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CHENGDU (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2019




    
CHENGDU

Les nuages qui survolent les montagnes de Jade
ressemblent aux changements de l’histoire
– Du Fu –

Les fleurs s’épanouissaient de manière charmante
aux alentours tout était vert
paisible et rêveur
tels les pandas dans les arbres.

La poésie résonnait en langues
que l’on pouvait ou non comprendre.
Les chinois récitaient leurs poèmes à gorge déployée
annonçant Le changement ?

Fascinants la danse et le show,
mais le poète restait prudent
méditant et inquiet
de l’avenir du temps.

(Poème écrit pour le Festival International de Poésie de Chengdu, Chine 2019)

***

CHENGDU

Flying clouds over the Jade Mountains
Are like the changes of history
– Du Fu

Flowers were blooming so gaily,
and all around was green
peaceful and dreamingly
like the pandas in the trees.

Poetry echoed in tongues
One could or couldn’t understand.
Chinese poems were shouted,
announcing The Change?

The dance and the show were fascinating.
But the poet remained thoughtful,
meditating and questioning
the future of Time.

***

成 都


玉垒浮云变古今
——杜甫


花朵如此欢快地绽放,
周围绿草茵茵
宁静而梦幻
就像熊猫在树上


诗歌语言中回响
你能或不能理解
中国诗歌被吼叫
在宣告“改变”?


舞蹈和表演很迷人
但诗人仍然在沉思
在冥想和怀疑
时间的未来。

***

Λουλούδια

Χαρούμενα π’ ανθίζουν τα λουλούδια
με πράσινο ένα γύρο
σαν τ’ όνειρο αθώο
σαν πάνδας μες στα δέντρα

Ποίηση που ηχεί σε γλώσσες
που δεν καταλαβαίνεις.
Κινέζικα ποιήματα ακούστηκαν
που ανακοίνωναν την Αλλαγή

Χορός και χιόνι γιόρταζαν
μα σκεπτικός ο ποιητής
ρωτά και διαλογίζεται
χρόνο μελλοντικό.

***

CHENGDU

De wolken die over het Jadegebergte voorbijtrekken
zijn zoals de veranderingen van de geschiedenis
Du Fu

De bloemen bloeiden zo liefelijk
en overal rond was het groen
vredig en dromerig
zoals de panda’s in de bomen.

Poëzie weerklonk in talen
die men al dan niet begrijpen kon
De Chinezen reciteerden hun gedichten luidkeels,
verkondigend De Verandering?

Fascinerend de dans en de show,
maar de dichter bleef bedachtzaam
mediterend en bezorgd
over toekomst van de tijd.

***

CHENGDU

Las nubes que pasan sobre las montañas de jade
son como los cambios de la historia
Du Fu

Las flores germinaban alegremente
y todo alrededor era verde
pacífico y soñador
como los pandas en los árboles.

La poesía resonaba en los idiomas
que uno podía entender o no
Gritaban sus poemas los chinos
¿anunciando El Cambio?

Fascinante fue el baile y el espectáculo,
pero el poeta permaneció pensativo,
meditando y cuestionando
el futuro del tiempo.

***

CHENGDU

Fliegende Wolken über den Jadebergen
Sind wie die Veränderungen der Geschichte.
– Du Fu

Die Blumen blühten so heiter,
und überall herum war grün.
friedlich und verträumt
wie die Pandas in den Bäumen.

Die Poesie erklang in Sprachen
die man entweder oder nicht verstehen konnte.
Die Chinesen deklamierten ihre Gedichte lärmend/laut,
verkündigend Die Veränderung?

Faszinierend der Tanz und die Schau,
aber der Dichter blieb nachdenklich,
meditieren und besorgt
über die Zukunft der Zeit.

***

CHENGDU

Flying clouds over the Jade Mountains
Are like the changes of history
– Du Fu

Flowers were blooming so gaily,
and all around was green
peaceful and dreamingly
like the pandas in the trees.

Poetry echoed in tongues
one couldn’t understand.
Chinese poems were shouted,
announcing The Change?

The dance and the show were fascinating.
But the poet remained thoughtful,
meditating and questioning
the future of Time.

***

CHENGDU

Le nuvole che volano sopra le montagne di Giada
sono come i cambiamenti della storia
– Du Fu

Con tale gioia sbocciavano i fiori,
e tutto intorno era verde
nella pace nel sogno
come i panda sugli alberi.

Eco di poesia sulle lingue
che nessuno poteva capire.
poesie erano gridate in cinese,
annunciando il Cambiamento?

Lo spettacolo e la danza erano affascinanti.
ma il poeta rimase pensieroso,
meditabondo e perplesso
sul futuro del Tempo.

***

CHENGDU

As nuvens que passam sobre as montanhas de jade
são como as mudanças da história
Du Fu

As flores germinavam alegremente
e tudo ao redor era verde
pacífico e sonhador
como os pandas nas árvores.

A poesia ressoava nos idiomas
que cada um podia entender ou não
gritavam os chineses os seus poemas
anunciando A MUDANÇA?

Fascinante foi o baile e o espetáculo
mas o poeta permaneceu pensativo,
meditando e questionando
o futuro do tempo.

***

CHENGDU

Norii plutesc deasupra munților de jad
asemeni trecătoarelor schimbări istorice
– Du Fu

Creșteau voioase florile
și-n jurul lor era totul de-un verde
la fel de pașnic și de visător
ca urșii panda tolăniți pe ramuri.

Vibrau în aer poezii
pe limbi neînțelese.
Chineze vorbe, oare prevesteau
Schimbarea presupusă?

Pașii și jocul fascinant
poetului nu-i alungară tulburarea,
rămase meditând îngrijorat,
la mersul vremurilor viitoare.

***

***

(Germain Droogenbroodt)

 

Recueil: ITHACA 604
Traduction: Français Germain Droogenbroodt Elisabeth Gerlache / Anglais Germain Droogenbroodt / Chinois William Zhou / Grec Manolis Aligizakis / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Espagnol Rafael Carcelén / Allemand Wolfgang Klinck / Anglais Stanley Barkan / Italien Luca Benassi / Portugais José Eduardo Degrazia / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Hébreu Dorit Wiseman / Indi Jyotirmaya Thakur /
Editions: POINT

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Un testament d’équinoxe (Edouard J. Maunick)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2019



Illustration: Raymond Douillet
    

Un testament d’équinoxe

… si parler le poème
est une manière de vivre /
alors / j’ai bien vécu
le temps de tous les mots
sédentaires et nomades
dont j’ai forgé le sens
jusqu’au dire infini
du pain et de la boue /
des arbres et des grands vents /
des noces à jamais vives
des îles et de l’ailleurs /
à ma passion rebelle
à tout agenouillement /
mes bruyants soliloques
au nom des petites terres
et de la mienne en propre /
j’ai joint le tressaillement
des choses de la vie /
mais aussi de la mort /
si Dieu est une question /
peu importe la réponse /
l’éternité s’épelle /
elle ne s’écrit que peu.

(Edouard J. Maunick)

 

Recueil: Bris de vers Les émeutiers du XXè siècle
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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L’indéfinissable (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2019



Manière
De rendre hommage
A l’indéfinissable
Qui nous talonne.

(Guillevic)

Illustration: ArbreaPhotos

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De manière obscure (Jorge Luis Borges)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2019



 

De manière obscure
les livres, gravures et clefs
connaissent mon sort.

(Jorge Luis Borges)

Illustration

 

 

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Elle découperait sur l’arbre Rose (Gertrude Stein)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



Ernesto Arrisueño -infinity

 

elle découperait sur l’arbre Rose est Rose est Rose est Rose est Rose
jusqu’à ce qu’il soit allé toute la manière autour.

(Gertrude Stein)

Illustration: Ernesto Arrisueño

 

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L’oeil de la solitude (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2019



Illustration: Odilon Redon
    
L’oeil de la solitude
surveille l’amour.

L’amour ne devrait pas être surveillé
mais quelquefois il dévaste ce qu’il aime,
ravage ce qu’il n’aime pas
ou se détruit lui-même.

L’amour a toujours été un danger pour l’homme,
peut-être aussi pour les dieux.
L’amour a besoin de surveillance.
Même la fleur a besoin de surveillance.

Et seule l’inébranlable solitude
qui s’enracine en nous comme une dure vigie
peut nous sauver de ces furies
tandis qu’elle veille sur ses abîmes.

D’ailleurs cet oeil de solitude concentrée
n’est-il pas aussi une autre sorte d’amour,
sa manière la plus réservée et juste ?

***

El ojo de la soledad
vigila al amor.

El amor no debería ser vigilado,
pero a veces devasta lo que ama,
asuela lo que no ama
o se destruye a sí mismo.

El amor siempre ha sido un peligro para el hombre,
quizá también para los dioses.
El amor necesita vigilancia.
Hasta la flor necesita vigilancia.

Y sólo la soledad inquebrantable
que se afinca en nosotros como un duro vigía
puede salvarnos de esas furias
mientras custodia sus abismos.

Además ese ojo de concentrada soledad
¿no es también otra especie de amor,
su forma mas recatada y cierta?

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Il n’y a qu’une manière aujourd’hui de parler de spiritualité (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Illustration: Elena Kolotusha
    
Il n’y a qu’une manière aujourd’hui
de parler de spiritualité,

c’est de l’allier à l’humour, à la poésie,
à une philosophie au pied vif.

Ce qui est lourd n’a pas d’avenir.

(Christiane Singer)

 

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Mais parler (Akira Mizubayashi)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018



Illustration: Chantal Dufour
    
Mais parler, cette étrange manie de l’homme,
que ce soit dans votre propre langue ou dans celle qui vient d’ailleurs,
n’est-ce pas au fond un acte qui défie la pudeur?

Parler, c’est exposer sa voix nue,
dévoiler par sa voix sa manière absolument singulière d’exister,
donc s’exposer à nu, une dénudation d’une certaine façon?

… Parler, c’est quelque part résister à la pudeur.

(Akira Mizubayashi)

 

Recueil: Une langue venue d’ailleurs
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le plus beau poème du monde (Georges Perros)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018



Illustration
    
Le plus beau poème du monde
ne sera jamais qu’un pâle reflet
de ce qu’est la poésie:

une manière d’être, d’habiter, de s’habiter.

(Georges Perros)

 

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A la racine de la parole (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2018




    
A la racine de la parole
jouent diverses amours,
mais aussi une sombre couleur,
pareille aux drapeaux d’une bataille perdue.

Parler c’est vivre d’une autre manière,
mais aussi mourir d’une autre manière,
comme si vivre était mourir,
comme si mourir était vivre.

A la racine de la parole
tout amour va au-delà de ce qu’il aime,
mais en ramène une fleur imprudemment obscure
et reconnaît qu’il n’ira pas plus loin.

De là vient qu’après la parole
à sa racine s’ouvre un espace sans passion ni sarcasme,
un espace d’où peut librement se lever
l’absence plus qu’humaine qui habite dans l’homme.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie verticale 2
Traduction:
Editions:

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