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Posts Tagged ‘nature morte’

Comment croire au bois mort (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019



 

Comment croire au bois mort
Aux natures mortes

Ils font simplement le chemin
Leur paisible travail
De traverser

Je ne pense pas que l’habitude
Soit uniquement une répétition

C’est une façon rebelle de dire
Jamais assez
A ce qui passe et semble perdu

Je ne crois pas que nos visages
Finissent au-dessous
Du menton

Mes mains mon sexe mon dos
Et mes genoux savent
Rire et pleurer

(Werner Lambersy)

Illustration: Heater Jansh

 

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La nuit je tenterai la joie (Hala Mohammad)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Hala Mohammad 
    
La nuit je tenterai la joie
Je ne la trouve pas au tréfonds de moi-même
Il est encore tôt le matin
Peut-être
D’ici ce soir
Une folie balayera-t-elle le chagrin.
Je m’y efforcerai.
Autour de toi le monde s’est effondré
Alors
Tu disposes quelques chaises
Autour d’une table
Et pour compléter le rituel de la joie
Tu poses sur la table une bouteille d’alcool
Et un bouquet de fleurs sauvages
Petites, toutes petites
Prêtes à s’effriter au moindre toucher
Tandis que moi, dans le coin du tableau,
Ne suis qu’une nature morte.

***

(Hala Mohammad)

Recueil: Ce peu de vie
Traduction: Antoine Jockey
Editions: Al Manar

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« Nature morte », quel drôle de nom ! (Christophe André)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



 

« Nature morte », quel drôle de nom !
L’appellation anglaise still life – vie immobile -,
et l’allemande, et la flamande, qui disent la même chose, sont bien plus proches de la réalité :
ces peintures montrent une vie silencieuse, calme, apaisée.
Qu’elles nous invitent et nous incitent à rejoindre.
Dans ce monde en mouvement, dans ce monde utilitaire,
la nature morte nous arrête : vie immobile, vie inutile.
Inutile ? Parce qu’elle n’a rien à montrer que de l’ordinaire ?
Mais justement : ce qu’elle nous montre, c’est l’ordinaire qu’on ne regarde jamais.

Et si l’on regarde, on voit : de la simplicité en majesté.
Une présence intense derrière l’immobilité.
Si l’on regarde, on voit que même ce qui ne clignote pas, ne bouge pas, ne scintille pas, ne fait pas de bruit,
peut avoir de l’intérêt et de l’importance.
Si l’on regarde, on voit qu’il y a de la beauté, de l’intelligence et même de la grâce
dans le simple, l’accessible, le disponible.

Je me souviens d’une discussion, un jour, avec un moine Zen qui me recommandait de toujours respecter l’inanimé.
Mais qu’est-ce que l’inanimé ? C’est, me disait-il «ce qui ne crie pas quand on le frappe».
Les choses, les objets, tous ces bouts de matière, qui ne crient pas, jamais.
Mais qui parlent parfois…

(Christophe André)

Son site ici

Illustration: Jean-Baptiste Chardin

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NATURE MORTE (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2017



 

NATURE MORTE

Chute de neige. Et tout au fond du
gisement de blancheur,
une mémoire
qui unit tes pas
aux condamnés.

Inlassablement,
je t’aurais accompagnée.

(Paul Auster)

 

 

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Nature morte (Tristan Corbière)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2017



 

Charles Guilloux_12239830783624 [1280x768]

Nature morte

Des coucous l’Angelus funèbre
A fait sursauter, à ténèbre,
Le coucou, pendule du vieux,

Et le chat-huant, sentinelle,
Dans sa carcasse à la chandelle
Qui flamboie à travers ses yeux.

– Ecoute se taire la chouette…
– Un cri de bois : C’est la brouette
De la Mort, le long du chemin …

Et, d’un vol joyeux, la corneille
Fait le tour du toit où l’on veille
Le défunt qui s’en va demain.

(Tristan Corbière)

Illustration: Charles Guilloux

 

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L’aube où des nuages trempent (Frédéric Musso)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2016



L’aube où des nuages trempent comme une main de fiancée dans le bleu d’un lac,
la rêverie du marbre sous des cieux purs, le branle-bas des natures mortes.
Ne te joue pas des lignes.
Travaille-les dans le sens du fil.

(Frédéric Musso)

Découvert ici: https://lettresdirlandeetdailleurs.wordpress.com/

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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