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Poésie

Posts Tagged ‘matines’

Matines (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2021


Matines

Que l’homme dans le temps utile
Soit l’impatience d’exister
Et l’âme dans les eaux nubiles
Ouverte à l’immobilité

Peu de préceptes, la clarté
Peu de paroles de prière
Et cette sobre ébriété
Dans l’abondance de lumière

(Henry Bauchau)

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Frère Jacques (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Frère Jacques, frère Jacques
Dormez-vous, dormez-vous ?
Sonnez les mâtines, sonnez les mâtines,
Ding, ding, dong, ding, ding, dong.

(Anonyme)

Illustration

 

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Les arbres sont fleuris de gouttes (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2016



Les mille insectes de la pluie ont travaillé toute la nuit;
les arbres sont fleuris de gouttes,
l’averse fait le bruit d’un fouet lointain
Le ciel est pourtant resté clair;
dans les jardins, la cloche des outils sonne matines.

(Philippe Jaccottet)

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MATINES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2015



MATINES
Pour André Simon.

Bien souvent le matin j’ai
Le doux plaisir de surprendre
Des belles en négligé
Un pain frais dans leurs bras tendres

Les biffins, rois de l’aurore,
Barbus comme des sapeurs
Puant le pivois qui robore,
Tue les nocturnes vapeurs

Au faite des balcons d’aube
Roucoulent nos ramiers gras
Puis la lune se dérobe
Dans les nuages de ses draps

La ville en chaussons résonne
Des premiers pas du matin
Au ciel, il n’est plus personne,
Ni même un coq incertain

Riboulant de la prunelle
Je bâille au soleil levant
Je pousse ma ritournelle
En écartant mes auvents

Merci du jour qu’on accorde
A mon appétit vivant,
Que j’use jusqu’à la corde
— Neige, pluie, soleil ou vent —

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

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Pourquoi nous émouvoir d’un paysage d’oiseaux (Christian Bachelin)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2015



Pourquoi nous émouvoir d’un paysage d’oiseaux
D’une alouette sonnant les matines du soir
Simplement d’une abeille cognant sur la vitre
Si déjà la rumeur ne réveille l’écho
D’une autre nostalgie plus vaste que l’oubli
Et nous qui sommes fous d’irréel de mystère
Pourquoi nous éblouir seulement d’une pomme
Toute ronde vêtue de clarté coutumière
Comme si par le charme ultime d’un regard
L’intemporel devait s’enraciner ici
A l’ombre d’un seul jour au ciel d’un seul pays.

(Christian Bachelin)

Illustration: http://epire.fr/galerie3.html

 

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