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Posts Tagged ‘momie’

LAPIS-LAZULI (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2018



LAPIS-LAZULI

Perle brillante et dure qu’on trouve
dans les tombes d’Egypte. Larme bleue
des momies qui ne peuvent oublier le ciel.

(Jacques Lacarrière)


Illustration

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Tristesse d’été (Stéphane Mallarmé)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018



Tristesse d’été

Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie,
En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux
Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie,
Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux.

De ce blanc Flamboiement l’immuable accalmie
T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux,
« Nous ne serons jamais une seule momie
Sous l’antique désert et les palmiers heureux! »

Mais ta chevelure est une rivière tiède,
Où noyer sans frissons l’âme qui nous obsède
Et trouver ce Néant que tu ne connais pas.

Je goûterai le fard pleuré par tes paupières,
Pour voir s’il sait donner au coeur que tu frappas
L’insensibilité de l’azur et des pierres.

(Stéphane Mallarmé)


Illustration: Giorgione

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Rien ne m’effraye plus (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2017



Illustration: Constantin Brancusi
    
Rien ne m’effraye plus que la fausse accalmie
D’un visage qui dort
Ton rêve est une Égypte et toi c’est la momie
Avec son masque d’or

Où ton regard va-t-il sous cette riche empreinte
D’une reine qui meurt,
Lorsque la nuit d’amour t’a défaite et repeinte
Comme un noir embaumeur?

Abandonne ô ma reine, ô mon canard sauvage,
Les siècles et les mers;
Reviens flotter dessus, regagne ton visage
Qui s’enfonce à l’envers.

(Jean Cocteau)

 

Recueil: PLAIN-CHANT
Editions: Gallimard

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Tristesse d’été (Stéphane Mallarmé)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2017



Tristesse d’été

Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie,
En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux
Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie,
Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux.

De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie
T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux,
« Nous ne serons jamais une seule momie
Sous l’antique désert et les palmiers heureux ! »

Mais ta chevelure est une rivière tiède,
Où noyer sans frissons l’âme qui nous obsède
Et trouver ce Néant que tu ne connais pas !

Je goûterai le fard pleuré par tes paupières,
Pour voir s’il sait donner au cœur que tu frappas
L’insensibilité de l’azur et des pierres.

(Stéphane Mallarmé)

 

 

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Rien ne m’effraye plus que la fausse accalmie d’un visage qui dort (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2016



Edward Alfred Cucuel - Tutt'Art@ (34) [1280x768]

Rien ne m’effraye plus que la fausse accalmie
D’un visage qui dort ;
Ton rêve est une Egypte et toi c’est la momie
Avec son masque d’or.

Où ton regard va-t-il sous cette riche empreinte
D’une reine qui meurt,
Lorsque la nuit d’amour t’a défaite et repeinte
Comme un noir embaumeur ?

Abandonne, ô ma reine, ô mon canard sauvage,
Les siècles et les mers ;
Reviens flotter dessus, regagne ton visage
Qui s’enfonce à l’envers.

(Jean Cocteau)

Illustration: Edward Alfred Cucuel

 

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INEXISTENCE (Jude Stéfan)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2016


INEXISTENCE

Nul ne saura qu’il fut
ce qu’il fit : Poème
momie de l’énigme

(Jude Stéfan)

Poème découvert chez Lara ici

Illustration

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Les adieux du coq (Raymond Radiguet)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2016




Les adieux du coq

Que le coq agite sa crête
(Où l’entendent les girouettes ;
Adieu, maisons aux tuiles rouges,
Il y a des hommes qui bougent.

Ame ni mon corps n’étaient nés
Pour devenir cette momie
Bûche devant la cheminée
Dont la flamme est ma seule amie.

Vénus aurait mieux fait de naître
Sur le monotone bûcher
Devant lequel je suis couché,
La guettant comme á la fenêtre.

Nous ne sommes pas en décembre ;
Je ne serais guère étonné
Pourtant, si dans la cheminée,
Un beau matin je vois descendre

Vénus en pleurs du ciel chassée,
Vénus dans ses petits sabots.
(De Noël les moindres cadeaux
Sont luxueusement chaussés.)

Mais, Echo ! je sais que tu mens.
Par le chemin du ramoneur,
Comme en un miroir déformant,
Divers fantômes du bonheur,

A pas de loup vers moi venus,
Surprirent corps et âme nus,
– Bonheur, je ne t’ai reconnu
Qu’au bruit que tu fis en partant.

Reste étendue, il n’est plus temps,
Car il vole, âme, et toi tu cours,
Et déjà mon oreille avide,
Suspendue au-dessous du vide,

Ne perçoit que la basse-cour.
Coq, dans la gorge le couteau
Du criminel, chantez encor :
Je veux croire qu’il est trop tôt.

(Raymond Radiguet)

Illustration: Pablo Picasso

 

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Inscriptions champêtres (Remy de Gourmont)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2015



Inscriptions champêtres

Printemps, ô frêle et bleue anémone,
Dans la langueur pâle de tes yeux clairs
L’amour a mis son âme éphémère,
Mais le vent passe et tu frissonnes.

Eté, quand l’orgueil des roseaux sur la rive
Marque le cours du fleuve vers la mer, le soir
On voit dans l’eau des ombres se coucher pensives :
Lents et doux, les bœufs s’en vont à l’abreuvoir.

Automne, il pleut des feuilles, il pleut des âmes,
Il pleut des âmes mortes d’amour, les femmes
Contemplent l’occident avec mélancolie,
Les arbres font dans l’air de grands gestes d’oubli.

Hiver, femme aux yeux verts tombés sous le linceul des neiges,
Tes cheveux sont poudrés de gel, d’amertume et de sel,
O momie, et ton cœur vaincu, docile aux sortilèges,
Dort, escarboucle triste, au fond de ta chair immortelle.

(Remy de Gourmont)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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CAPRICE (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2015



CAPRICE

Derrière chaque miroir
il y a une étoile morte
et un arc-en-ciel enfant
qui dort.
Derrière chaque miroir
il y a un calme éternel
et un nid de silences
jamais envolés.
Le miroir est la momie
de la source; il se referme,
coquillage de lumière,
la nuit.
Suites
Le miroir
est la rosée-mère,
le livre qui dissèque
les crépuscules, l’écho devenu chair.

(Federico Garcia Lorca)

Illustration: Beatrice Lotta

 

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LES QUATRE ÉLÉMENTS (Roger Gilbert-Lecomte)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2015



 

LES QUATRE ÉLÉMENTS

Si je dis Feu mon corps est entouré de flammes
Je dis Eau l’Océan vient mourir à mes pieds

Vaisseau vide immergé dans un cristal solide
Creuse momie aux glaces prises et je dis Air

Terre et le naufragé prend racine et s’endort
Sous les feuilles au vent de l’arbre de son corps

De sa bouche le songe engendre un rameau d’or
De sa bouche terreuse expirant ses poumons
Retournés vers le ciel tonnante frondaison

Moisson rouge au soleil de minuit et de mort

(Roger Gilbert-Lecomte)

 

 

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