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Que le merle nous célèbre comme toujours (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



Si, au dernier moment,

Tu peux encore
Penser,

J’aimerais
Que ce soit à elle

Et que le merle
Nous célèbre
Comme toujours.

(Guillevic)

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JOURS QUI VIENDRONT (Pinelopi Ntountoulaki)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2020




    
JOURS QUI VIENDRONT

En un temps où les routes sont désertes
où les personnes qui sortent portent un masque chirurgical
vous verrez peut-être un héron tremper ses pattes dans le lac.
Merles, pigeons sauvages et moineaux volent en tous sens,
ils chantent,
ils partagent leur joie avec chaque âme.
Le gel fait place au soleil,
l’incertitude se mue en attente.
Et une pensée germe en vous: « C’est vrai,
nous sommes à l’aube de jours meilleurs ! »

***

EΟΙ ΜΕΡΕΣ ΠΟΥ ΕΡΧΟΝΤΑΙ

Τον καιρό που οι δρόμοι είναι άδειοι
και όσοι βγαίνουν έξω από το σπίτι
φορούν μάσκα χειρουργείου
μπορεί να τύχει να δεις ένα ερωδιό να βουτά τα πόδια του στη λίμνη.
Κοτσίφια, αγριοπερίστερα, σπουργίτια πετούν γύρω
τραγουδούν
μοιράζονται το τραγούδι τους με κάθε ψυχή.
Η παγωνιά παραχωρεί θέση στον ήλιο
η αβεβαιότητα μετουσιώνεται σε προσδοκία.
Τότε αρχίζεις να σκέφτεσαι: « Αληθινά,θα έρθουν καλύτερες μέρες! »

***

DAGEN DIE ZULLEN KOMEN

In een tijd waar de wegen leeg zijn
en mensen die naar buiten komen chirurgische maskers dragen
zie je misschien een reiger die zijn poten in het meer dompelt.
Merels, wilde duiven en mussen vliegen in het rond,
ze zingen,
ze delen hun vreugde met iedere ziel.
De vorst maakt plaats voor de zon,
onzekerheid verandert in verwachting.
En je begint dan te denken: « Het is waar,
betere dagen zijn op komst!”

***

***

DÍAS POR VENIR

En un tiempo con carreteras vacías
y gente saliendo con mascarilla quirúrgica
quizás veas una garza mojando sus pies en el lago.
Mirlos, palomas y gorriones vuelan alrededor
cantan
compartiendo su alegría con nosotros.
La helada da paso al sol,
la incertidumbre se vuelve expectativa.
Piensas entonces: « ¡Es verdad
que vendrán días mejores! ».

***

GELECEK GÜNLER

Yolların boş olduğu bir zamanda
ve dışarı çıkan insanlar ameliyat maskesi takar
Ayaklarını gölün içine sokan bir balıkçıl görebilirsiniz
Etrafında karatavuk, yabani güvercinler, serçeler uçar
Şarkı söylerler
Paylaşırlar sevinçlerini her ruhla
Don yerini Güneş’e verir
Bilinmezlik beklentiye dönüşür
Sonra düşünmeye başlarsın “Doğru ki, güzel günler gelecek”

***

DAYS TO COME

At a time when roads are empty
and people getting out wear a surgical mask
you may see a heron dipping his feet into the lake.
Blackbirds, wild pigeons, sparrows fly around
they sing
share their joy with every soul.
The frost gives way to the sun
uncertainty transforms into expectation.
Then you start thinking: »It’s true that better days shall come!

***

GIORNI A VENIRE

Un tempo, quando le strade erano deserte
e la gente usciva indossando mascherine
potevi vedere un airone con le zampe immerse nel lago.
Merli, colombi selvatici, passeri volano intorno
e cantano
per condividere la loro gioia con ogni anima.
Il gelo lascia il passo al sole
l’incertezza si trasforma in speranza.
Allora incominci a pensare:
 » veramente arrivano giorni migliori! »

***

DAGAR Í VÆNDUM

Á tímum þegar göturnar eru auðar
og fólk fer út með skurðstofugrímur
sérðu kannski hegra dýfa fæti í tjörnina.
Svartþrestir, villtar dúfur og spörvar fjúga um
syngjandi
segja hverri sál frá gleði sinni.
Frostið víkur fyrir sólinni
óvissa breytist í von.
Þá ferð þú að hugsa: „Það er satt að bráðum kemur betri tíð! »

