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Posts Tagged ‘(Marc Alyn)’

Foisonnant de fleurs (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2020



 

Jeanie Tomanek redwingtree [1280x768]

Foisonnant de fleurs

Il pousse au fond de moi mille rameaux secrets,
Mon âme de plein vent frissonne de feuillages,
J’ai le coeur foisonnant de fleurs, de fruits sauvages
Et mon sang a le bruissement de la forêt

(Marc Alyn)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Sous le signe des Poissons (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2020



 

Josephine Wall  Poisson

Sous le signe des Poissons

Né sous le signe des Poissons,
En mars, dans la Marne aux yeux verts,
Je reconnais la source au son:
Je suis un rêveur de rivières.

Mes aïeux venaient de la Meuse
Qui ronronne au coeur de l’hiver,
Et moi j’ai l’âme trop rieuse:
je suis un rêveur de rivières.

Lorsque je vivais dans la Seine
C’était pour mon coeur un enfer
Tant il y nageait de sirènes:
Je suis un rêveur de rivières.

Où couler les jours les plus doux?
Le Nil est chaud, le Yang-Tsé clair,
L’Amour est loin dont je suis fou:
Plaignez les rêveurs de rivières!

(Marc Alyn)

Illustration: Josephine Wall

 

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La demoiselle à l’ombrelle (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2020



 

La demoiselle à l’ombrelle
Suit un chemin de couleur
En corsage de dentelle,
Une rose sur le coeur.

Elle descend vers la Seine
Qui scintille de chaleur
Et sa bouche-fleur égrène
Un air où l’amour se meurt.

Sous le chapeau à cerises
Ses cheveux – miel et soleil –
Frisent de blondeurs exquises
Quand ses yeux sourient au ciel.

L’ombre des osiers s’allonge.
Elle va, sans s’étonner
D’être une beauté de songe
Dans un tableau de Monet.

(Marc Alyn)

Illustration: Claude Monet

 

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Le temps est prisonnier d’une épine (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2019



Le temps est prisonnier d’une épine, on entend
La fleur rêver sans fin l’énigme de sa pourpre;
C’est toujours le moment de dire ce qui veille
Sous la paupière close de l’automne.
On ajoute le rire à l’aigu des fontaines,
Une monnaie usée comme l’âme est le prix
De cette solitude aux portes de la rose.

(Marc Alyn)

Illustration: Salvador Dali

 

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On n’oublie pas les yeux que la femme invente pour jouer à l’amour (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2019



 

Eduard Fleminsky 0

On n’oublie pas les yeux que la femme invente pour jouer à l’amour

Tes yeux perdus dans ce silence
fait d’horizon mêlé à la terre des montagnes
tes yeux sans feu ni lieu
tes yeux sans dieu ni foi
traînés parmi les pierres de cent villes entassées
entre l’abîme de ma voix et l’éternité d’un regard
je les soupèse de la main pour en faire sortir l’amertume
La nuit s’accroche au monde de toutes ses griffes
Il est là invisible comme la limite du ciel
debout dans sa puissance de roi des microbes
il y a tant d’obstination dans la fixité de ses yeux
qu’on dirait la tête morte d’un pharaon
dans son sarcophage de sable

On n’oublie pas les yeux que la femme invente
pour jouer à l’amour
On lui fait croire qu’elle est belle
en se noyant dans son regard
pour ne pas voir les rides que la vie dessine autour des lèvres
en s’en allant.

(Marc Alyn)

Illustration: Eduard Fleminsky

 

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La poésie (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



La poésie n’est pas un genre littéraire parmi d’autres;
elle est le chant de l’origine
qui se dégage des silences et des cris de l’homme
en quête de son propre secret
en même temps que de l’Enigme de l’univers.

Ici, l’âme s’exprime au plus près de la transparence
dans l’éclat d’une illumination fugace
mais qui aspire follement à la durée.

A la fois chemin et cheminement vers l’Etre,
la poésie est une aventure extrême,
exigeante et périlleuse,
qui engage la totalité de l’individu.

Le poète est conçu, écrit, raturé, éternisé
ou gommé par son oeuvre:
il est un texte vivant, le poème de son poème.

(Marc Alyn)


Illustration: Odilon Redon

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Les yeux (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2019



les yeux seuls creux permis
absorbent l’excès d’incandescence

(Marc Alyn)


Illustration

 

 

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J’ai mis le désert entre moi (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2019



j’ai mis le désert entre moi
et ce moi autre qui me nomme
qui je fus cherche qui je suis
refusant d’ouvrir à la voix
j’ai mis le silence entre moi
et ce moi dont je suis la somme

(Marc Alyn)


Illustration

 

 

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JE majeur (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2019



JE majeur

quelque part au delà des espaces
des paroles
du néant projeté dans le vide
mouvant
le JE majeur inversement rayonne

(Marc Alyn)


Illustration

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Toute une vie pour naître (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



Euan MacLeod  [1280x768]

Toute une vie pour naître

Il m’a fallu bien des années,
Bien des étés, bien des printemps,
Pour être enfin tout à fait né,
Pour naître enfant au bout du temps.

Ma vie jusqu’ici n’a été
Qu’une marche dans le courant
D’un ruisseau roulant sous mes pieds
Un dur tapis de cailloux blancs.

Penché sur l’onde, je guettais
L’aile, le ciel aux frissons lents;
Au fond de moi je n’écoutais
Que l’air de l’eau qui crée le chant.

Il m’a fallu bien des années,
Des jours sur le miroir filant,
Pour voir au piège du reflet
Me regarder mes yeux d’enfant.

(Marc Alyn)

Illustration: Euan MacLeod

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