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Posts Tagged ‘naïvement’

L’AVEU (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2018



Illustration: Constantin Brancusi
    
L’AVEU

A ma dame

Ton âme avait alors la blancheur des grands lys
Que berce la chanson des vents rasant la terre ;
L’Amour était encor pour toi tout un mystère,
Et la sainte candeur te drapait dans les plis

De sa robe… Ce fut par les bois reverdis,
A l’heure où dans le ciel perce la lune austère.
Je te vis, je t’aimai, je ne pus te le taire
Et tout naïvement alors je te le dis.

Tu fixas sur mes yeux tes yeux de jeune vierge,
Brillants de la clarté douce et pure d’un cierge,
Ton front rougit…. tu n’osas pas me repousser.

Et l’aveu tremblotant, dans un soupir de fièvre,
S’exhala de ton cœur pour errer sur ta lèvre,
Où je le recueillis dans un premier baiser.

(Gaston Couté)

 

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Relations (Jung)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017



 

Relations

Tout comme nous supposons que le monde est tel que nous le voyons,
nous supposons naïvement que les gens sont tels que nous les imaginons…
Nous continuons de projeter notre psychologie personnelle sur nos semblables.
Ainsi chacun crée pour lui-même une série de relations plus ou moins imaginaires,
fondées essentiellement sur les projections.

(Jung)

Illustration: Irina Kotova

 

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PROMENADE (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2016




PROMENADE

Douceur d’aller le soir, lorsque les chaumes blonds
Flambent sur les toitures,
Et qu’au milieu des blés les perches de houblons
Ont des airs de mâtures.

Douceur d’aller ainsi voir les bateaux glissant
Sur le fleuve aux eaux lisses,
Et de laisser parler son amour commençant
Par les berges complices.

Car les talus piqués de bleus myosotis
Au pied de chaque saule,
Les talus sont parfois si petits, si petits
Qu’en marchant on se frôle.

Quel trouble de sentir le frisson, contre soi,
Le frisson d’une robe
Et de voir un pied fin qui, comme avec émoi,
Se montre et se dérobe.

Oh ! l’heure inoubliable où le long des chemins
Sans presque rien nous dire,
Rien qu’à nous regarder, qu’à nous chercher les mains
Et rien qu’à nous sourire,

Nous avons tous les deux, sans aveu ni serment,
Subi la même envie
Et, dans le soir qui meurt, rêvé naïvement
Que c’était pour la vie !

(Georges Rodenbach)

Illustration: Pierre Auguste Renoir

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