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Poésie

Posts Tagged ‘manière’

Elle découperait sur l’arbre Rose (Gertrude Stein)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



Ernesto Arrisueño -infinity

 

elle découperait sur l’arbre Rose est Rose est Rose est Rose est Rose
jusqu’à ce qu’il soit allé toute la manière autour.

(Gertrude Stein)

Illustration: Ernesto Arrisueño

 

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L’oeil de la solitude (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2019



Illustration: Odilon Redon
    
L’oeil de la solitude
surveille l’amour.

L’amour ne devrait pas être surveillé
mais quelquefois il dévaste ce qu’il aime,
ravage ce qu’il n’aime pas
ou se détruit lui-même.

L’amour a toujours été un danger pour l’homme,
peut-être aussi pour les dieux.
L’amour a besoin de surveillance.
Même la fleur a besoin de surveillance.

Et seule l’inébranlable solitude
qui s’enracine en nous comme une dure vigie
peut nous sauver de ces furies
tandis qu’elle veille sur ses abîmes.

D’ailleurs cet oeil de solitude concentrée
n’est-il pas aussi une autre sorte d’amour,
sa manière la plus réservée et juste ?

***

El ojo de la soledad
vigila al amor.

El amor no debería ser vigilado,
pero a veces devasta lo que ama,
asuela lo que no ama
o se destruye a sí mismo.

El amor siempre ha sido un peligro para el hombre,
quizá también para los dioses.
El amor necesita vigilancia.
Hasta la flor necesita vigilancia.

Y sólo la soledad inquebrantable
que se afinca en nosotros como un duro vigía
puede salvarnos de esas furias
mientras custodia sus abismos.

Además ese ojo de concentrada soledad
¿no es también otra especie de amor,
su forma mas recatada y cierta?

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Il n’y a qu’une manière aujourd’hui de parler de spiritualité (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Illustration: Elena Kolotusha
    
Il n’y a qu’une manière aujourd’hui
de parler de spiritualité,

c’est de l’allier à l’humour, à la poésie,
à une philosophie au pied vif.

Ce qui est lourd n’a pas d’avenir.

(Christiane Singer)

 

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Mais parler (Akira Mizubayashi)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018



Illustration: Chantal Dufour
    
Mais parler, cette étrange manie de l’homme,
que ce soit dans votre propre langue ou dans celle qui vient d’ailleurs,
n’est-ce pas au fond un acte qui défie la pudeur?

Parler, c’est exposer sa voix nue,
dévoiler par sa voix sa manière absolument singulière d’exister,
donc s’exposer à nu, une dénudation d’une certaine façon?

… Parler, c’est quelque part résister à la pudeur.

(Akira Mizubayashi)

 

Recueil: Une langue venue d’ailleurs
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le plus beau poème du monde (Georges Perros)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018



Illustration
    
Le plus beau poème du monde
ne sera jamais qu’un pâle reflet
de ce qu’est la poésie:

une manière d’être, d’habiter, de s’habiter.

(Georges Perros)

 

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A la racine de la parole (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2018




    
A la racine de la parole
jouent diverses amours,
mais aussi une sombre couleur,
pareille aux drapeaux d’une bataille perdue.

Parler c’est vivre d’une autre manière,
mais aussi mourir d’une autre manière,
comme si vivre était mourir,
comme si mourir était vivre.

A la racine de la parole
tout amour va au-delà de ce qu’il aime,
mais en ramène une fleur imprudemment obscure
et reconnaît qu’il n’ira pas plus loin.

