Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘marin’

Bahia (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2019



Bahia

Bahia

Bahia des pêcheurs des marins
Bahia des filles du port
Bahia de tous les saints
Bahia de Saint-Salvador

C´est là qu´un beau jour a commencé le Brésil
Et sa première capitale
C´est là que l´Afrique vit encore en exil
Et parle la langue du Portugal

Bahia des pêcheurs des marins
Bahia des filles du port
Bahia de tous les saints
Bahia de Saint-Salvador

C´est là que les hommes savent encore se battre
A pieds nus ou à mains nues ou au couteau
Pour les beaux yeux d´une jolie mulâtre
Au risque d´y laisser la peau

Bahia des pêcheurs des marins
Bahia des filles du port
Bahia de tous les saints
Bahia de Saint-Salvador

J´ai écouté chanter les fils de Gandhi
J´ai vu danser les filles de Xango
C´est là que j´ai retrouvé le paradis
Du côté de chez Jorge Amado

Bahia des pêcheurs des marins
Bahia des filles du port
Bahia de tous les saints
Bahia de Saint-Salvador

Comme ma chanson n´était pas terminée
Je l´ai emportée avec moi
Je reviendrai un jour te la fredonner
Sur la plage d´Itapoa

Bahia des pêcheurs des marins
Bahia des filles du port
Bahia de tous les saints
Bahia de Saint-Salvador…

(Georges Moustaki)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je sue Je perle Je mouille (Jean-Marc Soriano)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2019



Illustration: Catherine Fortin
    
Je sue
Je perle
Je mouille
Suis-je une éponge marine
Un nuage dans le ciel
L’expiration d’un vieux cyclone
Le souvenir d’un baiser fougueux
Humide et chaud ?

(Jean-Marc Soriano)

 

Recueil: Une nuit de 7 jours
Traduction:
Editions: Petitfleur

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je deviens coquillage (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2019


coquillage

Dans l’air marin ton odeur soudain danse …
Prise et serrée dans tes bras
je deviens coquillage

(Tawara Machi)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | 8 Comments »

MAJORQUE (Renée Brock)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019




    
MAJORQUE

L’odeur de la résine et sa jupe empesée
La barque « Filea » : ma vie heureuse ancrée.

Mes deux fils de quinze ans, deux poissons sans écailles,
Tirent des traits de cuivre au flanc vert de la vague.

La chaleur est une énorme reine assise
Sur treize chaises de bougainvillée rose.

Grenade, Algésiras et les balcons de fer,
Les murs blancs, la rosée marine, les oranges,

Les pâtisseries que l’on nomme
« Ensaimadas » avec leur sucre en cheveux d’ange.

L’île est une main d’or qui serre mon bonheur
Dans le creux corail de sa paume.

Nul ne sait où nous sommes.

D’être heureuses, mes mains s’ouvraient comme des fleurs.

(Renée Brock)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cela s’efface (Véronique Joyaux)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



 

Brad Kunkle

Cela s’efface
Une parole un mot sur le papier
Cela ressemble au vent marin qui fane les herbes
Résister
Ecrire
En vain
On ne fait pas assez
De cela on est sûr
Que faudrait-il pour parvenir aux mots qui sauvent
Une ligne un rien une obole
pour laisser trace
Le papier absorbe l’encre
mais on écrit
A perte de vue la mémoire s’astreint
Frapper aux portes ouvrir les croisées
Offrir sa poitrine à l’orage
Dans le bruissement des feuilles
nous laisser conduire.

(Véronique Joyaux)

Découvert ici chez laboucheaoreilles

Illustration: Brad Kunkle

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les beaux métiers (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



peigner-la-girafe

Les beaux métiers

Certains veulent être marins,
D’autres ramasseurs de bruyère,
Explorateurs de souterrains,
Perceurs de trous dans le gruyère,

Cosmonautes, ou, pourquoi pas,
Goûteurs de tartes à la crème,
De chocolat et de babas :
Les beaux métiers sont ceux qu’on aime.

L’un veut nourrir un petit faon,
Apprendre aux singes l’orthographe,
Un autre bercer l’éléphant…
moi, je veux peigner la girafe !

(Jacques Charpentreau)

Illustration

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

ENTRÉE LE MATIN (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



ENTRÉE LE MATIN

Le goéland à manteau noir, ce marin du soleil, garde le cap.
Sous lui, la mer.
Le monde sommeille encore telle
une pierre multicolore qui repose dans l’eau.
Journée inexpliquée. Des jours –
pareils à l’écriture des Aztèques!

La musique. Et j’étais prisonnier
de sa haute lice,
les bras levés – comme une figure
de l’art populaire.

(Tomas Tranströmer)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Y aura-t-il pour de vrai un «matin»? (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2018



Y aura-t-il pour de vrai un «matin»?
Y a-t-il ce qu’on appelle un «Jour»?
Pourrais-je le voir des montagnes
Si j’étais aussi haute qu’elles?

A-t-il des pieds comme les Nénuphars?
Des plumes comme un Oiseau?
Nous vient-il de pays fabuleux
Dont je n’ai jamais ouï parler?

Oh un Savant! Oh, un Marin!
Oh, un Sage venu des cieux!
Qu’il dise à une petite Pèlerine
Où se trouve le lieu nommé «matin»!

(Emily Dickinson)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ombres (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018



Illustration
    
Ombres

Si j’ouvre ton corsage
je retrouve dans l’ombre
dans l’odeur d’un feuillage
ces deux lourdes oranges
je me souviens des branches qui pliaient
de l’horizon marin qui tournait sous la route
de cet ancien miroir d’une mer en automne
tout piqué d’îles
des îles noires comme tes pointes
terres seins oranges
en paix en naissance
en renaissance dans ma chance
mon corps d’oranges d’îles et de mer.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Jolimont (Norge)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



A l’ombre du gazomètre,
Vénus marchait dans l’ortie.
Une odeur de pleine mer
Coulait de sa chevelure
Où l’algue brouillait les mèches.
La sirène de la mine
Appelait éperdument
A ses tempêtes profondes
Mille marins maquillés
Qui tenaient d’une main rêche
La lampe des vierges folles.
Quelque nuage frileux
Rentrait dormir à la niche,
L’oreille basse et la langue
Pendante jusqu’au pavé.
Vénus, lumineuse et chaude,
Marchait dans l’ortie en fleur.
Elle s’appelait Minouche.
Au Minouche, que j’aimais
Tes jeunes cris dévêtus
Et les taches de rousseur
De tes cuisses de brugnon
Dans les blés de Jolimont.

(Norge)

Illustration: William Bouguereau

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :