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Comment pourrait l’amour entre Vous et moi prendre fin ? (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



 

    

Comment pourrait l’amour entre Vous et moi prendre fin ?
Autant la feuille du lotus a besoin de l’eau
— vous êtes mon Seigneur, et je suis votre servant.

Autant l’oiseau de nuit Chakor toute la nuit devant la lune s’extasie
— Vous êtes mon Seigneur et je suis votre servant.

Depuis que le temps a commencé et jusqu’à ce qu’il finisse,
il y a amour entre Vous et moi;
comment un tel amour mourrait-il ?

 » Autant le fleuve entre dans l’Océan,
Mon coeur vous touche  » dit Kabîr.

***

How could the love between Thee and me sever ?
As the leaf of the lotus abides on the water:
so Thou art my Lord, and I am Thy servant.

As the night-bird Chakor gazes all night at the moon :
so Thou art my Lord and I am Thy servant.

From the beginning until the ending of time,
there is love between Thee and me;
and how shall such love be extinguished ?

Kabîr says : « As the river enters into the ocean,
so my heart touches Thee. »

(Kabîr)

 

 

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Comment pourrait-on briser (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2017



 

 
    
Comment pourrait-on briser l’amour qui nous unit ?
Comme la feuille de lotus repose sur l’eau,
ainsi tu es mon Seigneur et je suis ton servant.

Comme l’oiseau de nuit le Chakor contemple la lune pendant la nuit,
ainsi tu es mon Seigneur et je suis ton servant.

Depuis le commencement jusqu’à la fin du temps,
l’Amour est entre Toi et moi.
— Comment un tel amour pourrait-il s’éteindre ?

Kabîr dit : « Comme la rivière entre dans l’océan,
ainsi mon coeur pénètre en Toi. »

(Kabîr)

 

 

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Quelle est cette flûte (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



Quelle est cette flûte dont la musique m’emplit de joie ?
La flamme brûle sans lampe;
Le lotus fleurit sans racines.
Les fleurs s’épanouissent dans les cloîtres.
L’oiseau de lune est dévoué à la Lune.
L’oiseau de pluie aspire à la pluie.
Mais à l’amour de qui l’Éternel Amant consacre-t-il Sa vie ?

(Kabîr)

 Illustration: Josephine Wall

 

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Ne va pas au jardin de fleurs ! (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2017



Ne va pas au jardin de fleurs !
Ô ami, n’y va pas —
En toi est le jardin de fleurs.
Demeure sur le lotus aux mille pétales
et là contemple l’Infinie Beauté.

(Kabîr)

 Illustration

 

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Les ombres du soir (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2017



Les ombres du soir tombent épaisses et profondes;
elles assombrissent le coeur
et enveloppent le corps et l’esprit.
Ouvre ta fenêtre au couchant
et perds-toi dans le ciel de l’amour.

Bois le miel sucré
que distillent les pétales du lotus du coeur.
Laisse-toi pénétrer par les flots de la mer;
quelle splendeur il y a en elle !
Écoute : le son des conques marines et des cloches s’élève.

Kabîr dit : « Ô frère; regarde, le Seigneur est dans ce vase, qu’est mon corps. »

(Kabîr)

 

 

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Il est un arbre étrang (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2017



Il est un arbre étrange qui se dresse sans racines
et qui porte des fruits sans avoir fleuri.
Il n’a ni branches, ni feuilles; c’est un pur Lotus.

Deux oiseaux y chantent : l’un est le Maître et l’autre est son disciple.
Le disciple choisit les nombreux fruits de la vie et les goûte;
le Maître le contemple avec joie.

Ce que Kabîr dit est difficile à comprendre :
« L’oiseau ne peut être atteint
et cependant il est clairement visible.
Le Sans-Forme est au sein de toutes formes.
Je chante la gloire des formes. »

(Kabîr)

Illustration: Blog de Tanakia

 

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L’enfant porcelaine (Câline Henry-Martin)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017




L’enfant porcelaine

Fleur de lotus repliée,
L’enfant s’endort,
La joue mouillée sur l’oreiller.
A son chevet,
Une vieille main
Veille le silence
De jasmin.
Une poussière d’étoiles
Colle au front de la nuit.
Et l’auréole des rêves
Doucement les unit.

