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Poésie

Posts Tagged ‘natal’

Dormir (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018


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Dormir entre les jambes de Dieu
Par un Noël natal

(Georges Schehadé)

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Retour (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2018



Si Jamais tu reviens en terre natale
A pas lents comme un cheval dont le soir accroît la fatigue
Oh va dans ce jardin
Retrouver la rose méconnaissable
Le chrysanthème à la crinière de lion
– D’immenses araignées volent avec des papillons
Comme dans les fièvres de l’enfance
Souris ou pleure mais ne crains rien
C’est l’ombre qui remue avant d’être nuit claire.

(Georges Schehadé)

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Qu’est-il arrivé ? (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2018



 

Illustration: René Magritte
    
Qu’est-il arrivé ? La pierre est sortie de la montagne.
Qui s’est éveillé ? Toi et moi.
Langue, langue. Étoile-sœur. Terre-voisine.
Plus pauvre. Ouverte. Natale.

Où ça allait ? Vers du sonne-encore.
Avec la pierre, avec nous deux.
Cœur et cœur. Trouvé trop lourd.
Devenir plus lourd. Être plus léger.

***

Was geschah ? Der Stein trat aus dem Berge.
Wer erwachte ? Du und ich.
Sprache, Sprache. Mit-Stern. Neben-Erde.
Ärmer. Offen. Heimatlich.

Wohin gings ? Gen Unverklungen.
Mit dem Stein gings, mit uns zwein.
Herz und Herz. Zu schwer befunden.
Schwerer werden. Leichter sein.

(Paul Celan)

 

Recueil: La Rose de personne
Traduction: Martine Broda
Editions: José Corti

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Le bruit incessant des vagues (Taneda Santoka)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Le bruit incessant des vagues
Mon village natal
Si loin.

(Taneda Santoka)

Illustration

 

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Agir et penser comme un chat (5) (Stéphane Garnier)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
J’aime dans le chat cette indifférence
avec laquelle il passe des salons
à ses gouttières natales.

(René de Chateaubriant)


A ma connaissance, le chat demeure
le seul animal dont toutes les émotions
se lisent au travers de l’orientation des oreilles,
pupilles et battements de queue.

(Anne Calife)


Quand je joue avec mon chat,
qui sait s’il ne s’amuse pas plus de moi
que je fais de lui ?

(Michel de Montaigne)


Il est des beautés qui excèdent le vocabulaire.
Les chats appartiennent à cet ordre.

(Louis Nucéra)


Le chat se contente d’être,
c’est le verbe qui lui va le mieux.

(Louis Nucéra)


La seule personne qui me comprenne,
sur cette terre,
c’est mon chat.

(Diane Gontier)

 

Auteur: Stéphane Garnier
Recueil: Agir et Penser comme un Chat
Editions: De l’Opportun

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Dans quelques jours (Luis Cernuda)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018



 

Illustration: Kazuya Akimoto
    
Chair de la mer

Dans quelques jours très courts ce sera l’automne
en Virginie,
Lorsque les chasseurs, le regard de pluie,
Regagnent le pays natal, l’arbre qui n’oublie pas,
Moutons terribles à voir,
Dans quelques jours très courts ce sera l’automne
en Virginie.

Oui, dans l’étreinte étroite des corps,
Lèvres sur la clé la plus intime,
Que dira-t-il, lui, peau de naufrage
Ou douleur avec la porte close,
Douleur face à douleur,
N’attendant pas non plus d’amour ?

L’amour s’en vient, s’en va, regarde ;
L’amour s’en vient, s’en va,
Sans faire l’aumône aux nuages mutilés,
Ses vêtements sont des haillons de terre,
Et lui il ne sait pas, il ne saura jamais plus rien.
Inutile aujourd’hui de passer la main sur l’automne.

***

Carne de mar

Dentro de breves días será otoño en Virginia,
Cuando los cazadores, la mirada de lluvia,
Vuelven a su tierra nativa, el árbol que no olvida,
Corderos de apariencia terrible,
Dentro de breves días será otoño en Virginia.

Sí, los cuerpos estrechamente enlazados,
Los labios en la llave más íntima,
c Qué dirá él, hecho piel de naufragio
O dolor con la puerta cerrada,
Dolor frente a dolor,
Sin esperar amor tampoco ?

El amor viene y va, mira;
El amor viene y va,
Sin dar limosna a nubes mutiladas,
Por vestidos harapos de tierra,
Y él no sabe, nunca sabrá más nada.
Ahora inútil pasar la mano sobre otoño .

(Luis Cernuda)

 

Recueil: Un fleuve, un amour
Traduction: Jacques Ancet
Editions: Fata Morgana

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Le miroir brûle la fille (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2017




    
Le miroir brûle la fille,
fardée des cils jusqu’aux seins,
toute seule dans le miroir,
et l’été froisse ses élytres.

Sous le fruit d’or est un noyau,
tout imprégné de cendre rouge,
et une rose de doux fardeau
effeuille ses pétales lisses.

La chambre est pleine d’odeurs
oublieuses de leurs fleurs natales,
vierge impure, selle ton cheval,
de violette et de narcisse.

N’oublie pas ton armure
de chèvre feuille et de jasmin,
car il te reste à combattre
dans le soleil et la neige,
et la sueur et le sang rude
— si le ciel foudroie sans remords
tes libres cuisses de lavande —
un grand chevalier de luxure.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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MERE, PRENDS-MOI SUR TES GENOUX… (Pascal Bonetti)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017




MERE, PRENDS-MOI SUR TES GENOUX…

Mère, prends-moi sur tes genoux.
Mon coeur est las ! Mon âme est lasse !
Comme autrefois, à voix très basse,
Berce-les d’un air de chez nous !

Redis-moi de ta voix faiblie
Nos ciels, nos fleuves, nos prés verts ;
Et que les maux que j’ai soufferts,
Ma mémoire tôt les oublie !

J’ai vu qu’il n’est de vrais bonheurs
Qu’aux lieux bénis de nos enfances
Et que c’est courir à souffrances
Que de porter son rêve ailleurs.

J’ai su que pour fuir les détresses
Et se guérir des trahisons,
I1 n’est qu’aux natals horizons
De refuges et de tendresses.

J’ai sondé le néant des rois,
Compris la vanité des gloires.
Je sais qu’il n’est d’autres victoires
Que celles qu’on obtient sur soi.

Et me voici, ma mère ! Penche
Sur mes yeux ton beau front cendré.
Comme autrefois, je baiserai
Les rubans de ta coiffe blanche.

Et comme alors, sur tes genoux,
— Mon coeur est las ! Mon âme est lasse ! —
Tu m’endormiras à voix basse
De quelque vieil air de chez nous.

(Pascal Bonetti)

Illustration: Louis Toffoli

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Désir de retour en écoutant le cor (Kou K’Ouang)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2017




    
Désir de retour en écoutant le cor

Les feuilles jaunes couvrent la mousse verdoyante
dans mon jardin natal…
Ce rêve interrompu, j’entends sur la muraille
de la ville les plaintes du cor matinal.
Toute la nuit, je me déchire les entrailles, sans qu’on le sache!
Je me lève et marche sous la lune au déclin : une ombre chancelle.

(Kou K’Ouang)

 

 

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Qui porte mon visage ? (Alain Suied)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017



Qui porte mon visage ?
Est-ce moi ? Est-ce toi ?
Mémoire – tel est ton nom, visage !

Le visage est lourd, le visage est léger
des générations de silence
des gouffres traversés
des rires et des douleurs
le visage ne sait que refléter
la lumière d’un espace inconnu
oublié ou futur
le visage est tout ce qui n’est pas moi
le visage aux sept portes
ouvre sur l’inconnu du monde.

Qui invente mon visage ?
Est-ce toi ? Est-ce moi ?
Visage – tel est ton lieu, mémoire !

L’inatteignable : tel est le visage.
Et comme l’horizon, il brille
presque dénué de sens
nu, premier, natal.

(Alain Suied)

découvert ici chez laboucheaoreilles

 

 

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