Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘nirvana’

J’ai tout repeint en bleu (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2018



J’ai atteint
à la béatitude
des anges
de bazar
j’ai tout repeint
en bleu
Les oursins
du coeur
les sandales
d’Empédocle
sur l’Etna
les machines
à sous du sexe
l’oeil
de verre
des USA
J’ai tout repeint
en bleu
nirvana
comme on fait
aux volets
de campagne
à cause
des mouches
qui n’aiment
pas cette couleur
Et j’ai tourné
sept fois
ma langue
dans l’oreille
de Dieu
pour le faire rire

(Werner Lambersy)


Illustration: Fabienne Contat

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À Annick (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



À Annick

Ses yeux sont bleus et verts tels les ciels quand il neige
Ses cils pareils à la splendeur des roses tendres
Et son regard profond mène aux fjords de Norvège
Aux nirvanas ouverts qui ne cessent d’attendre

Le flux des océans et le ressac des mers
Ceux qui nous reviendraient des plus anciens âges
Du temps où l’amour fol régnait sur cette terre
Tout comme les édens de tendresses sauvages

Je t’aime à l’infini des voies lactées futures
Ensemble nous suivrons le chemin de la vie
À l’instar de tous les amoureux qui se turent

Enlacés l’un à l’autre au bonheur qu’ils connurent
À contempler à deux l’aube des éclaircies
Et les mille soleils illuminant les nuits

(Jean-Claude Demay)

Illustration

 

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Dans les nuages blancs (Han Shan)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2016


 

Je demeure en montagne
personne ne me connaît
Dans les nuages blancs
éternel nirvâna…

*

(Han Shan)

Illustration

 

 

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Jette-toi dans les bras de l’air (Paul Chamberland)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2016



Jette-toi dans les bras de l’air.

Non ?
Trop lyrique ?

À ras de terre
mâchouille les gravats de chantiers,
obsède-toi de la laideur des êtres,
ne lésine pas, gobe jusqu’au fiel.

Ton regard a bien fait le deuil de cette sucrerie,
un pan de ciel ?

Le nirvana n’est pas d’abord un aller simple pour l’extase
mais un tourniquet de gifles.

Es-tu prêt à flairer la poche de hontes rassurantes
que tout un chacun traîne avec soi, furtif, dans la cohue ?

La bande du trottoir est un Jugement dernier en marche.

(Paul Chamberland)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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SOLITUDE (Lionello Fiumi)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2015



 

Nicholas Roerich   kiss-the-earth-1912-2

SOLITUDE

LORSQUE la peine au coeur mord trop cruellement,
S’en aller et mendier un peu de solitude
A l’ombre qui prend en pitié,
Même s’il est faible, est un soulagement.
Mais l’être le plus doux sera prompt à la haine
Pour peu qu’une présence intruse
Vienne fêler sa quête solitaire :
Celui qui est la bête en sang qui se tapit
Ne supporte pas son semblable.

Mais alors, ô mirage unique de salut,
Nirvana entrevu!
Autour des lents siècles des troncs,
Comme sur un fond de bonheur
Ignorant les bornes des dates,
Les heures oscillaient, légères, dans les lianes,
En dansant leurs jeux élastiques
De jouvencelles excitées par les épices.
Des calices étranges proposaient des philtres,
Promesses de béatitudes.

Et déjà l’humain se dissolvait, et l’angoisse
Cédait à cette nature clémente
Où nulle empreinte
Ne venait déflorer l’humus intact et vierge.
Le silence m’était la flûte qui subjugue
Les serpents de la peine, ils ne mordaient plus.

Là, enfin, vaste et absolue
Comme la nuit qui cache et qui console,
Enfin pure ainsi que le vide
Qui attire et donne l’oubli,
Je découvrais la face de la solitude.

(Lionello Fiumi)

Illustration: Nicholas Roerich

 

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