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Poésie

Posts Tagged ‘(Louis Bertholom)’

Je viens de là où l’on sait lire le ciel (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



Je viens de là où l’on sait lire le ciel et décrypter
le vent. Là où rien n’est fatalité, où l’imprévisible
s’accepte. Là où je n’aurais de cesse de dialoguer
avec graminées et pluies. Dans la filature des temps
j’ouvre la porte à l’étable des mots. J’essaie
d’atteindre le champ libre en courant dans la partition
de l’herbe, du vent et de la bouse. J’ai inscrit depuis
longtemps sur mon front les sillons de mes songes
et l’incertaine récolte de la vie…

(Louis Bertholom)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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Je songe à la piété du sable (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



Je songe à la piété du sable
la fable du temps
autant de feuilles jaunies
dans les fouilles de ma parcelle
où se reflète le monde

L’immensité profonde de l’infime
fonde et proclame en moi
la flamme intime du silence
de ce qui sera d’avoir été
si lent, si jaillissant

Grande mathématique de lumière
qui thésaurise le temps
qui trésorise, qui complique
me dilemme, me dilue
ici bas, si battu
si habité dans ma parcelle

J’ai de la rouille dans le coeur
et le corps plein de trouille
c’est dans l’excessive mélancolie
qu’évolue l’inaccessible aberration

J’interroge les abers et les flaques
ici bas, si habité dans la parcelle
aux élégiaques syllabes
de l’empreinte atlantique

(Louis Bertholom)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Je marche dans la parole plurielle (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



Je marche dans la parole plurielle
d’un pays de haut vol.

Respirer un peu d’espace
est ma prière,
ma peine, fluidifiée
sur les herbes rases.

Rugissement de l’océan
autant de discours
du Grand Gardien du temps.

Un chemin céleste se dessine,
trace en moi le panthéos de l’aube.

Tout commence dans une goutte d’eau
où se lit le monde,
une bulle le respire,
un grain de sable le ferme,
dans les cercles des siècles …

Les rivages sont de fausses ruptures,
simplement des frontières
où s’échangent des densités.

La mer avale sa bave
dans une épilepsie de baleine,
reprend souffle,
râle les métamorphoses à venir …

J’entrevois tes pensées toi l’invisible,
l’habité du silence.

(Louis Bertholom)

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La mer (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



galet1

La mer laisse une œuvre
de cailloux finement percés
travail d’orfèvre qui contraste
avec la brutalité de sa force

(Louis Bertholom)

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