe, sur dix mille li, errante

Nuage flottant : humeur du vagabond
Soleil mourant : appel du vieil ami
Adieu que disent les mains. Ultime instant :
On n’entend que les chevaux qui hennissent

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Au pavillon de Xie Tiao : banquet d’adieu pour le réviseur Yun, mon oncle (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018




    
Au pavillon de Xie Tiao : banquet d’adieu
pour le réviseur Yun, mon oncle

Le jour d’hier m’abandonne, jour que je ne puis retenir
Le jour d’hui me tourmente, jour trop chargé d’angoisses
Sur dix mille li, le vent escorte les oies sauvages
Face à l’ouvert, enivrons-nous dans le haut pavillon !
Comment oublier les nobles esprits, les génies de Jian-an
Et le poète Xie Tiao dont le pur chant hante ce lieu?
Hommes libres, superbes, aux rêves sans limites :
Monter jusqu’au firmament, caresser soleil et lune !

Tirer l’épée, couper l’eau du fleuve : elle coule de plus belle
Remplir la coupe, y noyer les chagrins : ils remontent, plus vifs
Rien qui réponde à nos désirs en ce bas monde
A l’aube, cheveux au vent, en barque, nous voguerons!

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En descendant le fleuve vers Jiang-ling (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2018




    
En descendant le fleuve vers Jiang-ling

Quitter à l’aube la cité de l’Empereur Blanc
aux nuages irisés
Descendre le fleuve jusqu’à Jiang-ling
mille li en un jour
Des deux rives, sur les hautes falaises
sans répit crient les singes
Mais d’une traite, mon esquif brise
dix mille chaînes de montagnes !

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’arbre qui remplit le ciel (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
L’arbre qui remplit le ciel est né d’une toute petite graine ;
la tour de neuf étages a commencé par une motte de terre ;
le voyage de mille Li commence avec le premier pas hors du seuil.

(Lao Tseu)

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le matin les tourterelles (Claude Chambard)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2016



le matin les tourterelles
la pluie goutte dans la cheminée
il faudrait ne pas quitter la chaleur
du lit

cet été-là
le lit n’a jamais été défait
aucun oiseau n’a chanté

un jour j’ai marché
le long d’une voie ferrée
aucun train n’est passé

rien ne voulait de mes guenilles

(Claude Chambard)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :