Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘marelle’

Quelles de nuit (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2018



Illustration 
    
Quelles de nuit
Pour des airelles
Viennent à lui
Qui ne sait d’elles
Que fruits d’été ?
Qu’est-ce qui luit
Près des marelles ?
Quel dé
Jeté
La veille ?

(André Pieyre de Mandiargues)

 

Recueil: L’âge de craie suivi de Dans les années sordides Astyanax et Le Point où j’en suis
Traduction:
Editions: Gallimard
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Viendra le temps (René Char)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017




    
Viendra le temps où les nations sur la marelle de l’univers
seront aussi étroitement dépendantes les unes des autres
que les organes d’un même corps, solidaires en son économie.

Le cerveau, plein à craquer de machines, pourra-t-il encore
garantir l’existence du mince ruisselet de rêve et d’évasion ?

L’homme, d’un pas de somnambule, marche vers les mines
meurtrières, conduit par le chant des inventeurs…

(René Char)

 

Recueil: Feuillets d’Hypnos
Traduction:
Editions: Gallimard

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LA VOIE LACTÉE (Eric Allard)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2017



LA VOIE LACTÉE

Ton corps nu soulage la nuit.
J’introduis le bleu dans tes fentes, là où les chairs coupées fleurent le brome et le jasmin.
Tes parois de neige retiennent les comètes à distance des langues de feu.
Tout glisse dans cet antre humide, tout foisonne.
Les particules d’étoiles se couvrent de dorure.
Tu couves sous les aisselles des nids de terre parfumée.
Avec des brindilles de lait tu fais un jeu de marelles.
Paradis du dire, enfer délectable du geste.
J’ai dans chaque main une bouche qui ne demande qu’à parler.

(Eric Allard)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration

 

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C’est demain dimanche (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2016



C’est demain dimanche

Il faut apprendre à sourire
même quand le temps est gris
Pourquoi pleurer aujourd’hui
Quand le soleil brille

C’est demain la fête des amis
Des grenouilles et des oiseaux
des champignons des escargots
n’oublions pas les insectes
Les mouches et les coccinelles

Et surtout à l’heure à midi
j’attendrai l’arc-en-ciel
violet indigo bleu vert
jaune orange et rouge
et nous jouerons à la marelle

(Philippe Soupault)

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Qui pour prétendre (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



 

Qui pour
Prétendre avoir un jour
Fait l’amour
S’il ne sent pas
Le vent dans l’herbe
Qui respire
L’azur
Comme un plongeur
Livré
A l’ivresse des hauts
Fonds

L’eau de pluie
A cloche-pied dans
La marelle d’une flaque
La source
Qui éveille la montagne
Où dort le magma
Paresseux
Sous
La moustiquaire légère
Des galaxies

Qui pour prétendre
A l’amour s’il n’est pas
Le dernier arbre

Avant la porte du désert

(Werner Lambersy)

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

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J’ai rêvé d’un oiseau (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016



J’ai rêvé d’un oiseau
ma voisine a rêvé d’une cage.
J’ai rêvé d’un bateau
tu as rêvé d’un naufrage.
Un poisson a rêvé d’une île
et ma mie a rêvé de la mer.
Décembre a rêvé d’avril
la neige a rêvé de jonquille.
Un enfant rêve d’une rivière
une marelle rêve de jeunes filles.

Un roi rêve de liberté
une bergère rêve d’un roi.
Un cul-de-jatte rêve de sandale.
Une laveuse rêve d’un divan
tout en duvet d’oiseau.
La cage rêve d’une mésange
et la mésange rêve de toi
mon petit oiseau.

(Armand Lanoux)


Illustration: René Magritte

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Entre terre et ciel (Jean-Hughes Malineau)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2016



 

bergeronnette

Entre terre et ciel
Les bergeronnettes sautillent
Sur les marelles abandonnées

(Jean-Hughes Malineau)

Illustration

 

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Chemin qui me suit (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Chemin qui me suit
ne porte que mes traces.
Mes pieds loin devant lui
loin devant moi,
je les lance puis les rattrape
comme un enfant les siens
au jeu de la marelle
et j’ai terre et ciel
dessous mes souliers.
Demain toujours m’attire, demain
léger, suspendu comme une fumée
qui n’a pas encore pris racine
dans le moindre feu.

(Jean-François Mathé)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Les étoiles jouent à la marelle (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2016




Dans la nuit
Les étoiles jouent à la marelle
Sur la margelle
Du puits

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

 

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JE REDEVIENS ENFANT (Liliane Wouters)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2015



 

JE REDEVIENS ENFANT

Je redeviens enfant, je joue à la marelle
Entre ciel et enfer.
Mon coeur est sans péché, je puis toucher mes ailes,
Je n’ai jamais souffert.

Je viens du Paradis, il reste encor des plumes
Au milieu de mon dos.
Les étoiles, pour moi, chaque nuit se rallument.
Je leur parle, sans mots.

Mon ange prie, assis sur le bord de ma couche.
Il me suit en chemin
Et chasse le démon comme on chasse les mouches,
D’un geste de la main.

J’ai peur du méchant loup qui m’a mordu l’oreille
Quand je n’y pensais pas.
De sa lucarne Dieu peut-être nous surveille
Qui sait où vont nos pas.

Pour moi, je ne vois pas, à l’heure des semailles,
Comment se fera l’août
Et fais comme je peux, jetant vaille que vaille,
Les grains et les cailloux.

Ma tête dans le vent, mes pieds dans leurs chaussures,
Mon âme dans son corps,
J’ignore où je m’en vais, la route n’est pas sûre,
Au bout m’attend la mort.

J’arrête au bord d’un trou, je sens qu’on m’y balance
Comme un peu de fumier.
Je ne crains pas le juge, il met sur la balance
Le poids de sa pitié.

Mon Dieu, je n’ai rien fait qui puisse vous déplaire,
Encor moins qui vous plût.
Que pourriez-vous offrir pour dîme et pour salaire
A qui ne vaut pas plus ?

Mais regardez mon dos qui porte encor trois plumes
Et prenez dans mon ail
Un peu de cette mer dont j’ai terni l’écume
En frappant les écueils.

Je le sais bien, Seigneur, mes bras ne vous apportent
Que la moitié de rien.
Dans votre Paradis mettez-moi sur la porte,
J’y servirai de chien.

Puisque vous connaissez qui doit être caniche
Et comment, et pourquoi,
Je veux me contenter aussi bien de la niche
Que du trône des rois,

Pourvu qu’en me voyant vous ne tourniez la tête
Avec l’air dédaigneux
Lorsque vous passerez et que je ferai fête
En sautant de mon mieux.

(Liliane Wouters)

 

 

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