Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘main’

La statue (Robert Calmel)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2017



Illustration: Praxitèle
    
La statue

Pourquoi cette statue antique
D’une déesse en marbre blanc
A la nudité impudique
A-t-elle un attrait si troublant?

Je trouve admirable sa pose.
Je resterais à rêvasser
Devant cette oeuvre grandiose
Sans jamais pouvoir me lasser.

L’artiste durant des semaines.
A dû parfaire patiemment
Ce chef-d’oeuvre afin qu’il devienne
Un véritable enchantement.

J’essaie d’imaginer celle
Qui a transfiguré sa main,
Aujourd’hui il ne reste d’elle
Ou’une sculpture au corps divin

(Robert Calmel)

 

Recueil: Pétales d’Or

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Pleuvent les pluviers dans la nuit (Nakatsuka Ippekirô)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

Pleuvent les pluviers dans la nuit –
si froide
les mains de celle que j’aime

(Nakatsuka Ippekirô)

Illustration

 

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Où sont vos mains (Serge Sautreau)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017




    
Où sont vos mains
lueurs farouches de presque joie
en presque enfer?

Que voulez-vous prouver vous qui n’y pouvez rien?

Quand ça étouffe quand ça écrase quand ça cisaille
où sont vos mains?

(Serge Sautreau)

 

Recueil: L’ANTAGONIE
Editions: Gallimard

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Rien (François Caradec)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017




    
Rien

Entre deux rives entre deux bords la vie la mort
entre deux mots entra deux airs
entre nous deux

il n’y a place à rien
il n’y a rien
que ma main
et ta main
et
rien.

(François Caradec)

 

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Là (François Caradec)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017




    

Une toute petite place
où poser
ma main.

(François Caradec)

 

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S’agripper à la pomme quand tu parles d’une pomme (Israël Eliraz)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017



s’agripper à la pomme
quand tu parles d’une pomme.

Vérifier si le vers paisible (comme
un principe) ne t’a pas précédé.

Trouver une langue qui
suscitera un intérêt
et sans effort.

Montre tes mains vides
et enfouis-toi dans
le réel

où se trouve toujours une
chose simple, un objet
éclaté dans l’après-midi.

Chercher toujours à retenir quelque chose.

*******

le temps d’aller vers l’ouvert

le temps de se taire

le temps de prendre le souffle
de le perdre

dans les jours qui viennent

(avant que tout cela ne devienne
trop abstrait)

(Israël Eliraz)

Découvert chez Lara ici

Illustration: George Pyatigorets

 

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ON MEURT SANS MÊME SE REGARDER MOURIR (Franck Venaille)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017



 

ON MEURT SANS MÊME SE REGARDER MOURIR

On meurt sans
même se
regarder mourir.

Vous le disiez.

Sa propre main
sur les yeux.

Tu le craignais.

Peut-être afin
d’enfermer puis de coudre
à jamais cette image.

Dans le sac.

Mais l’obscurité
qu’annonce-t-elle
au juste?

On la dit soeur
incestueuse
de la flamme.

De cette lumière
qui nous anime.

Avant d’en terminer.

Les mains jointes
de force.

(Franck Venaille)

 

 

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Ma tête est un écrou (Pierre Della Faille)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




    
Ma tête est un écrou, ma main une clé anglaise.
Elsa vient d’accoucher d’un transistor.

Son cerveau est un écran, son œil un commutateur.
Elle m’offre au dîner un steak de mazout surgelé.
Où sont nos piscines d’antan ?

Le soleil nous est vendu
dans un suaire en cellophane

(Pierre Della Faille)

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Je fais l’école buissonnière (Roger Foulon)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



Illustration
    
Je fais l’école buissonnière
Sous la tendresse de tes mains,
Tout y est chaud comme ton souffle
Quand je t’aime par grands orages.

(Roger Foulon)

 

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Poète (Jean Dauby)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



    

Illustration: Gao Xingjian

Poète,

Il faut garder les chants d’amour au fond des gorges,
ne pas laisser les mains écrire leurs caresses
et les yeux refléter les splendeurs visitées.
Le plaisir doit dormir dans les chambres secrètes
et les amants se taire.

Il faut clamer les chants de peur sur les sommets,
les thrènes de pitié tout au long des chemins,
les cris de liberté aux échos des forêts,
les dures vérités à la face des mers
et toujours avoir faim.

Ton coeur et tes amours n’intéressent personne.
Les fleurs et les oiseaux sont morts sous ton stylet.
Ecoute, écoute les balbutiements des hommes,
et que ta chair et que ton sang se fassent verbe
pour habiter en tous.

(Jean Dauby)

 

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