***

***

***

JORNA C’HANNU A VENIRI

Di Pinelopi Ntountoulaki
A lu tempu quannu li strati su diserti
E la genti ca nesci si metti na maschira
Si pò vidiri quacchi airuni cu li pedí nta un lagu.
Corvi, picciuni sarvaggi, passunu ntall’aria
Cantanu
Spartennusi la gioia cu lu munnu.
Lu gielu duna postu a lu suli
Ii dubbii diventanu spiranzi
Poi ti veni di pinzari:
“È veru ca megghiu jorna hannu a rrivari”.

***

KOMMENDE TAGE

Zu einer Zeit, in der die Straßen leer sind
und Menschen, die ausgehen, eine chirurgische Maske
tragen,
siehst du vielleicht einen Reiher, der seine Füße in den See
taucht.
Amseln, wilde Tauben und Spatzen fliegen herum
sie singen,
sie teilen ihre Freude mit jeder Seele.
Der Frost weicht der Sonne,
Unsicherheit verwandelt sich in Erwartung.
Dann fängt man an zu denken: « Es ist wahr,
es kommen bessere Tage!

***

OS DIAS QUE VIRÃO

Num tempo em que as estradas estão vazias
e quem sai usa máscara cirúrgica
pode ser que vejas uma garça submergindo seus pés no lago.
Sabiás, pombas selvagens, pardais voam em volta e
cantam
compartilham sua alegria com cada alma.
A geada dá passagem ao sol,
a incerteza transforma-se em expectativa.
Começas, então, a pensar: “É verdade
que dias melhores virão!”

***

ZILE CARE VOR VENI

La vremea străzilor pustii,
cu trecători purtând măști medicale,
poate-ai să vezi un stârc trecându-și tălpile
prin apa vreunui lac și porumbei, mierle sau vrăbiuțe
ciripind în văzduh,
semănând voioșie în orișicare suflet.
Bruma va face-atunci loc soarelui
iar îndoiala, preschimbată în nădejde,
îți va îngădui un gând: „E cert, vin zilele mai bune.“

***

***

***

***

将来的日子

在道路空旷的时候
出门的人都戴着口罩
你也许看到一只鹭丝把脚伸进湖水。
黑鹂,野鸽,麻雀到处飞
他们唱歌
与每个灵魂分享它们的快乐。
霜冻让位给太阳
不确定性转化为期望。
你就开始想: “好点的日子真的会来! ”

***

DNI, KTÓRE NADEJDĄ

W czasie, gdy ulice są puste
a ludzie wychodząc z domu zakładają chirurgiczne maski
może się zdarzyć, że zobaczysz czaplę
zanurzającą nogi w jeziorze.
Wokół latają kosy, dzikie gołębie, wróble,
śpiewają,
dzielą się swoją radością z każdą duszą.
Mróz ustępuje miejsca słońcu,
niepewność zmienia się w oczekiwanie.
Wtedy zaczynasz myśleć: « To prawda, że nadejdą lepsze dni!

(Pinelopi Ntountoulaki)

 

Recueil: ITHACA 632
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Persan Sepideh Zamani / Espagnol Rafael Carcelén / Turc Serpil Devrim / Anglais Stanley Barkan / Italien Luca Benassi / Islandais Thor Stefánsson / Hébreu Dorit Wiseman / Japonais Naoshi Koriyama / Sicilien Gaetano Cipolla / Allemand Wolfgang Klinck / Portugais José Eduardo Degrazia / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Russe Daria Mishueva / Arabe Sarah Silt / Indi Jyotirmaya Thakur / Chinois William Zhou / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka /Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

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Aux fleurs (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



Aux fleurs

Fleurs des bois, fleurs des prés, fleurs aux formes parfaites,
Quelle peine sincère, en ce mois, vous nous faites !
Vos coupes de parfums, vos vases de couleurs,
Vos calices de miel, vos corolles de pleurs,
Vos feuillages luisants, vos tiges élancées
Harmonieusement par la brise bercées,
Rien de votre beauté frêle n’a parfumé
Ni réjoui ce triste et frileux mois de mai !
Sans doute, un peu de vous dans la grâce des femmes
A charmé nos regards et consolé nos âmes…
Vos grandes sœurs ont eu leur règne séduisant
Et c’est le tour des plus petites, à présent.
– Églantines, lilas, tulipes, violettes,
C’est le printemps ! Muguets, agitez vos clochettes !
Dans les cerisiers blancs, dans les pommiers fleuris,
Le merle vous appelle avec de petits cris ;
Et les amants qui font l’amour à lèvres closes,
Ne peuvent rien se dire en l’absence des roses…
La terre, sous son herbe avare, vous attend,
Marguerite au cœur d’or, svelte lys éclatant,
Narcisse rose et blanc, pensée au velours sombre,
Et rêve de sommeil à votre petite ombre.
Chantez-nous la chanson délicate du bleu,
Et la gamme du rose exquis au rouge feu ;
Détaillez-nous la forme ascétique ou charnue,
Épanouie en boule, étoilée ou menue,
Et la variété soyeuse du satin,
Sa nuance innombrable au soleil du matin,
Ses éblouissements de pierres précieuses,
Ses ors, ses argents mats, ses pourpres somptueuses !
Comme trempé de sang, qu’on aperçoive au loin
L’ardent coquelicot dressé dans le sainfoin,
Et que dans la forêt, dentelée et légère,
Verte au pied du tronc gris, foisonne la fougère !
Point d’abeilles sans vous et point de papillons
Qui voltigent, de miel en miel, dans les rayons.
Vous êtes la lumière éclairant toute chose,
Ou bleue ou blanche ou mauve ou violette ou rose,
Et qui s’est incarnée en votre fine chair
Et, sous le ciel de pluie ou le firmament clair,
De vos calices fait de petites veilleuses
Frissonnantes au vent, douces et merveilleuses !
Vous êtes les parfums enivrants des sentiers,
Qui s’exhalent sans s’épuiser, des jours entiers,
Et, moite, dans le bois profond au vaste dôme,
Fume et l’emplit, pareil à l’encens, votre arôme !
La jeune fille rit en s’embaumant à vous,
Et pour vous respirer baise vos cœurs si doux.
Quand elle vous caresse à sa lèvre, on peut dire
Que la lèvre a l’odeur et la fleur le sourire !
Vous embellissez tout ; l’eau devient diamant
Dès que sur vous la goutte étincelle un moment,
Et lorsqu’un papillon brun en vous s’aventure,
Vous composez un prodige de la nature !
– Fleurs des champs, fleurs des bois, riches fleurs des jardins,
Splendide floraison : velours, tulles, satins ;
Humbles fleurs qui croissez au bord des grandes routes,
Fleurs indigentes qui bientôt vous fanez toutes ;
Fleurs à qui chaque jour le jet de l’arrosoir
Prodigue la fraîcheur qu’entretiendra le soir ;
Et vous, chétives fleurs tristes et négligées,
Qui n’êtes pas souvent d’eau limpide aspergées,
Qui comptez sur le ciel seulement, et que juin
Négligemment arrose en passant – et de loin,
C’est la saison ! Ne nous laissez pas dans la peine :
Sans couleurs, sans parfums, qu’est l’existence humaine ?

(Albert Lozeau)

 

 

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Petites Vies (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



Petites Vies

Broyez-la… ce n’est qu’une guêpe.
Cueillez-le… ce n’est qu’un muguet.
Encagez-le… ce n’est qu’un merle.
Tuez-le… ce n’est qu’un orvet.

Savez-vous la raison profonde
De ces petites vies
Et de quels poids est pour le monde
L’injuste mort d’une fourmi?

(Maurice Carême)


Illustration

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C’est en moi que tu es enterrée (Richard Rognet)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2020




    
C’est en moi que tu es enterrée, non dans
ce froid caveau devant lequel je passe comme
une ombre que je ne connais pas. En moi,
tu es vivante, même ta mort est vivante,

les merles me le disent, les mésanges aussi,
et les premières pousses des cœurs de
Marie qui prendront le relais des crocus,
des anémones, des primevères. J’ai donné tes

habits, même les plus récents, quelques-uns
sont restés, dont je n’ai pu me séparer, j’ai
donné tes habits comme on offre des fleurs,

mais ils laissent dans ton armoire une place
infinie, parfois si douloureuse qu’il me
semble mourir encore plus loin que toi.

