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Poésie

Posts Tagged ‘(Marie NDiaye)’

L’amour bien chaud (Marie NDiaye)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



 

Illustration: Dominique Zehrfuss
    
L’amour bien chaud, l’amour fougueux
Voilà que je trébuchai au début du chemin
Était-il fatigué des efforts pour aimer ?
Autrefois je m’étendais nue sur l’herbe tiède

(Marie NDiaye)

 

Recueil: Vingt-huit bêtes: un chant d’amour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je montrai ma vraie figure (Marie NDiaye)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



    

Illustration: Dominique Zehrfuss

Je montrai ma vraie figure qui parut moins aimable
Le serpent est en nous ce qu’il y a de plus vrai
J’étais dégoûtée de l’amour qui m’avait séparée de ma propre énigme
Il avale, le serpent, toute chose entière dans sa splendeur

Le serpent est en nous
Je ne voulais plus être aimée hors de moi mais qui suis-je
Il avale, le serpent, toute chose entière dans sa misère
Et je me tenais là sèchement mise à nu

(Marie NDiaye)

 

Recueil: Vingt-huit bêtes: un chant d’amour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Puisque j’étais si lasse (Marie NDiaye)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



Illustration: Dominique Zehrfuss
    
Puisque j’étais si lasse, remords froid, peine solitaire
Une poule circonspecte et irréprochable, la cascade des émotions cède au lac paisible
Aucun petit jamais n’a suspendu nos accouplements de son oeil effaré
Comment t’avouer que je ne savais plus t’aimer

Une poule vigilante est inattaquable quand elle veut complaire
Gentille poule, j’avais eu longtemps ce visage-là
Comment t’avouer que je ne savais plus te désirer
J’espérais de ta main même et sans chagrin être affranchie

(Marie NDiaye)

 

Recueil: Vingt-huit bêtes: un chant d’amour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Il sait (Marie NDiaye)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



 

Illustration: Dominique Zehrfuss
    
Il sait que l’ourson ne sera d’aucune fête
Les songeries du rhino sont austères en Malaisie
Et l’attente paraît bonne quand on ne veut rien décider
Il et plus facile de regarder les autres, dans l’étreinte, feindre l’amour fou

Les songeries du rhino sont austères
Comment pouvait-elle, ma propre maison, se détourner de moi si durement
Il est plus facile de regarder s’étreindre les autres
Je savais immobile que je n’entrerais jamais plus

(Marie NDiaye)

 

Recueil: Vingt-huit bêtes: un chant d’amour
Traduction:
Editions: Gallimard

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