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LES P’TITS OISEAUX CHANTAIENT TROP FORT… (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018



Illustration: Marc Chagall

    

LES P’TITS OISEAUX CHANTAIENT TROP FORT…

Voilà : ce matin je voulais
Honorer d’un brin de romance
L’éveil des nids pleins d’oiselets
Et le doux printemps qui commence
J’ai débouché mon encrier,
Pris une plume et du papier

Refrain
J’ai voulu faire une chanson
Mais tireli tirelirette
Dans mon champ rempli de moisson
Mais tireli tirelirette
Les p’tits oiseaux chantaient trop fort (bis)

Au bout des vers de ma chanson
Tombèrent d’un vol unanime
Fauvette, bouvreuil et pinson
Dont le bec pilla chaque rime
Et leur refrain assourdissant
Étouffa le mien en passant.

Ainsi ce soir auprès de vous
Froissant nerveusement des roses
Je cherche les mots les plus doux
Pour vous dire certaines choses
J’en trouve trop… qui sont très bien
J’ouvre la bouche et ne dis rien.

Refrain final
Je voudrais vous causer d’amour
Mais tireli tirelirette
Dans mon coeur qu’enfête le jour
Mais tireli tirelirette
Les p’tits oiseaux chantent si fort (bis).

(Gaston Couté)

 

 

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UNE NUIT D’HIVER (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2016



UNE NUIT D’HIVER

La tempête pose la bouche sur la maison
et souffle pour donner le ton.
Je dors nerveusement, me retourne, lis
les yeux fermés le texte de la tempête.

Mais les yeux de l’enfant ont grandi dans le noir
et la tempête, elle, gronde pour l’enfant.
Ils aiment tous les deux les lampes qui balancent.
Et restent tous les deux à mi-chemin des mots.

La tempête a des mains enfantines et des ailes.
La caravane s’emballe vers les terres lapones.
Et la maison sait quelle constellation de clous
fait tenir ses cloisons.

La nuit est calme sur notre sol
(où les pas effacés
reposent comme les feuilles englouties par l’étang)
mais la nuit est sauvage dehors !

Ils ont ce teint théâtral qu’on trouve dans les flammes.
Que leurs feuilles sont précises ! Elles me suivent chez moi.

Je suis couché et vais m’assoupir, je vois des images et des signes
inconnus qui s’inscrivent d’eux-mêmes derrière mes paupières
sur le mur de la nuit. Une grande enveloppe essaie vainement
de se glisser par l’interstice situé entre le rêve et l’état éveillé.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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