De là vient qu’après la parole
à sa racine s’ouvre un espace sans passion ni sarcasme,
un espace d’où peut librement se lever
l’absence plus qu’humaine qui habite dans l’homme.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie verticale 2
Traduction:
Editions:

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L’unique manière de recevoir (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2018


 


Illustration: Michel Ange
    
L’unique manière de recevoir une création
est de la créer à nouveau.
Et peut-être de se créer avec elle.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie et Réalité
Traduction: Jean-Claude Masson
Editions: Lettres Vives

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Dont acte… (Marc Dugardin)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018




    
dont acte…
espérance — un mot
que l’on reçoit
à la manière d’une gifle
ou d’un coup de sabot

toujours plus nombreuses
les feuilles des arbres
se précipitent
dans le feu des sacrifices

quant au rêve
il claque contre le mur
comme un volet
qu’on n’aurait pas attaché

(Marc Dugardin)

 

Recueil: Quelqu’un a déjà creusé le puits
Traduction:
Editions: Rougerie

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Un bruit de fers qui s’entrechoquent (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2018



Un bruit de fers qui s’entrechoquent avait lieu dans ma tête dès que je prenais la plume.
Duel entre deux mots, deux manières d’exprimer le même sentiment et la même situation.
Comment faire pour que le mot tristesse soit aussi chargé en désolation que le mot « Hozn »,
que le mot arbre soit aussi feuillu que le mot « chagarat »?
Comment réunir dans un même corps deux langues aux antipodes l’une de l’autre?
Ce qui est beau pour l’une ne l’est pas pour l’autre.
L’humour dans l’une devenant sarcasme dans l’autre.
Ecrire deux langues en une était mon rêve.

(Vénus Khoury-Ghata)

Découvert chez Lara ici

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Hey, c’est impossible de se dire adieu (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Edvard Munch
    
Hey, c’est impossible de se dire adieu

{Hey, c’est impossible de se dire adieu}

Je t’aimais le matin, nos baisers profonds et chauds
Tes cheveux sur l’oreiller comme une tempète d’or endormie

Oui, beaucoup ont aimé avant nous, je sais que ce n’est pas nouveau
Dans la ville et dans la forêt ils ont souri comme nous
Mais ils se sont éloignés et toi et moi devons essayer
Tes yeux s’adoucissent de chagrin
Hey, c’est impossible de se dire adieu

Je ne cherche personne d’autre pendant que je vagabonde
Raccompagne-moi jusqu’au coin, nos pas rimeront toujours
Tu sais que mon amour va avec toi comme le tien reste avec moi
C’est juste la manière qui change, comme le rivage et la mer
Mais ne parlons pas d’amour ou de chaînes ou des choses que nous ne pouvons délier
Tes yeux s’adoucissent de chagrin
Hey, c’est impossible de se dire adieu

Je t’aimais le matin, nos baisers profonds et chauds
Tes cheveux sur l’oreiller comme une tempête d’or endormie

Oui, beaucoup ont aimé avant nous, je sais que ce n’est pas nouveau
Dans la ville et dans la forêt ils ont souri comme nous
Mais ne parlons pas d’amour ou de chaînes ou des choses que nous ne pouvons délier
Tes yeux s’adoucissent de chagrin
Hey, c’est impossible de se dire adieu

***

Hey, That’s no Way to Say Goodbye

I loved you in the morning, our kisses deep and warm
Your hair upon the pillow like a sleepy golden storm
Yes, many loved before us, I know that we are not new
In city and in forest, they smiled like me and you
But now it’s come to distances and both of us must try
Your eyes are soft with sorrow
Hey, that’s no way to say goodbye
I’m not looking for another as I wander in my time
Walk me to the corner, our steps will always rhyme
You know my love goes with you as your love stays with me
It’s just the way it changes like the shoreline and the sea
But let’s not talk of love or chains and things we can’t untie
Your eyes are soft with sorrow
Hey, that’s no way to say goodbye
I loved you in the morning, our kisses deep and warm
Your hair upon the pillow like a sleepy golden storm
Yes, many loved before us, I know that we are not new
In city and in forest they smiled like me and you
But let’s not talk of love or chains and things we can’t untie
Your eyes are soft with sorrow
Hey, that’s no way to say goodbye

(Leonard Cohen)

 

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