Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘lustrer’

A l’aurore (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



 

bécasse

A l’aurore
La bécasse lustre ses ailes
Cent fois.
Mais les nuits où tu ne viens pas,
Moi,j’en compte le nombre.

(Anonyme)

Illustration

 

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LA CONDUITE DE LA BÊTE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2018



Illustration: Catherine Herbo
    
LA CONDUITE DE LA BÊTE

On vient enfin sortir
de sa bauge assombrie
la bête sans remords
au poil lissé et lustré
son oreille a frémi
et des milliers comme elle
ont traversé les siècles avec lenteur
il a gelé à pierre fendre
au plus noir des celliers
et même dans les chambres
mais un soleil pâle
va bientôt se montrer
sur l’immense route de l’hiver.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ennui (Alexàndra Galanou)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2018



Illustration
    
Ennui

Du dimanche immobile
l’ennui
coule en des pensées
traînantes,
errances de la mémoire,
viols de sépultures d’amours.

Et tandis que le jour
te dépasse,
tu retournes
les tiroirs
et cherches
lustrant les souvenirs ternis
à te souvenir…
Quand l’as-tu reçu, ton premier baiser ?
L’été dans les dunes
ou un soir noyé sous la pluie ?
La couleur de ses yeux ?
Sa chemise était-elle
vraiment bleu ciel ?

***

(Alexàndra Galanou)

 

Recueil: Dans les recoins des mots
Traduction:
Editions: Circé

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LÉDA (Rubén Darío)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2018



Illustration: Mariano Fortuny Madrazo
    
LÉDA

Le cygne paraît de neige dans la nuit,
et son bec est d’ambre quand l’aube reluit ;
le crépuscule suave qui bientôt se perd
rosit les ailes candides de sa lumière.

Et puis, sur les ondes du lac azuré,
après que l’aurore perdit sa teinte vermeille,
les ailes tendues et le col recourbé,
le cygne est d’argent, baigné de soleil.

Tel est-il, quand il lustre ses plumes de soie,
olympique oiseau que l’amour a meurtri,
et dans les flots sonores, viole Léda,
un bec recherchant les lèvres cramoisies.

La belle soupire, dévêtue et vaincue,
et pendant que ses plaintes s’envolent au vent,
des vertes profondeurs d’un feuillage dru
étincellent les yeux troubles de Pan.

(Rubén Darío)

 

Recueil: Chants de vie et d’espérance
Traduction: Lionel Igersheim
Editions: Sillage

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