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Posts Tagged ‘mystérieuse’

Pouvoir qui m’utilises, comme un médium somnambule (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



 

Martin Jarrie _serpent

Pouvoir qui m’utilises,
comme un médium somnambule,
pour tes mystérieuses communications ;
je te vaincrai, oui,
je saurai bien ce que tu dis,
ce que tu me fais dire, quand tu me saisis ;
je saurai bien, un jour, ce que je dis !

***

Poder que me utilizas,
como medium sonámbulo,
para tus misteriosas comunicaciones;
ihe de vencerte, sí,
he de saber qué dices,
qué me haces decir, cuando me cojes;
he de saber qué digo, un día!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Martin Jarrie

 

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L’églantier (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2019



 

Vaines célébrations
D’une mystérieuse non-rencontre.
Paroles non dites,
Mots silencieux.

Les regards qui ne se sont pas croisés
Ne savent pas sur quoi s’arrêter,
Seules les larmes sont heureuses
De pouvoir couler longuement.

L’églantier près de Moscou
Hélas ! a son mot à dire.
On donne le nom d’amour
Immortel à tout cela.

(Anna Akhmatova)

Illustration: Anne-François-Louis Janmot

 

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La mystérieuse ancienneté (Gaston Colle)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2019



 

… la mystérieuse ancienneté de notre coeur

(Gaston Colle)

 

 

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L’ombre des collines sur le loch tranquille (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2018




L’ombre des collines sur le loch tranquille,
Mystérieuse terre verte et vierge
Dont le soleil a la fraîcheur de l’eau,
Dont les pierres ne blessent pas, semble
La patrie de l’âme, cette route lasse
Le pays obscur vu dans un miroir.

***

Shadow of hills on the still loch, mysterious
Inviolate green land, whose sun is cool as water,
Whose stones bruise not,
Seems soul’s native place, this weary road
The dark country in a glass.

(Kathleen Raine)

Illustration

 

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Cette mystérieuse circonstance (Alessandro Baricco)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2018



 

Dimo Kolibarov (3)

Cette mystérieuse circonstance qui fait que les choses de notre passé continuent d’exister
y compris lorsqu’elles sortent de notre vie, et s’épanouissent,
même, en donnant chaque saison de nouveaux fruits, pour une récolte dont nous ne saurons plus rien.

La persistance illogique de la vie.

(Alessandro Baricco)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Dimo Kolibarov

 

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Le regard des femmes (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018



 

Albert Lynch t4o1_500

Le regard des femmes ressemble à certains engrenages tranquilles.
On passe à côté tous les jours paisiblement et impunément.
On va, on vient, on rêve, on parle, on rit. Tout à coup on se sent happé.
L’engrenage vous tient, le regard vous a pris. Vous êtes perdu.
Vous y passerez tout entier.
Un enchaînement de forces mystérieuses s’empare de vous.
Vous aller tomber d’engrenage en engrenage, d’angoisse en angoisse, de torture en torture,
votre esprit, votre fortune, votre avenir, votre âme.

(Victor Hugo)

Illustration: Albert Lynch

 

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NUIT DU CŒUR (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018




NUIT DU CŒUR

Automne dans le bleu d’un mur :
sois la protection des petites mortes.
Chaque nuit, dans la durée d’un cri, arrive une ombre nouvelle.
Tout esseulée danse la mystérieuse autonome.
Je partage sa peur d’animal très jeune durant la première nuit des battues.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Gustave Courbet

 

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La nuit (Fabienne Contat)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018



La nuit. Un rêve.
Une goutte de sang en forme de coeur.
Partage, similitude, ressemblance, âme soeur.
Nuit silencieuse et mystérieuse.

(Fabienne Contat)


Illustration: Fabienne Contat

Autres Poèmes dans ce Florilège que j\’ai illustrés avec les oeuvres de Fabienne Contat

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La mer m’a donné (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018



 

 

La mer m’a donné

la mer m´a donné
sa carte de visite
pour me dire: » Je t´invite
à voyager.
J´ai de grands chevaux
à la crinière blanche
et puis j´ai dans ma manche
tant de bateaux.
J´ai du vent qui enivre
ceux qui veulent me suivre
dans l´illusion facile
de la douceur des îles.
Terres inconnues
où les filles les moins sages
vivent sur les rivages
à moitié nues
la mer m´a donné
une carte du monde
mystérieuse et ronde
comme un galet,
mais je t´ai trouvé
étendue sur le sable
fragile et désirable.
Je t´ai désirée.
Plus belle qu´un voyage
plus douce, plus sauvage
plus calme et plus cruelle
que la mer qui m´appelle.
Dans tes yeux ouverts
le ciel était bleu tendre
tu m´as laissé te prendre
comme on prend la mer,
comme on prend la mer.

(Georges Moustaki)

Illustration: William Bouguereau

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LA RIVIERE (Raymond Federman)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



LA RIVIERE

nous descendons dûment
la grande rivière de la vie
tout en l’interprétant à faux
tandis que son courant
de plus en plus rapide
et son eau de plus en plus
profonde et sombre
en aval se précipitent

et bien sûr cette liquidité
nous convient si bien
comme nous aurait
aussi bien convenu
la terre ferme ou le ciel vide
si le choix nous en fut donné

mais puisque nous ne comprenons
pas nous mêmes pourquoi en aval
se fait ce voyage plutôt qu’en amont
même si parfois nous nous donnons
le mensonge pour croire le contraire
il n’y a pas raison ni moyen d’essayer
de comprendre même si
nous le voulions ou pouvions

est-ce que ce voyage existe vraiment
peut-être faut-il le considérer comme si
dans ses mystérieuses méandres
il se faisait au fur et à mesure du hasard
de son prolongement tortueux
vers la grande embouchure de l’infini

***

THE RIVER

we go down resolutely
the great river of life
interpreting it falsely
while its currents
more and more rapid
and its water
deeper and somber
flows downstream

and of course this liquidity
suits us so well
just as the firm ground
or the empty sky would have
if the choice had been given us

but since we do not comprehend
why this journey goes downstream
rather than upstream
even though sometimes
we give ourselves
the lie to believe otherwise
there is no reason nor any means
to try and understand why
even if we could or would

does this journey really exist
perhaps it should be considered
in its mysterious meandering
as if it is accomplished haphazardly
in its tortuous prolongation
towards the great void of infinity

(Raymond Federman)


Illustration

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