(Richard Rognet)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

Recueil: Dans les méandres des saisons
Traduction:
Editions: Gallimard

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LES EAUX ET LES FORÊTS (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2020



Nicholas Hely Hutchinson e488bb [1280x768]

 

LES EAUX ET LES FORÊTS

I
La clarté de ces bois en mars est irréelle,
tout est encor si frais qu’à peine insiste-t-elle.
Les oiseaux ne sont pas nombreux; tout juste si,
très loin, où l’aubépine éclaire les taillis,
le coucou chante. On voit scintiller des fumées
qui emportent ce qu’on brûla d’une journée,
la feuille morte sert les vivantes couronnes
et suivant la leçon des plus mauvais chemins,
sous les ronces, on rejoint le nid de l’anémone,
claire et commune comme l’étoile du matin.

II
Quand même je saurais le réseau de mes nerfs
aussi précaire que la toile d’araignée,
je n’en louerais pas moins ces merveilles de vert,
ces colonnes, même choisies pour la cognée,
et ces chevaux de bûcherons… Ma confiance
devrait s’étendre un jour à la hache, à l’éclair,
si la beauté de mars n’est que l’obéissance
du merle et de la violette, par temps clair.

III
Le dimanche peuple les bois d’enfants qui geignent,
de femmes vieillissantes; un garçon sur deux saigne
au genou, et l’on rentre avec des mouchoirs gris,
laissant de vieux papiers près de l’étang… Les cris
s’éloignent avec la lumière. Sous les charmes,
une fille retend sa jupe à chaque alarme,
l’air harassé. Toute douceur, celle de l’air
ou de l’amour, a la cruauté pour revers,
tout beau dimanche a sa rançon, comme les fêtes
ces taches sur la table où le jour nous inquiète.

IV
Toute autre inquiétude est encore futile,
je ne marcherai pas longtemps dans ces forêts,
et la parole n’est ni plus ni moins utile
que ces chatons de saule en terrain de marais :
peu importe qu’ils tombent en poussière s’ils brillent,
bien d’autres marcheront dans ces bois qui mourront,
peu importe que la beauté tombe pourrie,
puisqu’elle semble en la totale soumission.

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Nicholas Hely Hutchinson

 

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REVES QUI ME VENIEZ (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



 

REVES QUI ME VENIEZ

Rêves qui me veniez beaux comme le vol
De l’aigle ou balancés comme le chant du merle
Et que je disais fous parce qu’on ne pouvait
Ni les atteindre ni les suivre au réveil
Pourquoi m’avez-vous délaissé ?

L’aigle ne cesse pas d’éployer son haut vol
Le merle d’égrener son hymne antique
Mais le vol et le chant du sommeil
Se sont brisés au sol.
Je ne vois plus qu’un ciel désert aucun nuage
Qui me rappelle par sa forme aucun vent
Par son chant le rêve de mes anciens printemps.

(Franz Hellens)

Illustration: René Magritte

 

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L’oiseau-merci (Marcelin Pleynet)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2020




L’oiseau-merci

J’ai vu un rossignol par la queue

J’ai récolté les fils de la vierge
glané les roses de la rosée
fait un bouquet de ces poissons d’argent qui vivent dans mon ombre

J’ai vu un merle qui avait toute la noblesse de la rivière

(Marcelin Pleynet)

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Pommes poires et tralalas… (Valérie Rouzeau)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2020




    
Pommes poires et tralalas…

Pommes poires et tralalas merles renards flûtes à bec
Et les petites bottes bleues enfoncées dans la boue
Après la peine la joie revenait aussi sec

Au bois sifflaient les ziaux les loups les pâtres grecs
Beaucoup d’airs de toutes sortes faisaient gonfler nos joues
Pommes poires et tralalères merles renards flûtes à bec

Il n’y avait pas d’euros de dollars de kopecks
On pouvait chanter fort la gadoue la gadoue
Après la peine la joie revenait aussi sec

Dans le vent murmuraient le lièvre et le fennec
Tournaient les grues les elfes les roues
Pommes poires et tralalères merles renards flûtes à bec

(Valérie Rouzeau)

 

Recueil: Les poèmes ont des oreilles
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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Dans l’étendue (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2020




Dans l’étendue
plus rien que des montagnes miroitantes

Plus rien que d’ardents regards
qui se croisent

Merles et ramiers

(Philippe Jaccottet)

Illustration: ArbreaPhotos

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