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Poésie

Posts Tagged ‘mûrier’

Si le ciel avait des passions (Mao Tse-Toung)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



Si le ciel avait des passions, lui aussi vieillirait!
Mais au monde des hommes, il est bon que la mer devienne champ de mûriers.

(Mao Tse-Toung)

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UNE JEUNE FILLE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2018



Illustration: Kiyoshi Nakajima
    
UNE JEUNE FILLE
Che-King

Je t’en conjure, ô Tchon-Tseu, ne traverse pas mon village ;
ne grimpe pas sur ce saule, cultivé par moi !…
Je ne saurais t’aimer, car je dois craindre et respecter mes parents.

Oh ! je voudrais bien te donner mon cœur, Tchon-Tseu !
Mais les réprimandes de mes parents, n’est-ce pas,
je dois les accueillir avec une crainte respectueuse ?

Je t’en conjure, ô Tchon-Tseu,
n’escalade pas le mur de l’enclos ;
ne fais pas tomber les feuilles du mûrier que j’ai planté.
Je ne saurais t’aimer, car je dois craindre et respecter mes frères aînés.
Il me faut bien, n’est-ce pas, écouter leurs conseils avec déférence ?

Je t’en conjure, ô Tchon-Tseu,
ne brise pas le treillis ;
ne renverse pas mon arbre de santal !…

Je ne saurais t’aimer,
car il faut craindre les hommes et leurs paroles nombreuses.
Oh ! que je voudrais te donner mon cœur, Tchon-Tseu !
Mais les hommes et leurs paroles nombreuses, ne faut-il pas les craindre ?…

(Livre des Vers (Che-King), chant II, section VII.)
(Chants traditionnels, de l’an 2500 à l’an 1000 avant notre ère.)

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Jour du sacrifice de printemps (Wang Jia)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



Illustration: Utagawa Kunisada
    
Jour du sacrifice de printemps

Au bord du lac aux Oies, riz et sorghos poussent drus
Poulaillers et porcheries ont leurs portes entrouvertes
L’ombre des mûriers s’allonge ; la fête prend fin
Saouls, on rentre, les uns les autres se soutenant !

(Wang Jia)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Roger était tout heureux (René Char)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017




    
Roger était tout heureux d’être devenu
dans l’estime de sa jeune femme le mari-qui-cachait-dieu.

Je suis passé aujourd’hui au bord du champ de tournesols dont la vue l’inspirait.
La sécheresse courbait la tête des admirables, des insipides fleurs.

C’est à quelques pas de là que son sang a coulé,
au pied d’un vieux mûrier,
sourd de toute l’épaisseur de son écorce.

(René Char)

 

Recueil: Feuillets d’Hypnos
Traduction:
Editions: Gallimard

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En moi (le ver) certainement n’est pas droiture (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2017



Les murs ne tombent pas
[6]

En moi (le ver) certainement
n’est pas droiture, mais cette —

persistance ; j’échappai au piège de l’araignée,
griffe d’oiseau, bec de charognard,

me cramponnai au brin d’herbe,
au dos d’une feuille

quand la tempête
l’arracha de sa tige ;

j’échappai, j’explorai
la forêt de rose-ronces,

précipitée par la pluie
dans la vallée d’une feuille ;

puis déposée dans l’herbe
où mât après mât incrusté

portait des enchevêtrements distincts
de matière gemmée

de la brume
à chaque hampe de bannière :

peu intimidée par la multiplicité
de la beauté glorifiée,

que ton grand oeil terne
de gorgone ne peut ni fixer

ni saisir, je profite
de chaque calamité ;

me fraye une sortie en mangeant ;
gorgée de feuille de vigne et de murier,

parasite, je trouve nourriture :
quand tu cries de dégoût,

un ver sur la feuille,
un ver dans la poussière,

un ver sur un épi de blé,
je reste impénitente,

car je sais que le Seigneur Dieu
s’apprête à se manifester, quand moi,

le ver industrieux,
je tisse mon propre linceul.

