Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘mille’

Toujours ailleurs (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018


ailleurs

Je ne vis qu’une fois mais c’est toujours ailleurs
Je vis de mille vies. Je meurs de mille morts
dénoue ce que j’ai noué déjoue ce qui me lie
sorte d’absent présent que vous nommez un homme.

(Claude Roy)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 2 Comments »

Sadako Sasaki (Chantal Dupuy-Dunier)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration : Sadako Sasaki
    
Sadako Sasaki, fillette leucémique irradiée à Hiroshima,
tenta de plier 1000 grues de papier pour que,
selon le proverbe, son voeu : continuer à vivre se réalise.

Avant de mourir, sans dévier de son but,
elle parvint à réaliser 644 de ces oiseaux hautement symboliques au Japon.
Ce sont les enfants de sa classe qui confectionnèrent les origamis manquants
afin de parvenir jusqu’à mille.

(Chantal Dupuy-Dunier)

 

Recueil: Mille grues de papier
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ce mot perdu (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2018



Illustration: Alex Nabaum

    
Ce mot perdu

Ce mot perdu que je cache en ma cage,
je l’ai cherché dans toutes mes ravines,
au fond du gouffre, au sein du ciel mouvant,
toute une vie éprise d’absolu
et dispersée en festins dérisoires.

N’hésitez pas si je vous dis Sésame
à vous ouvrir. Vous serez une porte.
Je franchirai respectueux le seuil.
Je suis une âme en quête de son corps.

Dans mon pays d’incertitude passent
des étrangers qui ne s’arrêtent pas.
Si je leur parle, ils cachent leurs oreilles,
touchent leur bouche avec une mimique
et je me tais, muet comme leur encre.

Silence blanc, vers quel amour m’emportent
présent, passé, intermèdes du doute ?
Soudain l’or d’un regard qui réveille
mille parfums, mille époques de fleurs.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il y a là sous la chair (Carole Zalberg)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2017



Illustration: Danny Quirk
    
Il y a là sous la chair
entre les os fragiles
et les réseaux habiles
dans une profondeur que les mots seuls éclairent
un lac sombre, un monde qui scintille,
d’homme en homme à la file
un fond de vies où j’erre,
où je plonge une et reviens mille

(Carole Zalberg)

 

Recueil: Revue Vagabondages
Editions: Cherche Midi

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Bois Dormant (Jean Cuttat)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017



Bois Dormant

Dans la plus haute tour
dort une belle au bois dormant.
Un siècle tigre, un siècle paon,
je veille au chevet de l’amour,

– mille ans de lueurs et de cendres,
mille et mille ans de petits cris –
dragon de braise et de scories
dans les dentelles de sa chambre.

(Jean Cuttat)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 8 Comments »

Sous les mille mains du figuier (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017



Sous les mille mains du figuier
j’oserai peut-être
prendre la sienne.

(Jean-Hugues Malineau)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

L’infini (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017



Hans Thoma  xo1_1280 [1280x768]
L’infini n’est autre
Que le sans fin
va-et-vient
Entre ce qui se cherche
Et ce qui se perd
Mille veines ouvertes
d’un cœur l’autre

(François Cheng)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Hans Thoma

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Orly (Jacques Brel)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l’un à l’autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t’aime
Elle doit lui dire: je t’aime
Je crois qu’ils sont en train
De ne rien se promettre
C’est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
Et brusquement ils pleurent
Ils pleurent à gros bouillons
Tout entourés qu’ils sont
D’adipeux en sueur
Et de bouffeurs d’espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L’espoir de les juger

Mais la vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C’est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et maintenant ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l’heure c’était lui
Lorsque je disais il
Tout encastrés qu’ils sont
Ils n’entendent plus rien
Que les sanglots de l’autre
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment lentement ces deux corps
Se séparent et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu’ils crient
Et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis en reculant
Comme la mer se retire
Ils consomment l’adieu
Ils bavent quelques mots
Agitent une vague main
Et brusquement ils fuient
Fuient sans se retourner
Et puis il disparaît
Bouffé par l’escalier

La vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C’est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et puis il disparaît
Bouffé par l’escalier
Et elle elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte
Sans un cri sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu’elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu’a terre
Ça y est elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu’elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là elle perd l’amour
L’amour le lui a dit
Revoilà l’inutile
Elle vivra ses projets
Qui ne feront qu’attendre
La revoilà fragile
Avant que d’être à vendre
Je suis là je le suis
Je n’ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit

(Jacques Brel)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Elle est toujours là (Ueda Chôshû)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Fût-ce en mille éclats
elle est toujours là –
la lune dans l’eau!

(Ueda Chôshû)

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Je pense en souriant (Claude Hamelin)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2016



Je suis un chêne
beau de mille soleils

je suis un chêne
grand de mille pluies

je suis un chêne
fort de mille vents

et après cent ans
je pense en souriant

à ce tout petit fruit,
le béret de travers,
qui rêvait d’être moi !

(Claude Hamelin)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :