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Poésie

Posts Tagged ‘mélodieusement’

Le merle parfois (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018



Illustration
    
Le merle parfois s’étrangle,
mélodieusement s’étrangle,
dans son chant.

(Roger Munier)

 

Recueil: Contre-jour
Traduction:
Editions: Atelier la Feugraie

   

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LAMENTATION DU CHEVALIER (Robert Burns)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
LAMENTATION DU CHEVALIER

Les petits oiseaux se réjouissent du retour des feuilles vertes,
Le ruisseau murmurant serpente limpide à travers la vallée.

Les aubépines fleurissent dans la rosée du matin ,
Et les primevères éparses çà et là ornent le pré vert.

Mais quelle chose peut faire plaisir ou peut paraître belle,
Quand les heures languissantes sont comptées par le souci ?

Pas de fleur poussant gaiement , pas d’oiseau chantant mélodieusement
Qui puissent soulager le triste cœur du lugubre désespoir.

(Robert Burns)

 

 

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Un train qui siffle dans la nuit (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017



Illustration: Murad Sayen
    
Un train qui siffle dans la nuit
C’est un sujet de poésie
Un train qui siffle en Bohême
C’est là le sujet d’un poème

Un train qui siffle mélod’
Ieusement c’est pour une ode
Un train qui siffle comme un sansonnet
C’est bien un sujet de sonnet

Et un train qui siffle comme un hérisson
Ça fait tout un poème épique
Seul un train sifflant dans la nuit
Fait un sujet de poésie

(Raymond Queneau)

 

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Au fond des vergers d’or… (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Camille Pissarro
    
Au fond des vergers d’or…

Au fond des vergers d’or que l’automne délaisse,
Sur les murgers verdis et parmi les bois d’une
Séraphique douceur, comme nimbés de lune,
La brume a répandu sa traînante caresse.

Emplissant les halliers de bleus frissonnements,
Le vent passe courbant les fougères roussies;
Tendrement exalté, de ses baisers d’amant
Il effleure les bois, jouit et s’extasie.

Tout cherche encor l’amour, languit, implore, espère;
Je sens à travers l’air qui suinte, et se devine,
Reflets errants du ciel, haleine de la terre,
La même obscure ardeur qui brûle en ma poitrine.

Le ciel passionné comme un coeur agonise;
Et, mêlant leurs accords en des rythmes fervents,
Mélodieusement confondus s’harmonisent
Les sanglots du désir et les plaintes du vent.

(Marie Dauguet)

 

 

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