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Posts Tagged ‘maturité’

Boucles de la jeunesse (Michel Butor)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2019



Illustration: Mathilde Poulanges
    
Boucles de la jeunesse
sont maintenant nouées
dans ta maturité
quels liens vont résister

(Michel Butor)

 

Recueil: Collation précédé de HORS-D’OEUVRE scandés par les SOUVENIRS ILLUSOIRES D’UN JAPON TRES ANCIENS
Traduction:
Editions: Seghers

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Maturité (Gemma Tremblay)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



Maturité

Je suis la rampe de mes chemins de fer
je conduis mes trains vers la lumière
chassant mes vanités de vitriol
les moutons noirs au golfe de l’esprit

(Gemma Tremblay)

Illustration: Aron Wiesenfeld

 

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Le Jour où je me suis aimée pour de vrai (Kim McMillen)(Alison McMillen)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2016


Le Jour où je me suis aimée pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment, et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Estime de Soi.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente.

Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive, contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Maturité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus 

dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Respect.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire….

Personnes, situations, tout ce qui baissait mon niveau d’énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Amour Propre.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre, 

j’ai arrêté de faire de grands plans, et j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et me suis rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompée.

Aujourd’hui j’ai découvert… L’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois.

Et ça s’appelle… Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse.

Tout ceci est…   Savoir Vivre.

 

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….

Du chaos naissent les étoiles.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  La Vie

 

(Kim McMillen)(Alison McMillen)

Découvert ici: http://sylviesophrologie.com

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Le non-gai savoir (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2016



Le non-gai savoir

La maturité, terrible cadeau
qu’on nous fait, en nous prenant avec elle
toute saveur gratuite de l’offrande
sous la froideur glaciale d’une stèle,

la maturité voit, mais le bandeau
tronque la surprise de la fenêtre,
le cercle vide de son étendue,
qui par le monde est changé en cachot.

La maturité sait le prix exact
des amours, des loisirs, des lassitudes,
mais sans rien pouvoir contre son savoir

ni contre elle-même. L’odorat fin,
l’oeil fin, la main, libérée de tout charme,
se détruisent dans le rêve existence.

(Carlos Drummond de Andrade)

Illustration: La Maturité par Victor Rousseau

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L’amour signifie apprendre à se regarder soi-même (Czeslaw Milosz)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2016



L’amour signifie apprendre à se regarder soi-même
C’est aussi la façon dont on regarde les choses lointaines
Car vous êtes seulement une chose parmi d’autres.
Et quiconque voit cette voie guérit son coeur,
Sans le savoir, à partir de divers maux.
Un oiseau et un arbre lui disent : ami.

Puis il veut se servir de lui-même et des choses
Alors qu’ils arrivent dans la lueur de la maturité.
Peu importe s’il sait ce qu’il sert ou pas :
Qui sert le mieux ne comprend pas toujours.

***

Love

Love means to learn to look at yourself
The way one looks at distant things
For you are only one thing among many.
And whoever sees that way heals his heart,
Without knowing it, from various ills-
A bird and a tree say to him: Friend.

Then he wants to use himself and things
So that they stand in the glow of ripeness.
It doesn’t matter whether he knows what he serves:
Who serves best doesn’t always understand.

(Czeslaw Milosz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 Illustration: Kajan: https://dessinrencontre.com/

 

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