[7]

Dieux, déesses
portent la coiffe ailée

de cornes, telles les antennes
du papillon,

ou la crête érigée du cobra
pour montrer comment évolue le ver.

***

In me (the worm) clearly
is no righteousness, but this—

persistence; I escaped spider-snar
bird-claw, scavenger bird-beak,

clung to grass-blade,
the back of a leaf

when storm-wind
tore it from its stem;

I escaped, I explored
rose-thorn forest,

was rain-swept
down the valley of a leaf;

was deposited on grass,
where mast by jewelled mast

bore separate ravellings
of encrusted gem-stuff

of the mist
from each banner-staff:

unintimidated by multiplicity
of magnified beauty,

such as your gorgon-great
dull eye can not focus

nor compass, I profit
by every calamity;

I eat my way out of it;
gorged on vine-leaf and mulberry,

parasite, I find nourishment:
when you cry in disgust,

a worm on the leaf,
a worm in the dust,

a worm on the ear-of-wheat,
I am yet unrepentant,

for I know how the Lord God
is about to manifest, when I,

the industrious worm,
spin my own shroud.

Gods, goddesses
wear the winged head-dress

of horns, as the butterfly
antennae,

or the erect king-cobra crest
to show how the worm turns.

(Hilda Doolittle)

Illustration: Odilon Redon

 

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Ainsi nous les saluons ensemble (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2017



Aubépine de Glastonbury  [800x600]

Hommage aux anges
[17]

Ainsi nous les saluons ensemble,
l’un en contraste à l’autre,

deux des sept Esprits,
installés devant Dieu

tels des lampes sur le grand-autel,
car l’un doit inexorablement

prendre son feu à l’autre
comme le printemps à l’hiver,

et sûrement jamais, jamais
un printemps ne fut aussi abondant

que celui-là ; jamais, jamais
une saison ne fut aussi étonnante,

plus riche en feuille et couleur ;
dis-moi, dans quel autre endroit

trouveras-tu le murier qui fleurit
en mai et rose-pourpre ?

dis-moi, dans quelle autre ville
trouveras-tu l’aubépine de mai

si délicate, vert-blanc, opalescente
comme notre joyau dans le creuset ?

***

So we hail them together,
one to contrast the other,

two of the seven Spirits,
set before God

as lamps on the high-altar,
for one must inexorably

take fire from the other
as spring from winter,

and surely never, never
was a spring more bountiful

than this; never, never
was a season more beautiful,

richer in leaf and colour;
tell me, in what other place

will you find the may flowering
mulberry and rose-purple?

tell me, in what other city
will you find the may-tree

so delicate, green-white, opalescent
like our jewel in the crucible?

(Hilda Doolittle)

 Illustration

 

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Le mûrier est nu (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Le mûrier
est nu
Et la feuille
est tombée
sur le genou de mon aimé

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

 

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Je suis dans la clarté qui s’avance (Nazim Hikmet)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2017



Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont pleines de désirs, le monde est beau.

Mes yeux ne se lassent pas de voir les arbres,
Les arbres si pleins d’espoir, si verts.

Un sentier ensoleillé s’en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie.

Je ne sens pas l’odeur des médicaments,
Les oeillets ont dû s’ouvrir quelque part.

Etre captif, là n’est pas la question,
Il s’agit de ne pas se rendre, voilà.

(Nazim Hikmet)

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Autrefois (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Autrefois
J’étais une vieille lande aux caresses puissantes et stagnantes,
Il me reste quelques sentiers de mûriers et de noisetiers

(Armand Robin)

 

 

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Ombre du mûrier (Thierry Cazals)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2015


Ombre du mûrier
Grignotée par l’ombre des chenilles
A chaque bouchée, un peu plus de lumière

(Thierry Cazals)

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