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Poésie

Posts Tagged ‘(Nico Naldini)’

Post-scriptum (Nico Naldini)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2021



Post-scriptum

Souvent encore en rêve
je remonte jusqu’à l’inconfort
de notre grenier,
jusqu’à l’accumulation de notre passé
tombé dans une telle poussière
sous le vertige des poutres
frémissant à chaque orage.
Les détritus de notre vie
volent 1à-haut
sans négliger encore
leur plainte.

***

Post-scriptum

Spesso ancora nei sogni
m’innalzo allo sconforto
del nostro solaio,
all’accumulo del nostro passato
caduto in tanta polvere
sotto la vertigine delle travi
frementi a ogni temporale.
Lassù volati
i detriti delle nostre vite
ancora non tralasciano
Il loro lamento.

(Nico Naldini)


Illustration

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Comme revenant de la guerre (Nico Naldini)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2021



Comme revenant de la guerre
on se rencontre, on se tend la main
mais on ne s’interroge pas sur les derniers combats
ou sur le profil des ennemis.
Notre regard se croise
là où i1 n’y aura de caresse pour personne
ni d’yeux luisants comme des astres, ni de baisers.
Quel étrange regard, quelle divergence.

***

Come chi torna dalla guerra
ci si incontra e ci si dà la mano
ma non si chiede delle ultime battaglie
o del profilo dei nemici.
Il nostro sguardo si incontra
dove non ci saranno carezze per nessuno
né occhi lucenti come astri, né baci.
Che sguardo strano, the divergenza.

(Nico Naldini)


Illustration: Catherine Thiam-Vernanchet

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Même s’il tarde (Nico Naldini)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2021



Même s’il tarde
et que tu es seul à l’endroit convenu
c’est ta place.
La vie peu à peu
t’abandonne, sur le trottoir
dans un espace de plus en plus réduit.
Puisqu’au monde ne reste
que son écharpe des jours de fête.

***

Anche se tarda
e sei solo al posto convenuto
quello è il tuo posto.
La vita a poco a poco
ti lascia, nel marciapiede
in uno spazio sempre più breve.
Se al rondo c’è soltanto
la sua sciarpa festiva.

(Nico Naldini)

Illustration

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J’envie les chiens (Nico Naldini)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2021



J’envie les chiens
qui n’auront pas de sépulture.
En auront une
les êtres qui ne savent pas
que mourir est un vent
qui s’éloigne
et que le vent est le temps
qui sema les roses
changeant la robe du ciel
et son parfum.

***

Invidio i cani
che non avranno sepoltura.
L’avranno
gli esseri che non sanno
che morire è un vento
che va lontano
e il vento è il tempo
che seminò le rose
mutando le vesti del cielo
e i suoi odori.

(Nico Naldini)

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