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Poésie

Posts Tagged ‘(Marie Uguay)’

Finitude de chaque île (Marie Uguay)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2016



Finitude de chaque île qui dérive
au large occupé de l’avenir
dans les tristes inclinaisons du soir
quand les vents s’acharnent à toutes les portes

L’île saigne de trop d’exodes accumulés
de trop de jours répétés dans l’aveu des lassitudes

Lente retraite des paysages où la mémoire
est la seule attache aux rives décousues du temps

(Marie Uguay)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Il y a ce désert acharnement de couleurs (Marie Uguay)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2016



il y a ce désert acharnement de couleurs
et puis l’incommode magnificence des désirs
il faut se restreindre à dormir à attendre à dormir encore
j’ai fermé la fenêtre et rentré les chaises
desservi la table et téléphoné il n’y avait personne
fait le lit et bu l’eau qui restait au fond du verre
toutes les saisons ont été froissées comme de mauvaises copies
nos ombres se sont tenues immobiles
c’était le commencement des destructions

(Marie Uguay)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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J’aurais voulu garder me retournant (Marie Uguay)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2016



J’aurais voulu garder me retournant
deux actes successifs de soleil
dans le vol du pigeon
les façades couleurs de braises
au-dessus l’appel du large
avec un seul nuage roulé en boule
la demi-tristesse de l’orme
nous ne sommes pas sûrs d’avoir vécu

(Marie Uguay)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Marc-Aurèle Fortin

 

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Le cri d’une mouette (Marie Uguay)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2016



Le cri d’une mouette crée la profondeur de l’air
divise les rues en espaces incertains
le vent est gris et sans effusion
et nous sommes assis à la table
où l’on a déposé des tasses de café des fruits
nous ne parlons plus
attirés par la fraîcheur de l’herbe et des nuages
et tout ce qui passe
projette ses ombres sur nos regards
la pièce sent le bois coupé et l’eau
dehors nous savons que tout se prépare
lentement à paraître

(Marie Uguay)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Jean-Robert Doumont

 

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J’écris pour votre solitude ce soir (Marie Uguay)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2016



j’écris pour votre solitude ce soir
mes mots n’atteignent pas la surface de l’eau
rien ne bouge au fond des yeux
nul ne remue dans la ville interne
nulle racine ne prolonge sa soif
aucun or glacé ne souffle sur le fleuve
mais la rive basse luit dans ses rails mouillés
ses silos et le mica lunaire de ses comptoirs
vous êtes seul à chercher des mains votre oubli
(mais aucune hésitation pour cette absence)

(Marie Uguay)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

 

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