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Poésie

Posts Tagged ‘lion’

Nous sommes tous des lions (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Nous sommes tous des lions,
mais sur une bannière :

nous ne bougeons
qu’à cause du vent

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Avez-vous vu (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2017



hippopotamme

Avez-vous vu le dromadaire
Dont les pieds ne touchent pas terre?

Avez-vous vu le léopard
Qui aime loger dans les gares?

Avez-vous vu le vieux lion
Qui joue si bien du violon?

Avez-vous vu le kangourou
Qui chante et n’a jamais le sou?

Avez-vous vu l’hippopotame
Qui minaude comme une femme?

Avez-vous vu le perroquet
Lançant très haut son bilboquet?

Avez-vous vu la poule au pot
Voler en rassemblant ses os?

Mais moi, m’avez-vous bien vu, moi,
Que personne jamais ne croit?

(Maurice Carême)

 

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Les âmes tournoient (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017




    
Illustration: Marc Chagall

Les âmes tournoient deux par deux, sont prises de vertige
et tombent dans le tourbillon de l’amour.

Les mondes roulent emportés dans le tourbillon de l’amour.
Les flots se dressent éperdus, rugissant d’amour vers la lune.
Dans les forêts, les grands lions hurlent d’amour vers les lionnes.

Amour, orage tout-puissant, tu fais à tous sentir ta force :
prends-moi donc, embrase-moi, tue-moi,
oh! foudroie-moi de tes éclairs!

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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LE LION ET LE MOUCHERON (Jean de la Fontaine)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



LE LION ET LE MOUCHERON

« Va-t’en, chétif insecte, excrément de la terre!  »
C’est en ces mots que le Lion
Parlait un jour au Moucheron.
L’autre lui déclara la guerre.
« Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi
Me fasse peur ni me soucie ?
Un boeuf est plus puissant que toi :
Je le mène à ma fantaisie.  »
A peine il achevait ces mots
Que lui-même il sonna la charge,
Fut le Trompette et le Héros.
Dans l’abord il se met au large ;
Puis prend son temps, fond sur le cou
Du Lion, qu’il rend presque fou.
Le quadrupède écume, et son oeil étincelle ;
Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ;
Et cette alarme universelle
Est l’ouvrage d’un Moucheron.
Un avorton de Mouche en cent lieux le harcelle :
Tantôt pique l’échine, et tantôt le museau,
Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte montée.
L’invisible ennemi triomphe, et rit de voir
Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le malheureux Lion se déchire lui-même,
Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs,
Bat l’air, qui n’en peut mais ; et sa fureur extrême
Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents.
L’insecte du combat se retire avec gloire :
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire,
Va partout l’annoncer, et rencontre en chemin
L’embuscade d’une araignée ;
Il y rencontre aussi sa fin.

Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J’en vois deux, dont l’une est qu’entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.

(Jean de la Fontaine)

Illustration: Marc Chagall

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LE LION DEVENU VIEUX (Jean de la Fontaine)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



 

LE LION DEVENU VIEUX

Le Lion, terreur des forêts,
Chargé d’ans et pleurant son antique prouesse,
Fut enfin attaqué par ses propres sujets,
Devenus forts par sa faiblesse.
Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied ;
Le Loup un coup de dent, le Boeuf un coup de corne.
Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,
Peut a peine rugir, par l’âge estropié.
Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes ;
Quand voyant l’Ane même à son antre accourir :
« Ah ! c’est trop, lui dit-il ; je voulais bien mourir ;
Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. »

(Jean de la Fontaine)

Illustration: Marc Chagall

 

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Tchipp (Henri Michaux)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2017



Celui qui parle de lion à un passereau
s’entend répondre: tchipp.

(Henri Michaux)


Illustration

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Terrasse (Henri Michaux)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2017



Alena Plihal -   (1) [800x600]

Terrasse

Il avait la force du lion,
quand il fut pris des faiblesses de l’enfance.
Elles le saisirent et grand et fort
elles le bercèrent comme s’il n’avait pas d’âge.
Ainsi s’accomplissait ce qui a été dit :
« Tu t’élèves pour fléchir. Tu avances pour tomber.  »

Où cela advint, là s’arrêta son chemin.
Et toutes les plaintes passèrent en son sein :
les plaintes de l’un, les plaintes de l’autre,
et les souffles du désir qui sont devenus des plaintes.
Mais après avoir chanté tant de plaintes,
il n’avait pas encore exhalé la sienne,
celle qui n’était qu’à lui.

Peut-être ne la trouvait-il pas,
ou la cherchait-il plus loin, ou trop haut.
Terrasse ardente. Terrasse vaine.

Au bout de l’homme, au pied de l’escalier,
au plus dénué de la plus reculée solitude.
Il aboutit là, celui qui avait tant chanté.

Et comme il y parvenait,
il fut secoué d’une poigne solide et un voile de faiblesse,
passant en son être, effaça de sa vue
Ce qu’il est interdit à l’homme de contempler.

(Henri Michaux)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Alena Plihal 

 

 

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La Porte du Soleil (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2017



La Porte du Soleil

Lorsqu’il faudra sortir du monde vert
que ce soit par la porte du soleil,
la gueule du lion, qui tourne et flambe
sur les parvis de sable,

que ce soit par des chemins de feu,
le rugissement et l’orage.

Laissons la terre aux larves, aux racines,
à la moiteur des naissances futures.

Laissons l’air qui nous trompa.
Dans le ciel où rôde la foudre
un ange bleu s’évapore.

Et que l’eau fume, la sorcière,
sur les laves incendiées.

Dans l’au-delà de la peur
règne un dieu nu
dont la mâchoire brûle.

(Jean Joubert)

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Les Eléments (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2017



Les Eléments

Dans la terre
il jette le grain
d’où naîtra l’enfant aux yeux verts.

Il demande à la dormeuse
l’eau des rêves, l’océan,
ses monstres, baisers, sirènes.

Il prie le vent de traverser son corps,
de délivrer le coeur
obscur de ses entraves.

Il rêve que le soleil
est une femme rousse
puis noire
puis un lion qui le dévore.

(Jean Joubert)


Illustration: Katerina Belkina

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Le chasseur de lions (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2017



Le chasseur de lions
ne vit plus d’aventures après
son troisième lion.

(Fernando Pessoa)

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