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Poésie

Posts Tagged ‘médecine’

Dans l’homme existent un amour (Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Dans l’homme existent un amour, une douleur, une inquiétude, un appel,
de sorte que s’il possédait les cent mille univers,
il ne pourrait trouver le calme et le repos.

Les gens exercent tous les métiers, tous les commerces,
et procèdent à toutes sortes d’études : médecine, astronomie, etc…
mais ils ne peuvent trouver le repos, car leur but n’est pas atteint.

(Rûmî)

 

Recueil: Le Livre du dedans
Traduction:
Editions: Sindbad

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Hôpital, médecine B (Bernard Lorraine)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



Hôpital, médecine B

Marche vaille que vaille
Et geint à qui mieux mieux,
Le vieux vient voir sa vieille
Ou la vieille son vieux.

Vue basse, dur d’oreille
Et les genoux cagneux,
Le vieux vient voir sa vieille
Ou la vieille son vieux.
Ainsi, à qui vieux vieille
Ou à qui vieille vieux,
La braise de la veille
Tiédit à petit feu.

Jusqu’au jour… « non Monsieur… »
On l’arrête à la porte,
«c’est fini… courageux…
dans la nuit… elle est morte… »

Jusqu’au jour… « non Madame…
attendez… corridor…
il vient de rendre l’âme…
nous préparons le corps… »

(Bernard Lorraine)

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Le « to kalon » (Voltaire)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018



Demandez à un crapaud ce que c’est que la Beauté, le grand beau, le « to kalon » !
Il vous répondra que c’est sa femelle avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête,
une gueule large et plate, un ventre jaune, un dos brun.

Interrogez un nègre de Guinée ; le beau est pour lui une peau noire, huileuse, des yeux enfoncés, un nez épaté.

Interrogez le diable ; il vous dira que le beau est une paire de cornes, quatre griffes, et une queue.

Consultez enfin les philosophes, ils vous répondront par du galimatias ;
il leur faut quelque chose de conforme à l’archétype du beau en essence3, au « to kalon ».

J’assistais un jour à une tragédie auprès d’un philosophe. « Que cela est beau ! disait-il.
— Que trouvez-vous là de beau ? lui dis-je.
— C’est, dit-il, que l’auteur a atteint son but ».
Le lendemain il prit une médecine qui lui fit du bien.
« Elle a atteint son but, lui dis-je ; voilà une belle médecine » !
Il comprit qu’on ne peut dire qu’une médecine est belle, et que pour donner à quelque chose le nom de beauté,
il faut qu’elle vous cause de l’admiration et du plaisir.
Il convint que cette tragédie lui avait inspiré ces deux sentiments, et que c’était là le « to kalon », le beau.

Nous fîmes un voyage en Angleterre : on y joua la même pièce parfaitement traduite ;
elle fit bâiller tous les spectateurs.
« Oh ! oh, dit-il, le « to kalon » n’est pas le même pour les Anglais et pour les Français.
» Il conclut, après bien des réflexions, que le beau est très relatif,
comme ce qui est décent au Japon est indécent à Rome,
et ce qui est de mode à Paris ne l’est pas à Pékin ;
et il s’épargna la peine de composer un long traité sur le beau.

(Voltaire)

 

 

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Automne cinglant (Haruo Mizuhara)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017



Automne cinglant —
J’oublie ma médecine
de jour en jour

(Haruo Mizuhara)

Illustration

 

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HAUTE ROCHE (Chanson populaire Hongroise)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2017



HAUTE ROCHE

Du côté de la haute roche, s’ouvre grande
la médecine d’amour,
qui toujours et à jamais mon coeur renouvelle
ainsi que mon corps si frêle.
Celui qui n’a jamais de l’amour fait l’essai,
ne l’imagine qu’en rêve.

(Chanson populaire Hongroise)

 

 

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Message d’adieu (Plenty Coups)

Posted by arbrealettres sur 29 février 2016



Plenty Coups

Message d’adieu

Passent encore quelques soleils, et on ne nous verra plus ici.
Notre poussière et nos ossements se mêleront à ces prairies.
Je vois comme dans une vision, mourir la lueur de nos feux du conseil, leurs cendres devenues froides et blanches.
Je ne vois plus s’élever les spirales de fumée au-dessus de nos tentes.
Je n’entends plus le chant des femmes préparant le repas.
Les antilopes ont fui ; les terres des bisons sont vides.
On n’entend plus que la plainte des coyottes.
La « médecine » de l’homme blanc est plus forte que la nôtre ;
le cheval de fer s’élance sur les pistes du bison.
Il nous parle à travers son « esprit qui murmure »(le téléphone).
Nous sommes comme des oiseaux à l’aile brisée.
Mon coeur est froid au-dedans de moi.
Mes yeux se troublent ! Je suis vieux.

(Plenty Coups)

 

 

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Les piranhas du métro (Edwin Morgan)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2015



Vous a-t-on déjà dit
Que dans chaque métro
Il y a un siège spécial
Avec un petit trou dedans
Et sous le siège
Un réservoir plein de piranhas
qui n’ont pas été assez nourris
Depuis assez longtemps?
Du fait de la trémulation des rames
Les poissons deviennent très agités
Et finissent par sauter hors du siège.
Les squelettes
Des infortunés voyageurs
Ainsi récupérés
Rapportent une somme honnête
Au service des transports,
Pendus, loin de là,
Dans des facs de médecine.

(Edwin Morgan)

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