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Posts Tagged ‘marionnette’

LA BOMBE HUMAINE (Téléphone)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2020



    
LA BOMBE HUMAINE

Je veux vous parler de l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi, de vous
Je vois a l’intérieur des images, des couleurs
Qui ne sont pas a moi qui parfois me font peur

Sensations qui peuvent me rendre fou
Nos sens sont nos fils nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin qui mène droit a nos têtes

La bombe humaine tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin, hum la fin, hum la fin, hum la fin

Mon père ne dort plus sans prendre ses calmants
Maman ne travaille plus sans ses excitants
Quelqu’un leur vend de quoi tenir le coup
Je suis un électron bombardé de protons
Le rythme de la ville c’est ça mon vrai patron
Je suis chargé d’électricité

Si par malheur au cœur de l’accélérateur
J’rencontre une particule qui m’mette de sale humeur
Oh non, faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller

La bombe humaine c’est l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est…

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste a cote du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient

C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est la…

(Téléphone)

Aubert, Marienneau, Kolinka, Bertignac

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PARADER (Françoise Coulmin)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2020



Illustration: Marilyne Bertoncini

Sculpture: Ioan Bolborea
    
PARADER

Fantaisie devant l’orgueil ostentatoire
d’un grand hôtel

Parader
sous la pluie le soleil et les périls

Figures fantasques
d’un orchestre en partance
vers des folies créatrices

Marionnettes de bronze
figées dans les éternelles pitreries
du grand cirque humain

Résolument tourner le dos
pour narguer l’impossible
et se moquer des vanités
pour conjurer le sort.

(Françoise Coulmin)

 

Recueil: DE QUOI SE SOUVENIR ?
VAGABONDAGES dans BUCAREST À l’occasion du FESTIVAL INTERNATIONAL DE POÉSIE mai 2019
Traduction:
Editions:

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Je ne veux pas de ces masques à moitié creux (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2019




Je ne veux pas de ces masques à moitié creux,
autant la marionnette.
Elle, du moins, est pleine.
Je souffrirai sa carcasse,
le fil aussi
et même son visage de pur semblant.

Ici je suis en face.
Même si s’éteignent les lampes,
même si j’entends dire : fin
– même si, de la scène le vide vient à moi
dans le gris courant d’air,
même si, de mes silencieux ancêtres,
aucun n’est plus assis à mes côtés, aucune femme,
pas même le garçon à l’œil brun qui louchait;
je resterai.

Il y a toujours à voir.

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Andrzej Malinowski

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Mandarins (Pierre Garnier)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Illustration
    
mandarins
nom étrange pour des oiseaux si petits
dans ces cages ornées
de laine et de millet secs.

à l’abri
séparés de la rue par les fenêtres
ils attendent l’éternité.

marionnettes minuscules,
blanches
même la nuit.

se demander ce qu’ils trouvent
dans ce grain de millet si sec.

dans leur tête
une étoile
dont ils parlent la langue.

dans la nuit
au matin
il ne reste qu’un point.

(Pierre Garnier)

 

Recueil: Ornithopoésie
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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On peut se cacher (Eurydice El-Etr)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2018



 

    


    
On peut se cacher derrière un rideau,
et comme ça on serait des marionnettes.

(Eurydice El-Etr)

 

Recueil: Je tousse de la lumière
Traduction:
Editions: La Délirante

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Ainsi font, font, font les petites marionnettes (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Ainsi font, font, font
Les petites marionnettes,
Ainsi font, font, font
Trois p’tits tours et puis s’en vont.

Les mains aux côtés,
Sautez, sautez marionnettes,
Les mains aux côtés
Marionnettes recommencez.

Ainsi font, font, font
Les petites marionnettes,
Ainsi font, font, font
Trois p’tits tours et puis s’en vont.

Et elles danseront
Les petites marionnettes,
Et elles danseront
Quant les enfants dormiront.
(Anonyme)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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Nous sommes tous des marionnettes (Robert Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2016



 

Style: "Neutral"

Nous sommes tous des marionnettes
et notre espoir pour jouir ne serait-ce que d’une liberté partielle
est d’essayer de décrypter la logique du marionnettiste.

(Robert Wright)

Illustration: Misha Gordin

 

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Petite poupée (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2016



Petite poupée, marionnette porte-bonheur,
elle se débat à ma fenêtre, au gré du vent.
La pluie a mouillé sa robe, sa figure et ses mains qui déteignent.
Elle a même perdu une jambe.

Mais sa bague reste, et, avec elle son pouvoir.
L’hiver elle frappe à la vitre de son petit pied chaussé de bleu et danse,
danse de joie, de froid pour réchauffer son coeur, son coeur de bois porte-bonheur.
La nuit, elle lève ses bras suppliants vers les étoiles.

(Pierre Reverdy)

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DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2016



DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE

Premièrement, la manière dont nous lisons un visage.
La reconnaissance presque instantanée, d’une partition.
Pas seulement les traits, mais leur configuration soudaine
de lumière et d’ombre, de mouvement et d’immobilité.
La marionnette de l’identité articulée par les fils de la mémoire.
Une lecture ardente qui court pour ne pas tomber.
Qui peuple de présences un vide.

Et deuxièmement, l’écriture d’un poème.
Ici il s’agit de sortir des présences de la blancheur
pour faire chanter les espaces, les saturer de sens et de couleurs.
Et au lieu d’une course il y a un ralenti, un étalement
jusqu’aux limites de l’évidence.
Une lecture comme à rebours.

Mais n’est-ce pas toujours le même livre, celui des rêves,
où nous créons au fur et à mesure notre lecture, le vrai imaginaire ?

(Heather Dohollau)

Illustration: Octavio Ocampo

 

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