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Posts Tagged ‘(Luce Guilbaud)’

Lorsque le soir (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018



Lorsque le soir

Lorsque le soir se calme
à coups de cris d’oiseaux
de lances de criquet
se replient mes nervures
mon regard d’étamine
je déchiffre un langage
de manuscrits de la mer vive
sous la lampe de soie rose
je me couche en diagonale
je m’étale
sur des rêves
à faire chanter les pierres.

(Luce Guilbaud)


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Le dormeur (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018


 

Le dormeur ne sait plus ni le ciel ni le givre
Une main de glace, une main de laine
Une main pour cueillir la lumière
Pour peindre les bleus éblouis du soleil des neiges
L’autre main pour caresser ton front
Pour donner à tes rêves l’absolue certitude
D’un lieu où le bonheur attend.

(Luce Guilbaud)

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Je t’offre un soleil (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Je t’offre un soleil
dans mes mains nues
quelques touches de brume
un dé de pluie
et la ligne bleue des collines

sans guirlande
sans papier cadeau
je t’offre un monde
avec mon coeur

(Luce Guilbaud)

 

 

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Dans ma boîte (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2016



Dans ma boîte

J’aurai une grande boîte
pleine de soleil
pour les jours de pluie
pleine de sourires
pour les jours de grogne
pleine de courage
pour les jours de flemme.

Et dans ma boîte j’aurai aussi
plein de coquillages
pour écouter la mer.

(Luce Guilbaud)

 

 

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Je jouais (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2016



Je jouais

Je jouais à grimper à l’arc-en-ciel
comme à l’échelle
Sur le jaune
j’ai cueilli des boutons d’or
Sur l’orange
j’ai des clémentines
Sur le rouge
des framboises et des cerises
Plus haut, j’ai respiré les violettes
Dans le bleu
j’ai coupé une fenêtre de ciel
pour voir l’indigo
Et je suis tombé par la fenêtre
sur l’herbe verte.

(Luce Guilbaud)

 

 

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