Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘lunaison’

Axiome (Maggy De Coster)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



 cahier

Axiome

Dans mon cahier de brouillon
j’ai brouillé la piste des étoiles
hachuré la courbe des ans
dessiné les contours du futur
schématisé la forme des saisons
tracé le diagramme des tropiques
souligné les paramètres de la vie
illustré les arcanes de l’amour
décalqué les lunaisons des sentiments
Reste à boucler le cycle de ma jeunesse

(Maggy De Coster)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

POUR T’AVOIR, POUR DEVINER (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2018



Illustration: Ettore Tito
    
POUR T’AVOIR, POUR DEVINER

Pour t’avoir là dans la maison
Comme une étoffe toujours blanche
Et sans souci des lunaisons
Te caresser le long des hanches

Pour deviner ta jambe nue
Comme un soleil d’été qui traîne
Dans le ruisseau d’une avenue
Un matin de tristesse humaine

Pour ne savoir te désirer
A chaque instant dans chaque femme
Pour t’aimer comme un beau cheval
Dans la rue pleine de passants

Pour soulever dans ton sourire
Un ciel d’automne ses pommiers
Pour balayer d’une main large
Les flocons noirs du souvenir
J’ai retrouvé tout mon courage.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

IL S’EN PASSE DES CHOSES PENDANT QUE VOUS DORMEZ… (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2015



IL S’EN PASSE DES CHOSES
PENDANT QUE VOUS DORMEZ…

Pendant que Dieu montre du doigt
Aux vents les routes de l’espace,
Vois le chêne qui se déplace
Dans ses gros pantalons de bois !

Arrêtez la fuite des arbres
Leurs quadrilles intermittents,
Et vite, changez-les en marbres
Alors qu’il en est encor temps !

Croyez-vous que l’orme s’endorme
Lorsque les volets sont fermés ?
Eh non. Il va voir d’autres ormes,
Tous ceux qu’il a le plus aimés.

Dans les tréfonds des nuits du monde
Immobiles sous la clarté,
Les tilleuls aussi se répondent
De tous leurs parfums exaltés.

La truffe fleure au bas des pierres
Éparse aux taillis maigriots.
La source entr’ouvre ses paupières.
Les sapins frottent leurs griots.

Les buissons dansent sous la lune
Où l’églantier se tend la main.
Des forêts, il n’en est pas une
Qui soit telle le lendemain.

Et toujours cette sarabande
Se bouscule aux quatre saisons
Que les loups désertent en bande
Noire sur l’or des lunaisons.

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :