Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘(Miguel Espejo)’

Féroce (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2016



Féroce

nous résumons l’expérience d’une vie
dans une paire de poèmes
pour qu’ils soient lus par autrui
et nous entrevoyons à peine
les yeux fatigués de l’indifférence

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Vladimir Dunjic

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Fernando Pessoa (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2016



Fernando Pessoa

en regardant le bureau de tabac
j’ai ressenti je ne sais quel élan
vers les plaines et les déserts inexplorés
les amours toujours cherchées et jamais trouvées
le monde fragile comme un bouton de fleur
et cette illusion de l’appréhender
en regardant le bureau de tabac

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Zachary Brown

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’abîme insondable (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2016



mtysz-l-insoutenable-legerete-de-l-etre-81-800x600

L’abîme insondable

J’attends avec anxiété
que des jambes inconnues
ouvertes à l’infini
me capturent et me dévorent
Mais je ne pourrai jamais les combler
et je boirai en silence
les cascades qui jaillissent de leur centre
drapé dans des entrelacs de chair
qui jamais ne me donneront de réponse.

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Mtysz

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

César Vallejo (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2016



poeta_vallejo

César Vallejo

Si je pouvais disposer d’un jour
– ou du moins de quelques heures –
pour courir derrière les morts
j’aurais la force et l’illusion
d’écrire enfin un vrai poème :
du pain dans la bouche de l’affamé
une béquille pour le boiteux désemparé
et le tambourinement incessant des pas
sur les ruelles désertes et graves,
où pas un ivrogne ne profère des imprécations en vain
ne lance ses insultes comme des crachats vers le ciel
vers son visage léché d’étoiles
semblable aux bâtiments désolés
et aux villes abandonnées
aux chemins insondables qui piègent les rêves,
les larmes, les espoirs et l’ombre des corps,
et les entraînent vers un éblouissant trou noir.

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le corps fugace (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2016



Le corps fugace

L’homme ne peut presque jamais dire vraiment ce qu’il pense
parce qu’il l’ignore lui-même.
Comment pourrait-il parler de ce qu’il ne comprend pas
d’une ombre envoûtante à l’aube
ou de l’étrangeté de son corps ?
Comment parvenir à comprendre le bonheur de contempler
le fond d’autres yeux
et d’arriver à les ouvrir à notre propre abîme ?
Le mot est revêche. Et le regard aussi.
Ce qui ressemble à un troupeau de guanacos dans la Puna
est à peine un vrombissement d’insectes.
Une femme nous attire grâce au calice de sa beauté
et nous montons impuissants sans toucher ses cordes.
Car rien n’est ce qu’il paraît être.
Ni le corps, ni la femme, ni la beauté.
Comment harmoniser les accords
au milieu de la confusion générale ?
Une main frappe à la porte. Une autre l’ouvre.
Le corps ne répond pas. Il ne parle qu’en murmurant.

***

El cuerpo esquivo

El hombre casi nunca puede decir verdaderamente lo
que piensa
porque él mismo no lo sabe.
¿Cómo podría hablar de aquello que no comprende
de alguna subyugante sombra al amanecer
o de la extrañeza de su cuerpo?
¿Cómo alcanzar la dicha de contemplar
el fondo de otros ojos
y lograr abrirlos a nuestro propio abismo?
La palabra es esquiva. Y la mirada también.
Lo que parece una tropilla de guanacos en la Puna
es apenas un zumbido de insectos.
Una mujer nos atrae con el cáliz de su belleza
y ascendemos impotentes sin tocar sus cuerdas.
Porque nada es lo que parece.
Ni el cuerpo, ni la mujer, ni la belleza.
¿Cómo reunir entonces los acordes
en medio de la confusión general?
Una mano toca la puerta. Otra, la abre.
El cuerpo no responde. Sólo habla entre susurros.

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Danny Quirk

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Divorce (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2016



Divorce

Sans amour tu es vide
et quand tu l’as trouvé
tu n’as pas su dans quel monde le bercer

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Le voyageur et son ombre (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2016



Le voyageur et son ombre

quel genre d’angoisse m’entraîne
quelles horreurs m’obligent
à museler ma bouche avec des poèmes,
à dialoguer avec mon ombre
dans un désert infini ?

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :