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Poésie

Posts Tagged ‘manger’

Cette Lumière (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



Cette Lumière
n’est pas à décrire
elle se boit
ou se mange

(Abdellatif Laâbi)

Illustration: ArbreaPhotos

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Dans le riz gluant (Nadine Cabarrot)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2018



baguettes-plantées-riz

Dans le riz gluant.
Je mange avec les baguettes
comme sur des échasses.

(Nadine Cabarrot)

Illustration

 

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Les oiseaux du désert (Jacqueline Beaugé-Rosier)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018



Arbre-Désert-Oiseaux 8 

Les oiseaux du désert

les oiseaux du désert ont goûté dans mes mains
et mon rêve défunt
s’effrite entre mes doigts

encore j’aurais voulu pour le sel de ce rêve
chanter tes yeux d’oiseau
la vie m’a refusé cette joie ce bonheur

pour naître à ton soleil et manger à la table
où s’accoude mon coeur
et je n’aurai d’autres yeux d’autres mains
d’autres lèvres que les tiens mon amour

or ton absence saigne sur mon âme blessée
en vain je fuis les ombres qui me cachent ta vue
de moi la vie s’épuise à ne rien dire ou taire
mon amour qui voulus me donner ton soleil

(Jacqueline Beaugé-Rosier)

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CHANSON DU LOUP ET DE LA BERGÈRE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018




    
CHANSON DU LOUP ET DE LA BERGÈRE

Les guitares, les cithares
Les tambours et le printemps,
Les vielles, les violes…
Mais la reine d’un sourire
Brise ces vergers chantants :

« Ta chèvre est dans le trèfle, Maria,
Ta chèvre est dans le trèfle
Dans le trèfle du roi, Maria,
Dans le trèfle du roi. »

« Va la chercher, ma chèvre,
Mon beau chien de berger.
Tu auras du pain d’orge
Et des os à ronger. »

Quand il fut à la chèvre
Les loups l’avaient mangée.
Ma bergère, bergeronnette,
Ma bergère en a pleuré.

Ma bergère, bergeronnette,
Ma bergère en a pleuré.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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CHANSON DES MARINS DE NANTES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Gildas Flahault
    
CHANSON DES MARINS DE NANTES

C’est les marins de la marine
Qui mangent que des haricots,
N’ont que de l’eau salée z’à boire,
Pas un sou dans le boursicot.
Ho hisse hého.

C’est les marins de la marine
Qui prennent des coups de chicot,
Qui crèvent sous la discipline
Des quartiers-maîtres corsicots.
Ho hisse hého.

Nous, on a le pain et le vin,
Et le bordel et l’aventure
De la fille de premier grain
Et du roulis dans la mâture.
Ho hisse hého.

Nous, on est les marins de Nantes
Les marins du commerce ô gué,
Les gars de la « Julie-Galante »,

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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CHANSON D’HEUREUX MARIAGE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



    

CHANSON D’HEUREUX MARIAGE

Viens-t’en ma Jeannette
Entre chien et loup,
Avec la musette
Les soirs seront doux.

Manger des châtaignes,
Boire du vin doux,
Parler de la noce,
Qui sonnera pour nous.

Avec la musette
C’est toujours la fête.

Nous achèterons un âne
Ni long, ni rond : un pousse-cailloux
Pour promener notre femme
Sur la route de Charroux.

Avec la musette
Les soirs seront doux.

Même si nous portons des cornes,
Nous ne serons point jaloux.
Ça pousse quand on s’amuse
Au son de la cornemuse.

Avec la musette
C’est toujours la fête.

Cornes branchues comme houx,
C’est bon signe pour l’époux.
C’est que la femme est jolie,
Quand elle n’est pas toute à vous.

Avec la musette
C’est toujours la fête,
Avec la musette
Les soirs seront doux.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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LA JUMENT FAMILIÈRE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Véronique Favereau
    
LA JUMENT FAMILIÈRE
A Maurice Genevoix.

Une grande jument morte
Qui galope dans mes nuits.
Ce n’est pas un cauchemar
Mais un soupir de l’enfance.

Une grande jument blanche,
Grave, douce et débonnaire,
Dans un silence de tonnerre
Passe entre les haies en fleurs.

Mon grand-père tient les rênes,
Chapeau melon sur les yeux.
La fumée des cigarettes
Monte droit dans le soir bleu.

Buissons fleuris d’amertume…
La rivière parle bas;
Le village dort au son des enclumes,
Puis s’allume, feu par feu.

Mais voici, mangée de pluie,
Mangée de neige et de vent
La grande nuit intérieure
Où je me penche souvent,

Où la jument trotte l’amble…
Grande et douce jument morte
Qui fut de notre famille
Et qui finit humblement.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Cette lumière (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Cette lumière
n’est pas à décrire
elle se boit
ou se mange

(Abdellatif Laâbi)


Illustration

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LE MALHEUR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018



Illustration
    
LE MALHEUR

C’est si peu que de nous
redit la prudente à l’asile
dans le même moment
tout conspire
à de longues alarmes
le pain est mal levé
mangeons-le quand même prononce une mère
vouée au sort mauvais
la tante le disait bien
blafarde et si peu sereine
que construire une maison
restait la plus belle espérance
pourtant la musique toujours l’endormait.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

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Par les portails de Sinera (Salvador Espriu)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2018



    

Par les portails de Sinera
je passe en mendiant des miettes
de vieux souvenirs. Les rues
silencieuses résonnent
de la faible prière inutile.
Nulle charité ne me taille
le pain que je mangeais,
le temps perdu. Seuls
m’attendent, pour me faire l’aumône,
de fidèles cyprès très verts.

***

Pels portals de Sinera
passo captant engrunes
de veils records. Ressona
ais carrers en silenci
el feble prec inútil.
Cap caritat no em llesca
el pa que jo menjava,
el temps perdut. M’esperen
tan sols, per fer-me almoina,
fidels xiprers verdíssims.

(Salvador Espriu)

 

Recueil: Cimetière de Sinera
Traduction: Mathilde et Albert Bensoussan et Denise Boyer
Editions: Ibériques

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