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Poésie

Posts Tagged ‘logis’

Susurre le vent (Wang Bo)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022



Illustration: Shen Zhou  
    
Susurre le vent : ombres, fraîcheurs
Purifiant pour moi vallons et bois
Il fouille, près du torrent, la fumée d’un logis
Et porte la brume hors des piliers de montagne

Allant, venant, sans jamais laisser de traces
S’élève, s’apaise, comme mû par un désir
Face au couchant, fleuve et mont se calment :
Pour vous, il éveille le chant des pins

(Wang Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Logis de Yi-gong dans le temple Da-yu (Meng Hao-ran)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2022




    

Logis de Yi-gong dans le temple Da-yu

Le Maître Juste, pratiquant du Chan
A sa demeure sur un mont boisé
Volets ouverts : le haut pic s’élance
Au bas du seuil se creusent les ravins

A l’heure du couchant nimbé de pluie
L’ombre verte descend sur la cour
Épouser la pureté d’un lotus :
Son âme que nulle boue n’entache

(Meng Hao-ran)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Si du nouveau maître (Tsoura-Youki)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2022




Illustration: Suzuki Harunobu
    
Si du nouveau maître
De mon logis bien-aimé
Le coeur m’est fermé,
Des fleurs je crois reconnaître
L’ancien accueil embaumé.

(Tsoura-Youki)

Recueil: Poëmes de la libellule
Traduction: Judith Gautier
Editions: Beaux-Arts de Paris

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Je me lèverai et j’irai vers toi (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021



Illustration
    
Je me lèverai et j’irai vers toi,
Traversant les nuits d’insomnie, franchissant
La ligne incandescente des étoiles.
Je sais que tu es loin,
Mais que par toi
tout sera retrouvé.

Je me lèverai et j’irai vers toi,
Enjambant l’abîme d’un pas résolu, ignorant
Toutes distances qui séparent.
Je sais que tu es proche,
Que je dois te chercher
au plus intime de moi.

J’irai vers toi, sûr de te retrouver,
Car je n’oublie point une scène de jadis:
Après une longue fugue, je suis revenu au logis,
L’ombre maternelle s’est retournée, a dit:
« Te voilà! », j’ai répondu: « Me voici! »,
et j’ai fondu en larmes.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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Près du rail (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2021



    

Près du rail, où souvent passe comme un éclair
Le convoi furieux et son cheval de fer,
Tranquille, l’aiguilleur vit dans sa maisonnette.
Par la fenêtre, on voit l’intérieur honnête,
Tel que le voyageur fiévreux doit l’envier.
C’est la femme parfois qui se tient au levier,
Portant sur un seul bras son enfant qui l’embrasse.
Jetant un sifflement atroce, le train passe
Devant l’humble logis qui tressaille au fracas.
Et le petit enfant ne se dérange pas.

(François Coppée)

 

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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Le chien et le chat (Jean-Pierre Claris de Florian)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2020




    
Le chien et le chat

Un chien vendu par son maître
Brisa sa chaîne, et revint
Au logis qui le vit naître.
Jugez de ce qu’il devint
Lorsque, pour prix de son zèle,
Il fut de cette maison
Reconduit par le bâton
Vers sa demeure nouvelle.
Un vieux chat, son compagnon,
Voyant sa surprise extrême,
En passant lui dit ce mot :
Tu croyais donc, pauvre sot,
Que c’est pour nous qu’on nous aime !

(Jean-Pierre Claris de Florian)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

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Livré au regard de tous (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2020



    

Livré au regard de tous et pourtant invisible,
N’ayant pour compagnons que poussières et poux,
Avec deux cartons, tu déplies le froid des nuits,
Et trois syllabes qui font honte, tu hantes les logis.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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INTERMÈDE (Charles Vildrac)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2020




    
INTERMÈDE

Pendant que j’étais chez la fruitière
Il est entré une petite fille,
Un litre couché dans son bras
Et des sous pressés dans sa main :
– Trois sous de sel et un litre de bière.
Sa bouchette aux lèvres froncées
Avait grand sérieux et pensait :
Dépêchons-nous ! Que de soucis !
Sa bouchette aux lèvres froncées
N’empêchait pas mais accusait plutôt
Dans les joues fraîches, deux fossettes ;
Et son petit nez de bébé
Semblait railler sa gravité.
Mais son regard de grande dame…
Mais sa nuque entre ses deux nattes !
– De la bière à combien, mon enfant ?
– « À six sous. » Elle vérifia
Un à un les sous dans sa main
Donna son litre et attendit
Et fut toute tendue d’attente.
Y avait-il pas quelque part
Au pied d’un lit, dans une encoignure,
Une petite poupée de son
Qui grelottait sous des chiffons
Au fond d’une boîte en carton ?
Y avait-il pas au logis
Un petit frère touche-à-tout ?
Ou quelque dîner sur le feu ?
Mais soudain la bouche s’entr’ouvrit :
Les yeux, les yeux de grande dame
S’étaient tournés vers l’étagère
Où il y avait les bonbons.
C’est alors qu’en gagnant la porte
Je lui demandai : Comment t’appelles-tu ?
Elle sourit et dit : Alice.
– Alice, voici deux sous pour toi.

*

Après, je l’ai rencontrée dans la rue
Elle portait son litre et son sel.
Elle avait aussi un petit cornet…
Elle a rougi à mon sourire
Et elle m’a fait un si gracieux,
Un si noble salut de la tête,
Que j’ai soulevé mon képi.

Amiens, 1916.

(Charles Vildrac)

 

Recueil: Chants du désespéré (1914-1920) –
Traduction:
Editions: Gallimard

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Chanson de la côte (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2020



 

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Chanson de la côte

Voici rentrer l’officier de marine,
Il a des favoris noirs.
Le vent de mer a gonflé sa narine,
Il dit combien de vaisseaux il a pris.

Voici rentrer l’officier de marine,
Il a deux beaux galons d’or.
Il veut surprendre, au logis, Mathurine
Sa femme, son plus précieux trésor.

Voici rentrer l’officier de marine,
Il veut revoir sa maison,
Son lard qui sèche et ses sacs de farine,
Ses pommiers lourds de pommes à foison.

Repars bien vite, officier de marine,
Tes pommiers on a coupé,
Tes sacs vidés, ton lard frit. Mathurine,
Avec des gens de la terre, t’a trompé.

Repars bien vite, officier de marine,
Pour un voyage bien long.
Tes favoris seront blancs, ta narine
Sera ridée au troisième galon.

(Charles Cros)

Illustration

 

 

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Par pluie de printemps (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2020



    

Par pluie de printemps
Un soir logis il a fui
Et s’est égaré ;
Ce petit agneau c’est moi
Qui aujourd’hui te maudis

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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