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Poésie

Posts Tagged ‘mérveilleux’

Les nuages (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2022



Les nuages sont de merveilleux infirmiers.

(Christian Bobin)

 

 

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Dire de quelqu’un qu’il est saint (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2022



Dire de quelqu’un qu’il est saint
c’est simplement dire qu’il s’est révélé,par sa vie,
un merveilleux conducteur de joie
-comme on dit d’un métal qu’il est bon conducteur
quand il laisse passer la chaleur sans perte ou presque,…

(Christian Bobin)

Illustration

 

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La forme de ma pensée (Lokenath Bhattacharya)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2022




    
La forme de ma pensée

Cette chambre est fermée de tous côtés.
Cependant, un éclair l’a traversée.
Il me semble du moins en avoir aperçu un.
Ou est-ce la merveilleuse réalité
que nous percevons de l’endroit où nous sommes ?
Cet éclair, est-il désormais
ailleurs, hors d’ici ?

Est-ce chose possible ?
Il n’y a en ce lieu aucun passage.
Et les vitres des fenêtres sont couvertes d’épais rideaux.
Cela ne fut-il qu’une intime illusion?
Cet éclair, n’est-il passé qu’en moi?

Ce malentendu entre dedans et dehors
m’a fait entendre un grondement violent.
Pendant qu’en ce vide obscur
la respiration est à peine sensible,
un silence imperturbable demeure
couché et endormi à mes pieds sur lui : un couvre-pied.

Ce frémissement, qui a parcouru coins et recoins de ce lieu,
a provoqué dans les forêts environnantes un cri de douleur soudain,
audible jusqu’à cette chambre si bien fermée,
cri apparu pour s’éteindre aussitôt, sans disparaître pour autant.

Les rayons, qui pénétrèrent et lacérèrent cet instant fragile,
se sont enfuis et s’enfuient encore,
vers le haut et le bas, le nord, le sud.
S’agit-il du vaste ciel où je me tiens assis maintenant?
Quelle étrange vision pour mes yeux clos !

Mon siège tourne, et en tournant
m’entraîne dans une orbite circulaire,
planète au mouvement semblable
à des milliers d’autres en cet espace infini.

Est-ce donc ainsi la forme de ma pensée,
ainsi ce monde :
un royaume céleste dans la chambre ?

***

(Lokenath Bhattacharya)

Traduction de l’auteur et de Marc Blanchet

 

Recueil: Poésies du Monde
Traduction:
Editions: Seghers

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Depuis le pavillon des Hauteurs merveilleuses (Hyesim)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2022




    
Depuis le pavillon des Hauteurs merveilleuses

Nuages sur le col, oisifs, ne s’égaillent pas,
Pourquoi l’eau du torrent court-elle, si pressée?
Sous le pin on cueille les pommes de pin
Et fait infuser un thé, un thé plus encore parfumé.

(Hyesim)

***

 

Recueil: Ivresse de brumes, griserie de nuages
Traduction: Ok-sung / Anne Baron / Jean-François Baron
Editions: Gallimard

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Merveilleux court-circuit (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2022


10. Nociceptive neurone

L’intensité du silence
a toujours lieu sans voix
comme la non-pensée
merveilleux court-circuit
entre la pesanteur
et la grâce
du néant

(Michel Camus)

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Le cauchemar (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2022


vieux

Dans mon rêve, tout était merveilleux,
les filles belles,ô combien! et la mer si bleue…
mais moi j’étais vieux.

(Henri-Frédéric Blanc)

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Fô a dit… (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2022


« Ce tapis que nous tissons comme
le ver dans son linceul
Dont on ne voit que l’envers seul
C’est le destin de l’homme.

Mais peut-être qu’à d’autres yeux,
L’autre côté déploie
Le rêve, et les fleurs, et la joie
D’un dessin merveilleux. »

Tel Fô, que l’or noir des tisanes
Enivre, ou bien ses vers,
Chante, et s’en va tout de travers
Entre deux courtisanes.

(Paul-Jean Toulet)

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Automne (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2022


Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison!
A sept ans comme il faisait bon,
Après d’ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison!

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

0 temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

(René Guy Cadou)


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APRÈS NOTRE PREMIÈRE RENCONTRE (Rainer-Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2022



Illustration: Etienne Adolphe Piot
    
APRÈS NOTRE PREMIÈRE RENCONTRE (4 janvier 1893)

Petits yeux, clairs et bleus
dents si fines et menues,
lèvres roses, belles boucles,
menottes si petites ;
rire de clochette
prompt conquérant !
Si je te loue encore
ce sera encore trop peu.
Être si merveilleux,
ai-je le choix,
comment te nommerai-je ? —
Idéal !

(Rainer-Maria Rilke)

Recueil:
Traduction:
Editions:

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Lorsque les champs dorés (Michel Lermontov)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2022




    
Lorsque les champs dorés devant ma vue ondulent,
Et la forêt tressaille au souffle du zéphyr,
Que mille chants d’oiseaux dans les airs se modulent,
Et sous la feuille un fruit recommence à bouffir;

Lorsque tout imprégnés d’éclatante rosée,
A l’aube ou par un soir incendiant les cieux,
Le candide muguet, ou la vierge pensée,
Me semble saluer d’un geste gracieux;

Lorsqu’une fraîche source au fond de la vallée,
Fredonnant un doux chant qui me berce et m’endort,
Murmure à mon oreille une légende ailée
D’un pays merveilleux du temps de l’âge d’or;

— Alors, je sens enfin dans mon âme se taire
Tous les tourments secrets des pensers anxieux.
Je conçois le bonheur possible sur la terre,
Et la Divinité — visible dans les cieux.

(Michel Lermontov)

Recueil: Michel Lermontov Poèmes
Traduction: Igor Astrow
Editions: Du Tricorne

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