Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘lumière’

Déplacement (Geneviève Pastre)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2017



Déplacement

Ne faites pas une seule chose à la fois
Le soleil n’entre-t-il pas par deux côtés en même temps
Et la lumière ne revient-elle pas du fond du miroir
comme du fond d’un tableau flamand?

Toi aussi traverse intensément le connu

(Geneviève Pastre)


Illustration

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J’ai été (Taliesin Barde celtique)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2017



J’ai été sous de multiples formes
Avant de trouver mon être définitif,
Il m’en souvient très clairement.
J’ai été une lance étroite et dorée,
J’ai été goutte de pluie dans les airs,
J’ai été la plus lointaine des étoiles,
J’ai été mot parmi les lettres,
J’ai été livre dans l’origine,
J’ai été lumière de la lampe.

(Taliesin Barde celtique)

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Nous n’avons pas la réponse aux questions que pose le silence (Amina Saïd)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



 

nous n’avons pas la réponse
aux questions que pose le silence
ni d’explication aux rêves
à peine devinons-nous certains signes

que savons-nous du miracle qui nous réunit
puis de ce qui lentement nous sépare
de ce qui se dit à travers nous
lorsque nous tentons d’écrire
de l’objet réel de notre quête
ou de ce qu’est la plus belle chose du monde

nous ne connaissons ni la part non vécue
de nos vies ni ce que nous ne sommes pas
ni même ce que nous sommes vraiment
ou ce que nous aurions pu être

nous ne connaissons ni la raison du soleil
ni le pourquoi du cercle de la terre du ciel
de la ronde des naissances et des morts

ni les autres noms du néant ceux de la lumière
ni même la vraie couleur du temps
ou les limites de l’âme
ou les chiffres liés à la disparition des astres

pas plus que le centième nom du rien

(Amina Saïd)

 
Illustration: Annabelle Delaigue

 

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Chaque année plus longue (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017




    
Chaque année plus longue, la fin de l’hiver
De cri en cri nous redoutons de suivre les mouettes
qui assaillent la ville les portes n’y font rien, fermées,
ni les corps repliés.
On ne respire que pour soi.

Petite fille, pas même un an, tournée vers la lumière,
pour la première fois nous lui désignons les oiseaux
et tout de suite elle avance les mains comme le souffle
et sur la vitre chaude, que devons-nous dire ?
palpite ou résonne un ciel aussi bleu que ses yeux.

(Pierre Dhainaut)

 

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N’abats pas d’arbre (Hamo Sahian)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



N’abats pas d’arbre
pour mon cercueil
dépose-moi au creux
du tronc d’un vieil arbre
au bord du bois
au sommet de la colline
afin que je puisse
aller trouver
afin que je puisse
aller embrasser
ses racines
et qui sait, peut-être qu’un jour
j’émettrai un jeune arbre
dans la lumière du monde.

(Hamo Sahian)

Découvert ici Poèmes arméniens

Illustration: Aron Wiesenfeld

 

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Les poussières dansent (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



Les poussières dansent
dans un rai de lumière
sieste d’enfance.

(Jean-Hugues Malineau)


Illustration

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Comment se nomme la force (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017




    
Comment se nomme
la force qui change
un cri en buée
la buée en lumière ?

farouche, prodigue,
on s’apprête à la suivre :

on ne craint pas d’obstacle,
il n’y a plus de cibles.

(Pierre Dhainaut)

 

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IL Y A …(Dominique Joye)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017



 

Regard

IL Y A …

Il y a la forêt de roses, certains soirs dans l’extase
Où des orages de soleils coulent à la source de tes yeux.

Il y a les saisons de couleurs, des nuits de ton amour
Comme une étrange liberté à l’ivresse du temps perdu.

Il y a les papillons de lumière qui volent dans nos têtes
Pour oublier l’araignée de la faim endormie dans la raison du sommeil.

Il y a la perte des étoiles dans le froissement du vent
Et ta bouche sur la mienne qui donne l’énergie aux ténèbres.

Il y a la beauté de l’horizon dans la courbure des blés,
Comme la volupté de l’eau des désirs de mon corps.

Il y a la griffe du sang sur l’étendue de la mer
Où la main de notre espace cueille l’orchidée du matin.

Il y a la neige des vagues qui gonfle la voilure de l’ombre
Jusqu’à l’absence d’un regard dans la retenue des astres.

Il y a l’azur de la pluie bu par le pourpre des jasmins
Dans les champs de nénuphars où s’envolent des hirondelles.

Il y a l’étreinte de la souffrance, l’échange d’un sourire
Et le besoin de tes yeux jusqu’à la folie de vivre.

(Dominique Joye)

 

 

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Ce que nous donnons (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    

Ce que nous donnons
Nous le sommes.

Une âme, une lumière
Pour la lumière

(Pierre Dhainaut)

 

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Était-ce tout? (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017



Tout s’oubliera. Les destins de chacun
descendront les marches sombres de l’oubli
pour se fondre dans l’obscurité dernière.
Tout s’éteindra. La tragédie prendra fin,
les lumières s’éteindront, toutes les étoiles du ciel
qui furent témoins du cruel déroulement du drame,
absurde et misérable dans sa perversité.
Vide la scène aux décors défraîchis,
et la petite dague empoisonnée que brandissaient les hommes
les uns contre les autres, jetée sur son tas d’ordures.

L’oubli, le silence. Rien dont se souvenir.
Personne pour se souvenir.
Le vide.

Était-ce tout?
Nous ne le savons pas.

***

Allt skall glömmas. Alla mänskoöden
stiga nedför glömskans skumma trappsteg
för att slockna i det sista mörkret.
Allt skall slockna. Tragedien sluta,
rampen släckas, himlens alla stjärnor
som bevittnat dramats grymma handling,
meningslös och fattig i sin ondska.
Scenen tom, med sjaskiga kulisser,
och den lilla giftdolk mänskor använt
mot varandra bortslängd i sin skräphög.

Glömska, tystnad. Ingenting att minnas.
Ingen som kan minnas.
Tomhet.

Var det allt ?
Det vet vi inte.

(Pär Lagerkvist)

Illustration: Odilon Redon

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