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Posts Tagged ‘(Louis Calaferte)’

Little Venice (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2020



 

Little Venice

Little Venice

Tout au long de Little Venice
petit canal aux eaux tranquilles
avec son bassin et son île
les barques comme sur la glace
et nous nous embrassant debout contre les arbres

Ma mémoire s’endeuille
ma mémoire s’endort
il y avait alors
des friselis de feuilles
et de douces odeurs

Tout au long de Little Venice
des jours que le temps éfaufile
qui avaient ta forme gracile
indécis lentement s’effacent
mais nous nous embrassons toujours contre nos arbres

Ma mémoire s’endeuille
ma mémoire s’endort
il y avait alors
des friselis de feuilles
et de douces odeurs

Tu avais un gilet de soie et de velours

(Louis Calaferte)

Illustration

 

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Les âmes (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2020



 

Audrey Kawasaki  1

Les âmes
ont des fragrances
insensées!

(Louis Calaferte)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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Ah! que j’aimais vos cheveux longs… (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2020



Pierre Auguste Renoir (1841-1919)  Children on the Seashore Guernsey 1883

Ah! que j’aimais vos cheveux longs…

Un! deux! trois! Tous en rond pon!

Ah! que j’aimais vos cheveux longs…
quand nous jouions, enfants, pleins d’été des campagnes

Au bout de la prairie, ô verte aquarelliste
zinzinule un ruisseau et nous buvons dedans
quand nous avons bien chaud l’eau qui glace les dents

Elles rient! Elles rient!
Je les entends encore …

Un! deux! trois! quatre! Beau colimaçon pon!

Elles rient, elles rient, gorges d’anges harpistes
leurs lèvres neuves sont des grappes de groseilles
luisantes de salive au feu d’or d’un rayon

Ah! que j’aimais ces baisers longs
que je nous supposais, virginales compagnes
En vous quittant le soir j’étais timide et triste
J’en pleurerais encore …

Adieu, vieil horizon
Elles s’en vont, je pars, et s’égrènent les ans
Tout s’espace, tout meurt, on tourne les talons
(Elles avaient des boucles d’argent aux oreilles)

Un! deux! trois! quatre! Allons

Ah! que j’aimais vos blancs jupons pon!

(Louis Calaferte)

Illustration: Pierre Auguste Renoir

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Qui de vous me reconnaîtra? (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2020



alexander sulimov (21) [1280x768]

Qui de vous me reconnaîtra?Vos yeux, ô filles!
Avec des masques de hiboux
Qui palabrulent sous les lunes

Petits regards, ô cochenilles
Chenilles d’or
au fond au fond
de mes lassitudes
au fond
au fiel profond
Vos yeux sont las

Si je farde ma tempe en rose
Qui de vous me reconnaîtra?

(Louis Calaferte)

Illustration: Alexandre Sulimov

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Elles (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018



 

Leszek Soko  (40) [1280x768]

Elles avaient des lèvres brodées de sourires
doux
rêves de lèvres on ne sait d’où
et des teints de rondes cerises

Elles nous offraient des gâteaux
roses
roses et blancs
avec de la crème dedans
de gros gâteaux pour les enfants

Elles étaient autour de nous
puis disparurent dans le temps

(Louis Calaferte)

Illustration: Leszek Sokol

 

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Tôt ou tard (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



Tôt ou tard
mon Toto
tard ou tôt
mon lascar
ça finit
ça finit sur un lit d’hosto

C’est mon tour aujourd’hui
j’y suis

(Louis Calaferte)

 

 

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Un! deux! trois! quatre! Tous en rond pon! (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018



Un! deux! trois! quatre!

Un! deux! trois! quatre! Tous en rond pon!

Ah! que j’aimais vos cheveux longs…
quand nous jouions, enfants, pleins d’été des campagnes

Au bout de la prairie,ô verte aquarelliste
zinzinule un ruisseau et nous buvons dedans
quand nous avons bien chaud l’eau qui glace les dents

Elles rient! Elles rient!
Je les entends encore…
Un! deux! trois! quatre! Beau colimaçon pon!

Elles rient, elles rient, gorges d’anges harpistes
leurs lèvres neuves sont des grappes de groseilles
luisantes de salive au feu d’or d’un rayon

Ah! que j’aimais ces baisers longs
que je nous supposais, virginales compagnes

En vous quittant le soir j’étais timide et triste
J’en pleurerais encore…

Adieu, vieil horizon
Elles s’en vont, je pars, et s’égrènent les ans
Tout s’espace, tout meurt, on tourne les talons
(Elles avaient des boucles d’argent aux oreilles)

Un! deux! trois! quatre! Allons

Ah! que j’aimais vos blancs jupons pon!

(Louis Calaferte)

 

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Elles brodent (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2018



 

Alexandr Sulimov -    (14)

Elles brodent des artichauts et des soleils
Que sais-je et mon coeur mécontent les leur lapide
Ô demoiselles aux sous-entendus limpides
Boucles d’organza vieux, châteaux des bleus sommeils
Vos paniers, vos héros, vos rires insipides
En ces villages d’autrefois purs et vermeils

Quand les lents troupeaux
Roux et blancs reviennent

Elles inventent des tisons dans leurs regards
Minces ombrelles à rebours folles des jupes
J’avais au moins dix fois mon âge, mol étendard
Doux cadavres que flanquent encore leurs huppes
Enigmatiquement, s’il advient par hasard

Que de lents troupeaux
Roux et blancs reviennent

(Louis Calaferte)

Illustration: Alexandre Sulimov

 

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NOCHE (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2018



chien lune 0 [800x600]

NOCHE

Médaillon de crêpe chinois
piqué sur l’étoffe indolore
du ciel des nuits qu’un chien aboie
vaguement glauque et incolore
glousse la lune

Il est tard près de moi dors bien
je suis arrimé à ma table
j’écris mais sans plus croire à rien
d’un indifférent redoutable
sous la lulune

Le chien aboie
la lune boit
moi je me noie
dans mes lacunes

(Louis Calaferte)

 

 

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La mer est dans tes yeux (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018



La mer est dans tes yeux

Ce n’est pas faute d’en parler
mais nous ne sommes pas allés
en ces dimanches du mois d’août
avec sa plage de galets
à Brighton où il fait si doux

Dans les brumes du lit tes sables sont soyeux
je me laisse endormir au flot de tes écumes
dans tes fonds aux varechs que le plaisir consume
ici la mer est dans tes yeux

Nous n’avons jamais su partir

(Louis Calaferte)

 

 

 

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