Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘niveler’

Je suis l’habitant d’une tour (Jules Tordjman)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018



Stéphanie Dozier 490 [800x600]

Je suis l’habitant d’une tour
Devenue au centre des rêves
La tour sensible de l’esprit :
Est-il un niveleur qui sache
Me la niveler en prairie ?

Gardienne de ma solitude
C’est elle que je sens virer
Car liée à nulle Babel
Ma tour est ivre d’ignorer
Les épousailles de la pierre.

Fine ou massive elle se sculpte
À même l’espace et je vois
Blanchir à l’aube ses créneaux :
Tour ouverte, pourquoi faut-il
Qu’en elle je reste muré ?

Je surveille depuis ma tour
L’ange humain d’avant ma parole,
Et peut-être serai-je lui
Si je déchiffre un jour les signes
Des musiques irrévélées.

Du haut de ma tour je respire
L’hysope et la rose de neige.
Mais vif oiseleur ne pourrai-je —
Pour le saisir et l’étrangler
— Dépister l’oiseau du vertige ?

(Jules Tordjman)

Illustration: Stéphanie Dozier

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Une écluse fraîche (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2018



Illustration: Andrew Gonzalez
    
Une écluse fraîche nivèle
orgie et béatitude

(Jean Cocteau)

 

Recueil: Le Cap de Bonne-Espérance suivi de Discours du Grand Sommeil
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Dans le vrai tourment (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



dans le vrai tourment
c’est facile il suffit
de niveler les pensées et d’attendre
un oiseau tropical ou une voix de sirène
un surgissement inénarrable
au centre du silence qui nuirait
au tourment

(Nicole Brossard)

Illustration: Edwina Caci

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Quand la nuit (Renée Rivet)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2017



annick-couedel-fantasmagorie-09

Quand la nuit enfonce ses oiseaux noirs
Dans les yeux du pauvre
Ravageant des soleils maigres

Quand l’énigme du monde
Ouvre son oeil morne
De têtard démesuré

Quand l’oubli nous décolle
Des absents qui diminuent

Quand la terre se liquéfie
Nivelant les horizons

Quand des chiens sortent du ventre
Avec des yeux d’agonie

Quand le domaine intérieur
Devient la folie commune

Que celui qui dort en paix
Se garde de revenir!

(Renée Rivet)

 Illustration: Chaim Soutine

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :