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Posts Tagged ‘mappemonde’

SUR LES QUAIS (Roselyne Parisot)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2018



 

Wilhelm Hammershoi 3_3 [1280x768]

SUR LES QUAIS

J’ai tant vu des bateaux au ventre plein de rêves
Qui décrochaient la grève et l’emmenaient radeau
J’ai tant vu des bateaux qui faisaient tour du monde
Qui faisaient mappemonde et se noyaient dans l’eau

Mais moi je suis resté sur les quais en partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté sur les quais sur les quais

J’ai tant vu de ces trains aux fumées qui s’échappent
Accrochées en écharpe pour tenir chaud au loin
J’ai tant vu de ces trains qui faisaient tour de gare
Qui faisaient pas d’histoires mais se perdaient lointains

Mais moi je suis resté sur les quais en partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté sur les quais sur les quais

J’ai tant vu des avions aux ailes de promesses
Qui s’envolaient sans cesse vers des pays vision
J’ai tant vu des avions qui crevaient les nuages
Qui faisaient des orages et tombaient sans raison

Mais moi je suis resté à rêver de partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté
Et moi je suis resté
Et moi je suis resté
A rêver de m’en aller, de m’en aller.

(Roselyne Parisot)

Illustration: Wilhelm Hammershoi

 

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De quelle école (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2017



De quelle école le monde
est-il la mappemonde ?

(Laurent Albarracin)

 

 

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Les quolibets étaient cactus (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



 

Les quolibets étaient cactus
les injures jetaient des pierres
mais ils s’émouvaient du bleu des mers
asservi en mappemondes
ou du ciel abattu par l’étang

Les soirs de pleine lune des appels
indéfinissables pouvaient leur parvenir
d’avant le temps
quand rien n’avait de nom

(Georges Bonnet)

 

 

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Ce peu (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2016



 


Ce peu

Ce peu d’océan, arrivant de loin,
Mais c’est moi, c’est moi qui suis de ce monde,
Ce navire errant, rempli de marins,
Mais c’est moi, glissant sur la mappemonde,
Ce bleu oublié, cette ardeur connue
Et ce chuchotis au bord de la nue,
Mais c’est moi, c’est moi qui commence ici,
Ce cœur de silence étouffant ses cris,
Ces ailes d’oiseaux près d’oiseaux sans ailes,
Mais c’est moi, c’est moi dans l’humain souci.
Courage partout, il faut vivre encore
Sous le ciel qui n’a plus mémoire de l’aurore !

(Jules Supervielle)

Illustration: Evgeni Gordiets

 

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JE NE DÉSIRE VOIR NI MÉDÉE NI JASON (Jean Froissart)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2016



Je ne désire voir ni Médée ni Jason,
Ni continuer à lire la mappemonde,
Ni écouter Orphée et sa musique,
Ni voir Hercule qui parcourut le monde,
Ni Lucrèce qui fut si bonne et pure,
Ni Pénélope non plus, car, par saint Jame,
Je vois assez, puisque je vois ma dame.

Je ne désire voir ni Vergile ni Platon,
Ni par quel art eurent si grande faconde,
Ni Léandre, qui, seul, sans naviron
Nageait dans la mer forte et profonde,
Tout pour l’amour de sa dame la blonde,
Ni nul rubis, saphir, perle ni jame :
Je vois assez, puisque je vois ma dame.

Je ne désire voir le cheval Pégasse
Qui court plus vite en l’air que ne vole l’hirondelle,
Ni l’image que fit Pygmalion,
Qui n’eut jamais sa pareille au monde,
Ni Eole, qui pousse les ondes de la mer.
Si l’on veut savoir pourquoi, c’est parce que, par mon âme,
Je vois assez, puisque je vois ma dame.

(Jean Froissart)

Illustration: Léonard de Vinci

 

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Coquillage (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2015



 

 

On m’a offert un coquillage.

Il y chante
une mer de mappemonde
et l’eau emplit mon coeur
avec ses petits poissons
d’ombre et d’argent.

On m’a offert un coquillage.

(Federico Garcia Lorca)

Illustration: William Bouguereau

 

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