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Poésie

Posts Tagged ‘noueux’

De son bâton noueux et dur (Jean-Marc Soriano)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2019




    
De son bâton noueux et dur
Un éleveur mène sa vache vers l’abattoir,
Il la regarde sans tendresse, sans un mot, sans la voir
Comme une chose sans coeur
Alors qu’elle a pour lui le regard du chien.

(Jean-Marc Soriano)

 

Recueil: Une nuit de 7 jours
Traduction:
Editions: Petitfleur

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Encore une fois mon coeur (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2019



Encore une fois mon coeur,
encore une fois le piège de tendre verdure et de chants.
Il n’y a plus, dans le monde, qu’un dépliement mouillé de pluie
où les feuilles sont menues et minutieuses.

Des radeaux d’herbes et de fleurs hésitent et explosent.
Chaque nuit, de ses doigts cachés,
prépare au matin les claires arabesques qui tremblent d’innocence.

Seuls les chênes, non pas noueux ici, mais rigides,
s’obstinent dans leur dépouillement,
refusent encore la parure fée.

(Marie-Jeanne Durry)

Illustration: Piel-Colombo

 

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Tu vois tes pensées (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019



 Illustration
    
Tu vois tes pensées comme
la béance des tournesols
au-dessus des herbes.
Fraîcheur presque visible, le vent

est plein d’ombre. Tu es tout entier
dans cette vague sans profondeur.
Un ciel d’ennui se pose
sur la cime des chênes,

les siècles noueux y font
un bruissement monotone
Comme d’une mer éternelle.

Les heures s’usent
et tombent
d’un monde à l’autre.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Syllabes de sable Poèmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Décembre (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



Illustration: Jeffrey T. Larson
    
décembre

la pluie qui tombe sur décembre
assombrit forêts et visages
Une rude terre s’éveille
les doigts noueux
Sous un tablier de brume
Les ménagères ont le coeur triste
seules, dans leurs grandes cuisines
Pourtant sous les nuages bas
qui transhument vers les hauteurs noires
scintillent éclats d’un feu obscur
dans la troublante robe des forêts
Si notre âme errante se laissait
séduire par ces joues pourpres
où nous conduirait-elle
dans la forêt silencieuse
j’ai perdu mon savoir et mon nom
Un oiseau plaintif se pose sur une branche
je n’ai plus de passé
Entre les grands arbres et les buissons
je sens monter en moi
une grande tendresse
Les ruisseaux que je rencontre
m’accompagnent, grands lévriers
au souffle clair qui trottent parmi les herbes
Là-bas, la nuit rapide arrive sur les montagnes

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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L’Arbre (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2016



L’Arbre

De ce tronc noueux
De cette charpente pierreuse
De ces branches racornies
Renaissent éternellement
Aiguisés par la sève
Bourgeons feuillages et fruits

Remous
Qui contiennent toute mesure
Et secrètent l’équilibre
De la mort
De la vie.

(Andrée Chedid)

Illustration

 

 

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Ce corps noueux (Gaston Miron)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2015



Ce corps noueux
ce regard brisé
ce visage érodé
ce feu aux cheveux

ces mots dehors

c’est toi, toi et toi
et la blessure
inlassable des rêves
dans tes pas futurs

(Gaston Miron)


Illustration

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