(Câline Henry-Martin)

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LE LOTUS ROUGE (Ly-y-Hane)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



LE LOTUS ROUGE

Une fleur s’ouvre, au-dessus de l’eau profonde… de l’eau profonde…
Je prends une ligne et je la lance, vers cette fleur aux racines profondes…
Vers cette fleur aux racines profondes…

Le mystère des dessous ténébreux est troublé,
le repos cesse, l’agitation s’étend au loin.
J’essaie, avec la ligne, de nouer le lotus…
comme si c’était là, son coeur !…

Le soleil flotte à l’extrême bord du ciel ;
il se dissout s’éteint, il se noie dans la nuit.
Il se noie dans la nuit !…

Je remonte à l’étage supérieur.
Je m’arrête devant ma toilette !…
O le triste et dévasté visage !…
Le triste et dévasté visage !…

Les plantes sauront reverdir
et former des pousses nouvelles…
Comment, sans espérance,
ai-je pu même parvenir jusqu’à ce jour ?…

(Ly-y-Hane)

 

 

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DANS LA CHAMBRE D’OR (Oscar Wilde)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2016



 

DANS LA CHAMBRE D’OR

Mélodie

Ses mains d’ivoire sur les touches d’ivoire
S’amusent à des accords inattendus
Comme un peuplier dont la moire
Ondule avec ses feuilles ou l’écume du
Ressac quand l’océan mordu
Par les vents montre sa mâchoire.

Ses cheveux d’or flottent sur un mur d’or
Comme les filandres qui s’accrochent
A la corolle satinée d’un souci, ou comme alors
Qu’une nuit jalouse s’effiloche
Et qu’un lys brille à son approche
Le tournesol se tourne vers l’astre qui ressort.

Et ses douces lèvres rouges sur les miennes
Brûlent comme les éclats du rubis
D’une lampe sur un autel qui se promène,
Comme une grenade qui saigne, ou comme pris
De boisson le coeur d’un lotus qui
Baigne dans le sang d’une vigne trop amène.

***

IN THE GOLD ROOM

A Harmony

Her ivory hands on the ivory keys
Strayed in a fitful fantasy,
Like the silver gleam when the poplar trees
Rustle their pale leaves listlessly,
Or the drifting foam of a restless sea
When the waves show their teeth in the flying breeze.

Her gold hair fell on the wall of gold
Like the delicate gossamer tangles spun
On the burnished disk of the marigold,
Or the sunflower turning to meet the sun
When the gloom of jealous night is done,
And the spear of the lily is aureoled.

And her sweet red lips on these lips of mine
Burned like the ruby fire set
In the swinging lamp of a crimson shrine,
Or the bleeding wounds of the pomegranate,
Or the heart of the lotus drenched and wet
With the spilt-out blood of the rose-red wine.

(Oscar Wilde)

Illustration: Stefan Blondal

 

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LA COUPE NOIRE (César Vallejo)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2016



LA COUPE NOIRE

La nuit est une coupe de mal. Le sifflement strident
d’un gardien la traverse, comme une épingle vibrante.
Ecoute, petite femelle ; puisque tu es déjà partie,
pourquoi l’onde est-elle encore si noire et tant brûler me fait ?

Dans la pénombre la Terre ressemble aux planches du cercueil.
Ecoute, petite prostituée, ne recommence jamais.

Ma chair nage, nage et rien
dans la coupe d’ombre qui me fait tant souffrir ;
ma chair nage en elle,
comme en un coeur de femme, marécageux.

Braise astrale… Sur mon lotus diaphane,
j’ai senti choir
les frôlements secs de l’argile.
Femme, tu fais exister
la chair engendreuse d’instinct. Femme!

C’est pourquoi — ô noir calice! —, et malgré ton départ,
je me noie dans la poussière,
et piaffent dans mes chairs mes soifs toujours plus folles.

***

LA COPA NEGRA

La noche es una copa de mal. Un silbo agudo
del guardia la atraviesa, cual vibrante alfiler.
Oye, tú, mujerzuela, ¿cómo, si ya te fuiste,
la onda aún es negra y me hace aún arder?

La Tierra tiene bordes de féretro en la sombra.
Oye, tú, mujerzuela, no vayas a volver.

A carne nada, nada
en la copa de sombra que me hace aún doler;
mi carne nada en ella,
como en un pantanoso corazón de mujer.

Ascua astral… He sentido
secos roces de arcilla
sobre mi loto diáfano caer.
Ah, mujer! Por ti existe
la carne hecha de instinto. Ah mujer!

Por eso ¡oh, negro cáliz! aun cuando ya te fuiste,
me ahogo con el polvo;
y piafan en mis carnes más ganas de beber!

(César Vallejo)

Illustration: Tomas Januska

 

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