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Au moment du bain (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2020



Illustration: Pierre-Auguste Renoir
    
Au moment du bain
Dans le creux de la source,
Une fleur de lis ;
N’est-il pas magnifique,
Le corps de mes vingt étés ?

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Sentiments troublés et sentiments égarés (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2020




    
Sentiments troublés
Et sentiments égarés
Se pressent en moi
À ce dieu foulant les lis
Je brûle d’offrir mes seins

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Ode (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2020



Julius Hübner Mélusine [800x600]

Ode

Seins des femmes ! ô seins de lis ! ô seins de nacre !
Vos rythmes indolents dorlotent nos blessures.
Leurs lèvres ! Vous gardez, en vos calices l’âcre
Saveur des bigarreaux et des grenades sures.

Mais, aux bords fabuleux des fleuves du Levant,
J’eus mes rêves bercés aux ghazels des Péris ;
Et, dans l’antre fatal, la dame de Mervent
Scella mes yeux pensifs de ses baisers fleuris.

(Jean Moréas)

Illustration: Julius Hübner

 

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Retouche à la réconciliation (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2020



 

Carl Larsson a2f00 [1280x768]

retouche à la réconciliation

une mouche sort d’un lis
et la lumière monte

à la grille du ciel
les couleurs bavardent après l’ondée

(Daniel Boulanger)

Illustration: Carl Larsson

 

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Les Quatre saisons (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



Les Quatre saisons

I

Au printemps, c’est dans les bois nus
Qu’un jour nous nous sommes connus.

Les bourgeons poussaient, vapeur verte.
L’amour fut une découverte.

Grâce aux lilas, grâce aux muguets,
De rêveurs nous devînmes gais.

Sous la glycine et le cytise,
Tous deux seuls, que faut-il qu’on dise ?

Nous n’aurions rien dit, réséda,
Sans ton parfum qui nous aida.

II

En été les lis et les roses
Jalousaient ses tons et ses poses,

La nuit, par l’odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.

L’odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.

En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.

Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule.

III

L’automne fait les bruits froissés
De nos tumultueux baisers.

Dans l’eau tombent les feuilles sèches
Et, sur ses yeux, les folles mèches.

Voici les pêches, les raisins,
J’aime mieux sa joue et ses seins.

Que me fait le soir triste et rouge,
Quand sa lèvre boudeuse bouge ?

Le vin qui coule des pressoirs
Est moins traître que ses yeux noirs.

IV

C’est l’hiver. Le charbon de terre
Flambe en ma chambre solitaire.

La neige tombe sur les toits,
Blanche ! Oh, ses beaux seins blancs et froids !

Même sillage aux cheminées
Qu’en ses tresses disséminées.

Au bal, chacun jette, poli,
Les mots féroces de l’oubli.

L’eau qui chantait s’est prise en glace.
Amour, quel ennui te remplace !

(Charles Cros)

Illustration: Sophie Vulliard

 

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À Rosette (Louis Bouilhet)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



À Rosette

Mai sourit au firmament,
Mai, le mois des douces choses ;
Ton aveu le plus charmant
Est venu le jour des roses.

Pour témoins de ce bonheur
Nous avons pris, ô ma belle,
Le premier lilas en fleur,
Et la première hirondelle.

Le vallon sait notre amour,
Les grands bois sont nos complices ;
Les lis gardent, loin du jour,
Ton secret, dans leurs calices !

Les papillons nuancés
Et les vertes demoiselles
Portent tes serments tracés
Sur la poudre de leurs ailes.

L’étreinte des lierres frais,
Verts chaînons que rien ne brise,
Figure, dans les forêts,
L’ardeur que tu m’as promise.

Et pour qu’à notre dessein
Ton souvenir soit fidèle,
Sur les rondeurs de ton sein,
Tous les nids ont pris modèle.

Oh ! Ne trahis pas ta foi !
Regarde, mon cœur, regarde :
Tout l’azur a l’œil sur toi,
Et tout le printemps te garde !

Si tu venais à mentir,
Les muguets, aux fines branches,
Feraient tous, pour m’avertir,
Tinter leurs clochettes blanches ;

Les limaçons consternés,
Comme des prophètes mornes,
Par les chemins détournés,
Me suivraient avec des cornes ;

Et les oiseaux, dans la nuit,
Se heurtant à ma fenêtre,
Me rapporteraient le bruit
De ta rigueur prête à naître !

Hélas ! Hélas ! Les beaux jours
N’ont qu’un temps, comme les roses.
J’ai peur des grands étés lourds
Et des grands hivers moroses !

Ces mois-là n’ont rien promis,
Et tous les crimes s’y peuvent,
Sans que les blés endormis
Ou les glaçons froids s’émeuvent.

O mon ange ! ô mon trésor !
Cher bonheur que Dieu me donne,
Jure-moi d’aimer encor,
Lorsque jaunira l’automne !

Jure-moi !… ― mais tu souris
De mes alarmes trop fortes…
Viens !… les rameaux sont fleuris,
Oublions les feuilles mortes !

(Louis Bouilhet)

Illustration: Eugène Begarat 

 

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En jupe de peluche noire (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2020



En jupe de peluche noire

En jupe de peluche noire,
Avec des chapeaux tout fleuris,
Mes folles amours de Paris
Chantent autour de ma mémoire.

Elles ont des cheveux d’or pur,
Et, sous les blanches cascatelles
Des guipures et des dentelles,
Des seins de lis veinés d’azur.

Avec une audace espagnole,
Ma gourmande caresse n’a-
T-elle aux genoux de Rosina
Moqué les verrous de Barthole ?

N’ai-je pas promené ma main,
Avec des luxures d’artiste,
Sous des chemises de batiste
Embaumant l’ambre et le jasmin ?

(Jean Moréas)

Illustration: Jean-Gabriel Domergue

 

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Le Cygne (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020


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Chaque soir, au printemps,
quand la lune brille,
je mène jusqu’à l’étang
une jeune fille;
somnambule par la main
je la guide au bord de l’eau
entre les tiges bleues
d’iris et de roseaux.

Je la pousse un peu – si peu –
elle part à la dérive;
puis je laisse tomber
mes bras le long des rives,
suspends aux branches
tout murmure,
retiens mon souffle
et s’émerveille…

Car sur l’étang
qui s’ensommeille,
entre les tiges bleues
de roseaux et d’iris
un cygne glisse
comme un rêve
glisse
blanc et pur
comme
un
lis

(Christiane Barrillon)

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Le Lis (II) (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



La vierge est comme un lis éclatant de candeur;
Elle a ses cheveux blonds pour royale couronne,
Jeunesse et chasteté! De toute sa personne,
Il semble s’exhaler un parfum de pudeur.

Si la limpidité de ses grands yeux étonne
Et des propos d’amour sait arrêter l’ardeur,
C’est que dans l’ignorance il est une grandeur,
Et que, voile divin, la vertu l’environne.

Mais, un jour de désir, la vierge se pâmant
Laissera profaner par la main de l’amant
Tes fragiles trésors. Virginité sacrée!

Tel, au brûlant baiser de la brise égarée
Ou flotte le pollen amoureux, s’enflammant
Le lis sème dans l’air sa poussière dorée!

(José-Maria de Heredia)

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Disparue ce jour (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019




    
Disparue ce jour
Mais à un certain moment,
Elle éblouissait,
Cette fleur de lis blanc
Maîtresse des champs de l’été

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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